transporteurtchad
NEWSLETTER

Français     English

Share this

A l’origine l’exigence de payement de bon de chargement à destination de Tchad par le groupement des trois syndicats.

Crédit photo : centrafrique-presse.info. Camiio

{sidebar id=21} La tension est vive entre les transporteurs Tchadiens à Ngaoundéré et un groupement de syndicats de transporteurs chapeauté par Abdel Madjid Haggar. Depuis le 9 aout dernier, ceux-ci ne veulent plus exercer leur métier sous prétexte qu’ils sont soumis à des obligations non conforme par la loi. Notamment le payement d’une somme de 6000 FCFA représentant les frais de redevance exigée par le groupement de syndicats de transports tchadien installé illégalement à Ngaoundéré. Cette mesure entrée en vigueur selon le président du groupement de syndicats tchadien depuis le lundi 8 aout 2016 est applicable sur tous les camions à destination de Tchad.
Face à cette situation les transporteurs et camionneurs tchadien ainsi que camerounais sont entrée en grève. Le mouvement de grève est à durée indéterminée. A l’observation, le ver est véritablement dans le fruit « Nous payons déjà la redevance auprès du BNF et au BGFT. Il est hors de question que nous versons encore 6000 FCFA supplémentaire. L’adhésion à un syndicat est libre. Nous refusons de payer cette somme parce qu’on ne sait pas où elle va. Il faut qu’ils nous attendent au Tchad pour percevoir cette somme s’ils sont honnêtes » s’écrit Mahamat Hassan, l’un des grévistes et porte-parole des transporteurs tchadien. Il faut aussi noter que les transporteurs tchadiens sont aidés par les Camerounais qui refusent depuis lors de prendre la route pour le Tchad par solidarité.
Pour l’instant les grévistes semblent se focaliser sur les résolutions qui ont filtré la rencontre tripartite tenue le 29 juillet 2016, regroupant les transporteurs, le BNF et le ministre des infrastructures et des transports du Tchad. « La résolution prise est celle de faire contrôler la gestion du quota des marchandises à destination du Tchad par les différents syndicats tchadien installé à N’Djamena. Il n’a jamais été question de 6000 FCFA encore moins de l’installation d’un groupement de syndicats tchadien au Cameroun » explique le porte-parole des grévistes.
Argument soutenu par des transporteurs et syndicalistes Camerounais présents, mercredi 10 août 2016 au port sec de la gare marchandise de Ngaoundéré. « Nous sommes tous contre cette mesure étant donné que nos syndicats ne sont pas installés au Tchad et que nous ne percevons pas de l’argent chez des transporteurs camerounais installé au Tchad. Non, personne ne payera cette somme tant que les choses ne sont pas mises au clair. A quoi sert cette somme ? Nous n’allons pas enrichir des individus qui n’ont rien à voir avec le transport » explique Alhadji Ibrahima, responsable d’un syndicat de transporteurs Camerounais.
La mesure contestée également par les responsables du BGFT et ceux du syndicat national des transporteurs routiers du Cameroun (SNTRC). « J’ai appris la même chose que vous, mais je considère que c’est pas vrai. Parce que à Ndjamena on m’a dit qu’ils étaient là pour contrôler les ordres d’émission des Lvo et non pour collecter de l’argent et que c’est une affaire Tchado-tchadienne » a confié Younoussa Issa Maroua, vice-président du Sntrc.
Dans l’autre camp, le groupement de trois syndicats de transporteurs tchadien chapoté par les nommés Abdel Madjid Haggar, Garba Boulama et Bachar Guedi signe et persiste. De gré ou de force ils vont percevoir la dite somme. « Nous avons l’accord verbal du ministre et des autorités administratives de l’Adamaoua. Chaque camion à destination du Tchad devra s’acquitter de la somme de 6000 FCFA ce n’est pas négociable. Nous voulons mettre à nu tous les transporteurs tchadiens qui préfèrent immatriculer leur camion au Cameroun au détriment du Tchad et qui transportent les marchandises à destination de notre pays» a affirmé Abdel Madjid Haggar, le président du groupement des syndicats tchadien.
Pour la délivrance d’un bon de transport dans le quota de marchandise à destination du Tchad il conditionne le payement de ce qu’ils appellent leur droit au préalable. Dans les agences régionales du BNF et BGFT à Ngaoundéré aucune information ne filtre sur la grève des transporteurs ou encore la présence des syndicats tchadiens. « Nous n’avons pas été notifié de leur présence et surtout qu’ils doivent percevoir sur chaque camion 6000 FCFA. C’est une affaire qui dépasse ma compétence. Parait-il qu’ils ont le soutien du gouverneur de l’Adamaoua » a confié sous le couvert de l’anonymat un responsable de l’agence régionale du BGFT à Ngaoundéré.

Share this
Lire aussi / Also read
Cameroun : « La situation d'insécurité dans l'Adamaoua sera classée au même niveau que celle de l’Extrême-Nord et des zones anglophones »

Réactions

Veuillez saisir votre contribution !
Veuillez saisir votre nom ici

75 − = 74