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Tout le monde s’accorde aujourd’hui que le paludisme est l’une des principales causes de mortalité infantile et maternelle en Afrique. Il constitue également un frein considérable au développement, en participant à la perpétuité du cycle de pauvreté dans le continent noir. Mais comment le combat-on efficacement ?

 Pour l’Afrique, le paludisme représente une perte de 12 milliards de dollars par an, soit 1,3% de son PIB. Il est la cause de 10 millions de jours d’absence à l’école pour les jeunes scolarisés, et de travail pour les actifs du monde de l’emploi ; une cause importante des dépenses de santé en entreprise et dans les ménages. En parlant de ménage, la Malaria – telle que nommée par les Anglo-Saxons  -engendre un grand nombre d’hospitalisation de femmes enceintes : fausse couche, anémie sévère, prématurité, faible poids de naissance etc.

Le tableau qu’on voudrait bien beau et agréable à consulter, est malheureusement noir, noir au point où on s’interroge sur les techniques de lutte contre cette maladie qui revêt la peau d’un méchant fléau.

Au fil des nombreuses années, les traitements de lutte contre le Paludisme n’ont cessé de se faire changer ; situation justifiée par la raison selon laquelle le germe injecté par l’anophèle femelle – le Plasmodium – est en perpétuel mutation. L’on a même pourtant assisté à des faits qui présentaient le retrait par les pouvoirs publics d’un médicament qui visiblement avait de bons résultats (le Plasmotrim) quant à soigner efficacement cette maladie. Les comités créés pour barrer la voie à cette dernière pouvaient ainsi se voir menacer de dissolution du fait qu’il y aurait de moins en moins des victimes du Paludisme. Aussi, face au nombre accru de ces victimes, les traitements curatifs à eux seuls ne semblaient plus être adéquats.

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Du préventif devait donc intervenir. Ainsi a-t-on évoqué l’option des Moustiquaires Imprégnées à Longue Durée d’Action (MILDA), option bien évidemment adoptée. Sur l’ensemble des territoires nationaux, des campagnes de distribution gratuite de ces MILDA sont de ce fait organisées pour prévenir la Malaria. Cependant,  la durée d’imprégnation étant d’environ 06 mois, nécessite que ces moustiquaires doivent être recyclées d’imprégnation. Les faits sont là et parlent d’eux-mêmes : 90% des décès survenus en Afrique cette dernière décennie sont dues au Paludisme. L’ironie du sort est que les méthodes de lutte ne varient généralement pas.

Pourquoi ne pas s’attaquer à la racine du problème en question ? Où se situe la racine ?

Le paludisme a la particularité de se répandre dans des zones à caractère tropical. L’anophèle femelle, le moustique qui est cause de cette maladie, se développe davantage dans des endroits marécageux à forte coloration insalubre. Donc en gros, c’est l’insalubrité qui est peut être considérée comme étant la racine de la problématique du Paludisme.

il devient par conséquent nécessaire de priser la sensibilisation des populations sur l’entretien salubre de leur environnement de vie, de la base au sommet : le cadre environnement de la famille, de la communauté, du quartier, de la ville, de la région, du pays, de la sous-région, et pourquoi pas du continent.

Sans toutefois négliger le facteur curatif de lutte contre la malaria, le volet prévention peut être davantage accentué par la nécessité d’être salubre dans son milieu d’habitat et tout autour. Y accorder la priorité reviendrait à faire recourt à toutes les mesures qui inciterait les populations à obéir à ce crédo.
Certes l’on peut observer quelques brins de sensibilisation sur le domaine, mais au regard des faits, cet aspect de lutte contre le Paludisme est tout aussi négliger. L’on s’interroge donc sur les motivations des pouvoirs publics et organismes internationaux à combattre avec acharnement la Malaria. Toute chose qui suscite cette question : Le Paludisme – Santé ou Intérêt ? A chacun d’y répondre.

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EPOKE Bienvenu Aristarque

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Les chiffres fournis dans cet article sont d’après le document régissant la 2ieme Campagne Nationale de Distribution Gratuite de Moustiquaires Impregnées à Longue Durée d’Action, publié par le Ministère de la Santé du Cameroun ; paru en 2015. www.pnlp.cm

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