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La deuxième campagne de distribution des Moustiquaires Imprégnées à Longue Durée d’Action (MILDA) a démarré sous l’onction du MINSANTE dans l’Adamaoua et déjà beaucoup de polémiques…

Remise solennelle de Mildas par le représentant OMS au Cameroun

 

Le paludisme est l’une cause principale de mortalité et de morbidité au Cameroun. Ce qui se sait le moins c’est que la maladie constitue également un véritable pôle d’affaires pour les acteurs qui gravitent tout autour.

{sidebar id=12} La vaste opération de distribution de Moustiquaires Imprégnées à Longue Durée d’Action (MILDA) est l’occasion d’attiser les convoitises des vautours qui se nourrissent des restes des populations. Des responsables du MINSANTÉ aux multiples partenaires engagés dans les différentes phases, les affaires vont bon train.
Selon les sources issues de plusieurs localités, le recrutement des agents dénombreurs envoyés sur le terrain a fait l’objet de diverses pratiques peu orthodoxes. Un jeune contacté à Meiganga déclare que la sélection aurait été à tête chercheuse. Les personnes en charge sont soupçonnées d’avoir mobilisé les proches, pour se faire des bénéfices sur leurs indemnités. Les sources bien introduites ont rapportées de nombreuses défaillances dans le travail effectué sur le terrain. En cause, des zones non couverte par les agents, les attributions en surnombre et d’autres fictives.

milda lamidaDémonstration publique de l’utilisation de Mildas devant le lamidat de Ngaoundéré

Approchés, les responsables des districts de santé rassurent néanmoins de la fiabilité des résultats et données collectées. Seulement, certains futés n’ont pas manqué de saisir l’opportunité pour se faire du beurre en fourguant plus de Milda qu’il n’en faut aux particuliers contre rétribution. Ceux avec le sens des affaires plus développé ont tissé des ententes avec les commerçants pour constituer leur stock de marchandise. Et dès la campagne terminée, on sera étonné de voir les Milda disponibles sur les marchés.
La misère n’ayant de remède que l’argent, sous le poids de la précarité, certains membres de familles bénéficiaires n’hésiteront pas à brader leur Milda contre la menue monnaie. Le comble c’est que dans ce processus, certains responsables de la santé en profitent pour se remplir les poches en marchandant à tout vent malgré l’épée de Damoclès du Fonds Mondial au-contrôle de l’action. Les opportunistes !! Qui leur reprochera de brouter où ils sont attachés. Donc, vive le paludisme !

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