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Ils ont été recensés au cours de l’année scolaire 2014/2015. Parmi eux, 1475 de la classe de CM2, n’ont pas pu présenter l’examen du CEP et le concours d’entrée en 6e faute de ce document.

La situation  d’élèves sans actes de naissance est une triste réalité dans le département du Logone et Chari, région de l’Extrême-Nord. Selon les récentes  statistiques de la délégation départementale de l’éducation de base pour l’année scolaire 2014/2015, plus de 43 mille élèves ne détiennent pas ce document. Dans les dix arrondissements que comptent ce département, l’arrondissement de Goulfey  caracole en tête avec 9451 élèves sans certificat de naissance, le Logone Birni vient en second avec  6135 élèves, celui de Blangoua arrive au 3e rang avec ses 6069 élèves, Zina avec 5501élèbves, Darak avec 4083 élèves.

Dans les autres arrondissements, l’on dénombre les statistiques suivantes : 2388 élèves à Fotokol, 1280 à Hilé-Alifa, 3658 à Kousséri, 2690 à Makary et 2091 dans l’arrondissement de Waza. Une réalité qui est la cause première de l’abandon des bancs et de la baisse du niveau scolaire des jeunes de la région, qui interrompt prématurément cursus scolaire en classe de cours moyen 2e année. « Plusieurs enfants ont eu abandonné l’école pour faute d’actes de naissance pour se retrouver au quartier et dans les villages sans rien faire. C’est un fait qui a un impact négatif sur le niveau d’éducation des jeunes dans cette circonscription. Par ce temps où Boko Haram enrôle les jeunes, ces catégories d’enfants sont vulnérables et susceptibles d’être pris dans le piège de la secte » observe un responsable de l’éducation de base.
Pour la session des examens officiels 2015, sur 5 534 candidats potentiels au CEP et concours d’entrée en 6e, 1475 n’ont pas pu s’inscrire pour faute d’acte de naissance. Il est à noter que des efforts fournis jusqu’à la fin de l’année dans cette optique  par certains Ong,  pour établir des actes aux élèves restent insignifiants. Dans l’arrondissement de Blangoua, seulement 08 actes ont été établis pour un effectif de 6069 élèves. A Kousséri, 18 élèves sur 3658 enfants sans actes de naissance ont eu le précieux sésame. Au regard de ce gap, il est urgent qu’une politique soit engagée par les pouvoirs publics  pour donner la chance aux élèves de cette circonscription en proie aux incidences de la secte Boko Haram, de poursuivre leur étude au-delà du CM2.

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