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La position, au cœur du Cameroun, frontalière de 5 régions et voisin de 2 pays, fait de la région  une victime des flux de bandes armées qui envahissent les brousses.

 

La région de l’Adamaoua subit les vagues d’assauts des bandits de grands chemins. Les pâturages et champs en ont été infectés en 2015. Il ne peut se passer une semaine sans qu’il y ait des enlèvements dans la région. La nouvelle année démarre sous cette tendance meurtrière. La dernière attaque date du 05 janvier. Alors que les responsables débattaient de la situation, 2 éleveurs ont été enlevés dans la localité de Boumgel. Selon les autorités, aucune rançon n’a été réclamée pour l’heure. L’on se souvient que dans la nuit du 03 au 04 janvier, 08 personnes ont été enlevées par les bandits contre une rançon réclamée de 30 millions de francs. Il s’agit de Aladji Amadou (fils de Aladji Abbo) à Saltaka, deux enfants de Aladji Alim à Madjele et Ngna Biya et son fils ainsi que Nana Saidou et son berger dans la localité de Houro Mal Nana. Les éleveurs étaient allés comme à l’accoutumée vendre et négocier des bêtes. Les villages qui ont connu ce débarquement des malfaiteurs sont situés dans l’arrondissement de Ngaoundéré 3ème, département de la Vina. L’atmosphère est devenue triste dans les pâturages. Chaque famille d’éleveur craint pour les membres et les troupeaux. Malgré les éffort des forces de l’ordre, la situation des enlèvements est alarmante. Le Bir, le Brim et la gendarmerie qui sillonnent villes et campagnes ne parviennent pas à stopper ce phénomène. Les ravisseurs semblent déterminés à mettre à mal l’élevage dans les pâturages désormais désertés par les éleveurs dans plusieurs villages.

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 Les statistiques donnent froid au dos. Selon une source sécuritaire, sept personnes sont entre les griffes des ravisseurs, depuis le mois de novembre, qui réclament également 100 millions. A Meiganga, dans la localité de Dir, ce sont huit personnes qui sont en difficultés et à Martap un Djaoro (chef de village) a été contraint de payer 30 millions pour sa libération. Dans la localité de Mbe, le fils d’un éleveur est retenu en otage et ses ravisseurs réclament 18 millions. Tous ces actes traumatisent les agriculteurs, éleveurs et paysans qui désertent de plus en plus les villages. La ville se trouve débordée par ces vagues d’exodes forcés avec le lot de problèmes qui les accompagnent.

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