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Ngaoundéré : Les Bayam salam s’opposent à leur déguerpissement du petit marché

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L’interpellation  de leur porte parole jeudi dernier par les agents de la communauté urbaine a suscité leur colère. Elles ont pris d’assaut les services de la préfecture
Il est environ 12h,  ce jeudi 20 août 2015. L’esplanade de la préfecture de Ngaoundéré a pris d’assaut par une bande de vendeuses de vivres  en colère. Des voix s’élèvent et c’est chacune d’elles qui y va de son énergie pour manifester son mécontentement à l’endroit des agents de la communauté urbaine, dont elles qualifient leur comportement « d’abus d’autorité et d’intimidation ». « Nous sommes là pour dire au préfet que nous sommes fatiguées des abus du délégué du gouvernement, des mensonges dont lui et ses agents nous ont entretenus depuis des années et de ces menaces et intimidations dont nous victimes au petit marché. Nous en avons déjà marre et comme si cela ne suffisait pas, ils ont arrêté notre porte parole aujourd’hui (jeudi 20 août 2015, ndlr) parce qu’il filmait leurs abus sur le terrain» s’offusque une voix dans ce bain de foule. « Nous demandons la libération de notre porte parole Aminou» crie une autre. C’est visiblement des femmes déterminées, remonté en bloc et  prêtes à en découdre avec les agents de la communauté  urbaine de Ngaoundéré, qui ont décidé de faire le sit in la semaine dernière à la préfecture, pour se faire entendre.
Trente minutes après notre arrivée sur les lieux, des représentants désignés pour rencontrer le préfet Justin Mvondo, sortent du bureau, le visage détendu. « Le préfet nous a dit que nous nous calmons, qu’il  va trouver une solution à cette situation. Il a demandé qu’on libère notre porte parole Aminou, ceci après qu’on l’entende sous procès verbal au commissariat » annonce la présidente. Du coup, les tensions se sont apaisées et les manifestantes décident alors de se disperser.

Les manifestants devant la préfecture de Ngaoundéré

Rencontré par nos soins, nous apprenons de la bouche du préfet Justin Mvondon, que l’interpellation du porte parole des « Bayam  salam » par les agents de la communauté, pour motif : trouble à l’ordre public et tentative d’oppositions aux actions de la communauté, est la goutte d’eau qui a débordé le vase. Les vendeuses se disent être victime d’escroquerie et d’arnaque. «  Afin de construire des boutiques dans le petit marché, la communauté urbaine nous a chassé de nos espaces de vente. On nous a dit qu’il faut créé des routes à l’intérieur du marché pour faciliter l’accès de véhicules de sapeurs pompiers en cas d’incendie. Ce qui était une bonne chose et nous ne nous sommes pas opposés. On nous a donné cet espace (le marché des vivres frais à l’intérieur du petit h de Ngaoundéré, ndlr) et le délégué nous a dit que nous devons construire en matériaux définitifs.

C’est ce qu’on a fait, mais nous avons été surpris qu’un de ces jours nous recevons des menaces de déguerpir et cette fois ci, on ne nous a pas donné d’espaces pour nous recaser. C’est ce qui nous met en colère » nous informe la présidente des Bayam  Salam. Qui ajoute : « nous sommes prêts à quitter cet endroit, mais à condition qu’on nous donne un espace adéquat parce qu’on nous a dit d’aller vers le carrefour Jean Congo, où c’est déjà trop saturé et c’est ce que nous ne voulons. Ce qui nous fâché c’est que le délégué du gouvernement est en train de nous chasser et nous apprenons ce sont des personnes nanties qu’on va installer là bas». Pour apaiser les tensions, le préfet a renvoyé les manifestantes en leur suggérant de mettre sous écrit leurs problèmes pour les soumettre dans ses services. Après quoi, il va saisir le délégué du gouvernement pour s’enquérir de l’état de la situation et trouver une solution.

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La rédaction de www.chateaunews.com

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