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Depuis dimanche dernier les automobilistes en partance pour le Nord et pour le Sud du Cameroun sont immobilisés du fait du piteux état dans lequel se trouve cet axe très fréquenté.

C’est un calvaire qui perdure depuis plus de 5 ans pour les usagers du corridor Ngaoundéré-Maroua et Ngaoundéré-Touboro-Moundou. La situation s’est empirée depuis le dimanche 16 août 2015. Entre la guérite du campus de l’Université de Ngaoundéré et la station de pesage de Manwi, la route est impraticable. En effet, le bitume qui date des années 70 n’a pas subi de cure malgré sa dégradation avancée. Des nids d’éléphants se sont créés sur ce  tronçon qui est devenu un casse-tête pour ceux qui se rendent dans la ville universitaire  ou à Ngaoundéré. L’abondance des pluies en cette période aggrave davantage la situation. Sur environ 10 km de parcours entre le centre urbain de Ngaoundéré et l’agglomération  des cop’s, les conducteurs de taxis mettent pratiquement près de 5 heures pour 10 Km de route. Avec souvent plus de 30 min sur la distance de 2 km qui sépare l’entrée du campus universitaire à la station de pesage de Manwi.

A cet endroit,  le chauffeur est obligé de composer avec les mares d’eau et les gros trous béants qui ont déjà eu raison des restes du goudron. Alors, depuis dimanche, les taxis qui font la ligne « Ngaoundéré-Dang » rechignent à desservir la petite ville des étudiants. Malgré la  réhabilitation des tronçons falaise de Mbé par une entreprise chinoise et le lot Dang-falaise environ 22 km par l’entreprise DTP-Terrassement, celui allant de l’entrée du campus universitaire au centre-ville est en attente. Selon le délégué régional des Travaux Publics pour l’Adamaoua, Jean Marie  Mpoam,  ce tronçon n’avait pas été intégré dans le contrat initial avec la société Dragage.

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Dans la journée du samedi 15 août 2015, des engins ont été aperçus sur ce tronçon de 2 km, colmatant les nids d’ « éléphants » sur la chaussée avec de la latérite. Peine perdue ! La situation s’est accrue dimanche après la forte pluie qui s’est abattue sur la capitale régionale de l’Adamaoua. L’ingénieuse idée de faire recours à  la latérite pour boucher le bitume a créé une condition déplorable pour les usagers. Juste après la pluie, la circulation a été bloquée au niveau  de la station-service Oil Libya. Suite au glissement de la route, c’est un camion qui se renverse. C’est ainsi qu’une centaine de camions seront stoppés net dans leurs parcours. Certains commerçants  qui se rendaient  dimanche  dernier au marché périodique de Dang  ont été contraints de rebrousser chemin ; bien que plusieurs d’entre-eux aient opté pour la marche. Pour certains, c’est la désolation. « Nous sommes là depuis le matin. La route est coupée et nous sommes obligés de dormir  ici » raconte avec peine un gros porteur en partance pour Maroua.

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Au regard de l’ampleur du problème devenu récurrent sur le tronçon, il apparait urgent pour les autorités de relier la cité universitaire au centre-urbain par une route praticable. Selon certains riverains, le calvaire a déjà trop duré. A la délégation régionale des travaux publics de l’Adamaoua, l’on laisse entendre que « les études de cette traversée urbaine sont déjà bouclées, les études techniques et financières déjà faites et envoyées au Ministère de l’Economie de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (Minepat) chargé de trouver les financements » déclare, Jean Hamassambo. Les autorités se rejettent les responsabilités sur les dégradations de cet axe. Il se murmure que les fonds alloués pour bitumer cette route depuis l’an 2000 seraient détournés par les élites et autorités locales. Pour l’heure, la population continue de vivre stoïquement son calvaire au quotidien.

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Seuls les  privilégiés de la ville peuvent se féliciter de rouler sur du bitume, à l’instar des hautes personnalités du quartier résidentiel et Haut-Plateau. Il convient de rappeler que plusieurs axes routiers de la métropole régioanale sont dans un état de dégradation avancée. Notamment, les tronçons qui relient le quartier Beka Hosséré à Socaret ; idem pour l’axe reliant la cathédrale et Dang en passant par l’aéroport. Malgré les annonces d’un retour à la normale, les habitants de Ngaoundéré restent sceptiques.

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