Culture Peinture Jacob Foko: une image iconique peut bouleverser le monde

Jacob Foko: une image iconique peut bouleverser le monde

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Prince Baleng au Cameroun, devenu citoyen américain en 2003, photojournaliste humanitaire et réalisateur, il a fondé et dirige aux USA, où il vit et travaille, le Global Humanitarian Photojournalists. Tête couronnée de plusieurs prix pour ses images. Avec lui nous avons revisité son parcours, le sens des différentes distinctions, ses ambitions pour son pays natal, etc.

 

 Loin de votre pays natal, vous bâtissez votre réputation au moyen de vos œuvres photographiques qui forcent l’admiration et engrangent de plus en plus de lauriers. Que représente pour vous le dernier prix en date «2015 Villager Awards» qui vous a été remis le 1er mai 2015 par Arfarm Global Organisations et The Village Projects en Californie aux États-Unis où vous vivez et travaillez ?

Je voudrais tout d’abord remercier et exprimer mon dû respect à Mosaïques. Je vous remercie pour l’honneur que vous m’offrez de m’adresser à la jeunesse mondiale, africaine et plus particulièrement celle de mon pays natal le Cameroun. Le prix reçu le 1er mai 2015 est un prix je dirais symbolique dans la mesure où Arfam Global Organisations et The Village Projects sont deux entités qui, depuis quelques années aux USA, encouragent les Afro-Américains qui, par leur métier, contribuent de manière significative à l’avancement de leur communauté. Tout récemment, ils ont intégré dans leur cible la diaspora africaine ayant acquis la nationalité américaine. C’est donc ainsi que ma modeste personne, et en particulier mon organisation, la Global Humanitarian Photojournalists, Inc., ont été nominées. Ce prix est le fruit de longues années d’efforts remarquables, de vision et de passion pour le travail.

 

Est-ce avec la même perception que vous avez accueilli le Advanced Achievement Award en 2012 de la Full Sail University (Orlando, Florida) et le Great Award de la Career College Association en 2009 au Capiltol Hill à Washington D.C., pour ne citer que ces deux autres récompenses ?
{sidebar id=21} Je crois que oui. J’ai été toujours sélectionné parmi tant d’autres. Je ne sais pas ce qui marque mon entourage. A dire vrai, je ne m’en tiens pas trop aux prix. Lorsque j’ai un objectif à atteindre, je me mets au travail. Je sais d’office que le chemin ne sera pas aisé. J’affronterai plusieurs défis. L’histoire de ces deux prix en ce qui me concerne confirme l’adage selon lequel: “Il ne faut jamais dire : Fontaine, je ne boirais pas de ton eau !”. J’arrive aux USA en mai 2003. Une année plus tard, je m’inscris en filière journalisme visuel à Brooks Institute à Santa Barbara, Californie. Certaines personnes disent que cette filière est difficile et réservée plus particulièrement aux Blancs. Alors, mes 14 années d’expérience au pays comme photographe des plateaux à la CRTV et reporter photographe de certains magazines panafricains à l’instar de Jeune Afrique, Africa Express, Africa International, et Jeune Afrique Economie, m’ont permis de me hisser au sommet et de marquer la pure différence en création pendant ma période estudiantine. C’est au vu de ce déploiement de compétences et d’ardeur au travail que je suis en 2008 investi pour prononcer le discours de fin de sortie de ma promotion. A cette occasion d’ailleurs, l’université m’a décerné le prix du Outanding Achievement Award, prix que très peu d’étudiants avaient déjà reçu avant moi; lesquels, pendant leurs études, avaient développé des logiciels. Le prix décerné par l’association des universités privées des USA, à l’époque appelée Career College Association et aujourd’hui dénommé Association of Private Sector College and Universities, récompense, chaque année, quatre meilleurs étudiants à travers les USA. Alors j’ai eu cet honneur de figurer parmi les quatre en 2009, et plus particulièrement d’être le tout premier étudiant de Brooks Institute à recevoir le Great Award depuis 1945, date de création de cette université. Pour ce qui est de l’Advance Achievement Award décerné par Full Sail University en 2012, je crois que c’est dans le même contexte. Travail, travail, et travail. Je ne suis pas retourné à l’école pour avoir un diplôme. J’y suis allé pour accumuler le savoir et satisfaire la demande tout en apportant ma modeste contribution à l’évolution de l’humanité. Pendant mon passage a Brooks Institute et à Full Sail University, je n’ai pas accepté participer à un concours photos. Ceci pour plusieurs raisons. Un jury non adapté, non professionnel et peu qualifié pourrait faire changer la vision des choses et désorienter une détermination ou faire basculer un rêve. Il faut laisser le temps au temps. Donc c’est de la même perception que je reçois mes prix.
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La rédaction de www.chateaunews.com
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