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Les populations de la plus belle de la région ont un gout très prononcé pour les beignets ou « macala » en langue fulfulde. Les tenancières des beignetariats ont le vent en poupe et ne lésinent pas à faire le geste de la main qui sauve au grand bonheur des clients.

Il est 6h du matin, au quartier Kakataré de Maroua sur l’avenue portant le même nom, une vendeuse de beignets est assaillie par les populations. Les hommes, femmes et enfants présents sur place en quête du précieux beignet sont parfois là depuis des heures pour être sûrs d’être servis. Comme elle, plusieurs autres femmes font le commerce des beignets au quotidien qui est très prisé dans cette partie du pays. « Je me lève à 4h 30 minutes pour commencer à faire frire les beignets. Vue le volume du travail, je me fait aider dans cette activité par mes enfants et mes cadets pour que le matin les clients puissent être servis. Cette activité nourrit ma famille et permet d’envoyer les enfants à l’école. » raconte Dada Anna, vendeuse de beignet à Kakataré. La commerçante pratique cette activité depuis maintenant 10 ans et ne se plaint pas.

{sidebar id=21} La vente des beignets est aussi partiqué par Maïramou Yaya qui exerce au quartier Bongoré de la métropole régionale de l’Extrême-Nord. « Je fais les beignets de haricot et de blé depuis 12 ans. Je suis heureuse de pratiquer ce métier même si parfois c’est dur. Je m’en sors et avec le temps je me suis faite des clients fidèles qui consomment au quotidien. » déclare la femme dans la quarantaine bien sonnée. Les beignets que consomment les populations sont de types variés, beignets de haricot-koki), de maïs, de blé, de riz, de mil, etc. Ils sont très prisés et les vendeuses fortement sollicitées par la majorité des populations pour le petit déjeuner. Le beignet s’accompagne de thé, de café, de bouillie, de haricot sauté, de bouillon et parfois de purée d’avocat ou salade de fruits. Les prix varient de 5F à 25 Fcfa. « Depuis que je suis né, c’est le beignet et du thé que je consomme tous les matins. Le pain ne me satisfait pas puisque ça me donne l’impression d’avoir toujours faim. Avec mes beignets de 100F et le thé de 25F je suis à l’aise jusqu’au repas de midi » confie Abdoul Kadiri. Cette satisfaction est partagée par les parents qui trouvent une solution simple et à cout abordable pour leurs progénitures. « Lorsque j’achète les beignets de 500F et le complément je contente mes enfants. J’ai une grande famille à ma charge et de dizaines de bouches à nourrir. Il faut que chacun goûte quelque chose le matin pour pouvoir tenir en journée. Les beignets me satisfont compte tenu de mes moyens limités. » nous révèle Sarki Zagui, notable au lamidat de Maroua.
Les avis sont partagés sur la consommation des beignets. Pour certains, c’est un grand amour qui ne saurait faner, pour d’autre c’est la nostalgie et chez d’autres encore, la pauvreté ou le manque de choix les y obligent car il faut bien combler le ventre. Les beignes de farine encore appelés « Makala », les beignets haricot dénommés « Kosaï » et celui à base de farine de riz connu sous le nom de « Massé » sont les plus prisés dans la plus belle des régions du Cameroun.

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