Société Santé Sécurité alimentaire: La CEEAC victime de malnutrition

Sécurité alimentaire: La CEEAC victime de malnutrition

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Une réflexion sur cette question s‘est faite du 30 septembre au 02 octobre 2015.
Le 15 septembre 2015 à Libreville (Gabon), le Coordonnateur du bureau sous-régional du Fonds mondial pour l’alimentation et l’agriculture (BSR-FAO) pour l’Afrique Centrale a été reçu par le Secrétaire général de la Communauté économique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC). L’entretien entre les deux chefs d’institutions portait sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Dan Rugabira de la BSR-FAO et l’ambassadeur Ahmad Allam-Mi, se sont penchés sur l’organisation du 30 septembre au 02 octobre 2015, d’une réunion sous-régionale « de suivi sur les questions de lutte contre la malnutrition et la sécurité alimentaire en Afrique centrale ». Après concertation, il en ressort que la situation alimentation en Afrique centrale « reste très aléatoire avec des niveaux progressifs d’aggravation de plus en plus élevés dans de nombreuses zones de la sous-région (Nord Cameroun, Tchad, Centrafrique, Burundi, RDC etc.) et dans des franges importantes des centres urbains où les déficits alimentaires sont souvent chroniques ». Le Secrétaire général de la CEEAC pointe un doigt accusateur sur les crises à répétition dans des nombreux pays de la région. Et d’ajouter que les pénuries des denrées agricoles sont à la base de l’insécurité alimentaire et la malnutrition. A l’en croire, 57% de la population communautaire enregistre des insuffisances alimentaires et des carences nutritionnelles liées à une alimentation insuffisante et peu équilibrée, essentiellement à base de racines et tubercules (manioc, igname, taro). Comme un malheur ne vient jamais seul, la région enregistre non seulement des troubles sociaux et politiques, des conflits armés, manque de paix nécessaire au développement des Etats, mais aussi un manque criard « d’infrastructures adéquates qui ne permet pas aussi de fluidifier l’écoulement de la production vers les zones urbaines, le problème de distribution et des habitudes alimentaires », constate le patron de la CEEAC.

Crédt photo: whatshappeningtz.com

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Pour un début de solution, on apprend que l’institution communautaire a entrepris plusieurs initiatives pour renverser la tendance. On peut citer entre autres l’élaboration en 2003 suite à un accord de coopération CEEAC-FAO, signé en 2002, du Programme régional de sécurité alimentaire (PRSA); la fusion et l’actualisation des PRSA des régions CEEAC et CEMAC en un Programme régional de sécurité alimentaire de l’Afrique Centrale à l’issue de la réunion des Ministres sur la crise alimentaire, tenue à Kinshasa en juillet 2008 ; l’élaboration des documents du PRSA-AC avec l’appui de la FAO validés en mars 2011 au Cameroun ; les résolutions de l’atelier, tenu à DARE-Salam en Tanzanie avec la participation de la CEEAC du 25 février au 1er mars 2013 ayant permis d’insérer les aspects nutritionnels dans les stratégies et politique de développement des pays africains ; la prise en compte du PRSA-AC dans le Programme régional d’investissements agricoles, de sécurité alimentaire et nutritionnelle (PNIA) du Programme détaillé de développement de l’agriculture en Afrique conformément aux engagements des chefs d’Etat et de Gouvernement pris à Maputo en 2003. Au niveau national, tous les programmes d’Investissements Agricoles élaborés et adoptés grâce à l’appui de la FAO sur le plan Technique et de la Banque Mondiale sur le plan Financier prennent en compte le volet Sécurité Alimentaire et Nutritionnel. Au-delà de ce qui précède, Dan Rugabira et Ahmad Allam-Mi invitent les gouvernants à mettre en place une politique visant à réduire sensiblement la malnutrition en Afrique Centrale.

journalintegration.com

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