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Cheik Mamout Ali dans sa prédication de circonstance au cours de la grande prière de l’Aïd El Kebir s’est attardé sur la fornication et l’homosexualité, ces pratiques désapprouvées par la religion musulmane le 12 septembre dernier.

Les milliers de fidèles qui ont assistés à la prière marquant la célébration de la fête de la Tabaski ont eu droit à un sermon tout particulier. La communauté musulmane se serait attendue à l’appel pour la paix devenu un récital en ces temps de crise sécuritaire dans le Septentrion. Mais le prédicateur a eu un autre angle de prêche plus accentué sur le sens moral et les comportements déviants de ses ouilles.

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L’adultère, de fornication et l’homosexualité gagne du terrain
L’imam Cheik Mamout Ali s’est appuyé sur les hadiths du prophète Mahomet et les versets du Saint Coran pour fustiger la fornication et l’homosexualité. Des actes avilisants qui selon le prédicateur ont pris corps dans la cité régionale de l’Adamaoua. « Beaucoup de musulmans se rendent coupables d’adultère, de fornication et d’homosexualité. Tout musulman qui s’adonne à ces pratiques le fera encore et encore, réduisant ses chances d’entrer au paradis de 50% » a prédit l’imam. Ce dernier ajoutera au passage que dans l’histoire, les cités qui ont développé ce type de pratiques ont été appelées à disparaitre. Par conséquent, il en appel au sens moral de la communauté musulmane et de la jeunesse en particulier. Ces pratiques qualifiées de déshonorantes pour le bon musulman gagnent malheureusement du terrain à Ngaoundéré au dire du prédicateur.

Dans la communion et le recueillement, les fidèles ont élevés leurs prières vers Allah le très haut, pour qu’il préserve la paix au Cameroun en général et dans la région de l’Adamaoua en particulier qui subit les assauts répétés des bandits de grands chemins. L’immolation du mouton par l’imam a marqué un terme à la prière. Acte qui sera répété par des milliers de musulmans au cours des heures suivant dans les familles et ménages. Après ces messages les fidèles ont regagnés les quartiers et domiciles pour les réjouissances populaires.

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La scolarisation des enfants au menu
Un accent grave a été mis sur l’extrémisme religieux et l’insécurité auxquels font fait face le Cameroun. Allusion faite à la partie septentrionale en proie à la menace terroriste. Le Lamido de Ngaoundéré par la voix de son représentant a invité les parents à envoyer les enfants à l’école en cette période de rentrée scolaire ; la scolarisation faisant partie des talons d’Achille de la région de l’Adamaoua.

 

Pas de divertissement pour la tabaski
Grand absent de cette célébration, les manifestations culturelles qui ne connaissent plus aucune organisation à Ngaoundéré pendant les fêtes musulmanes. Les jeunes sont les premières victimes de cette situation qui favorise l’oisiveté. Pour compenser, ils envahissent les trottoirs et artères de la ville en masse. La communauté urbaine, les communes et élites sont les accusés de ne pas s’investir assez dans l’épanouissement des populations lors des festivités religieuses. Autant qu’à la fête du ramadan passée, la fête de la tabaski qui passe sans spectacle. Ainsi va le déclin de la culture dans le château d’eau.

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