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Adamaoua : La presse privée revendique l’égalité d’accès à l’information

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En marge des manifestations de la Journée internationale de la liberté de la presse encadrées par le Syndicat national des journalistes du Cameroun CNJC, les hommes de médias exerçant dans la région du château d’eau, ont menées des réflexions sur les difficultés qui entravent l’exercice de leur fonction.

Une semaine n’aura pas suffi aux hommes de la coopération pour méditer sur tous leurs problèmes. Encadré par le thème choisi, «Accès à l’information et aux libertés fondamentales, C’est votre droit !», les confrères d’ici ont joint leur voix à ceux et celles du monde entier pour scruter l’avenir du métier. Réputé «métier des peines», le journalisme peine à marquer son territoire en tant que profession identifiée et reconnue. Au niveau des entraves à l’exercice du métier de la presse le Cameroun ne fait pas l’exception. Raison pour laquelle les confrères de la région joignent leurs voix chaque année pour faire avancer le métier de journalisme. Pour cette édition, une conférence boudée par Kildadi Taguiéké Boukar gouverneur de l’Adamaoua ainsi que Alfaki Abdourahman délégué de la communication Adamaoua par ailleurs memnre du CNC et une marche pacifique symbolique ont marqués d’un sceau spécial les manifestations.

 

Intimidation
L’exercice du métier de journaliste dans l’Adamaoua est loin d’être un long fleuve tranquille. Des homes de la presse locale ont été censurés par le Conseil national de la communication (CNC) pour avoir révélé des faits partants. Dans cette catégorie figure Dewa aboubakar correspondant du journal Anecdote. Il faut dire qu’entre les difficultés pratiques à faire correctement son travail au quotidien et ses propres lacunes (manque de sérieux, clientélisme, légèreté…), le monde de la presse dans cette région a encore du chemin à faire. « Le journaliste est celui qui a, de par sa profession, le privilège de s’exprimer plus que les autres, de contrôler plus que les autres, d’être plus indiscret que les autres… Le journaliste de l’Adamaoua, surtout celui de la presse privée, est systématiquement tenu à l’écart des sources, et de certaines activités. » révèle Adolarc Lamissa président section régionale SNJC Adamaoua. À lui de relancer le débat sur l’exclusivité d’accès à certaines informations soit réservée à une certaine catégorie de média ? Comment admettre l’existence d’un tel «privilège» dans une réalité faite de «sujets», de «fonctionnaires aux ordres»…?

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Marginalisation
{sidebar id=21} La profession d’après les derniers statistique figure parmi les plus dangereux du moment. Un certain nombre de journalistes ont perdu la vie alors que d’autres vivent sous des menaces ou des intimidations. Selon les révélations de Muhammed Garba president de la federation des journalistes africains, 276 journalistes dont les plates-formes primaires sont sur Internet ont été tués entre 2011 et 2013.
La stigmatisation des réseaux sociaux, la censure, l’intimidation, la peur, la compromission, la reptation, l’autocensure, la corruption, l’instabilité, la précarité, l’amateurisme, le nihilisme, l’hermétisme de l’ambition et du discours sont autant d’entravent qui minent le secteur. Le SNJC en sa qualité de force de proposition, de lobbying et de négociation collective en vue de l’amélioration des conditions de vie et de travail des journalistes saisi l’occasion du 3 Mai pour interpellé l’opinion. A cet effet, Un mémorandum sur l’état de la presse dans l’Adamaoua a été remis à Cyrille Yvan Abondo, le secrétaire général des services du gouverneur, pour transmettre à qui de droit.

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Photo famille de la presse Adamaoua avec Paul Joëlle Kamtchang bureau national SNJC 

Protection
Selon Paul Joëlle Kamtchang, le chargé de mission du Snjc dans l’Adamaoua « le Snjc exige la protection des journalistes dans l’exercice de leur métier. Cela suppose un libre accès à tout lieu et toute occasion où le journaliste est susceptible de collecter l’information. Les pressions psychologique, l’embargo sur la couverture physique des zones de conflit, notamment à l’Extrême-Nord et à l’Est où sévissent des bandes armées hostile au peuple et aux institutions du Cameroun, est une violation grave du droit des citoyens camerounais à une information crédible et impartiale. L’information militaire, imposée aux citoyens par la presse embarquée et par des journalistes ravitaillés défient toute les règles d’éthique et de déontologie professionnelle ».

 

Adoption

La journée du 3 Mai a été instituée par l’assemblée générale des nations unies en 1993, suivant les recommandations adoptées lors de la 26e journée de la conférence de l’Unesco en 1991. Cette date permet d’informer les citoyens sur les atteintes à la liberté de la presse, les publications censurées, condamnées, suspendues ou tout simplement qui n’ont pas le droit de paraître. C’est également l’occasion de célébrer les principes fondamentaux de la liberté de la presse, d’évaluer la liberté de la presse à travers le monde, de défendre l’indépendance des médias et de rendre hommage aux journalistes qui ont perdu leur vie dans l’exercice de leur profession.

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La rédaction de www.chateaunews.com

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