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Jean-Paul POUGALA. Credit photo : Kutenda TV
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«Il faut savoir d’où on vient pour savoir où on va » insistent à répéter les historiens. Malheureusement, l’histoire que nous croyons connaitre et qui sert de point de départ pour ce fameux voyage vers le futur est très souvent un ensemble de bricolages et de tripatouillages du plus fort et puissant du moment qui peut ainsi présenter une version édulcorée, très indulgente de ses propres échecs, lorsqu’il ne les présente pas tout simplement comme succès.

Lorsque le vendredi 12 Octobre 2012, l’Union européenne est désignée comme la gagnante du Prix Nobel de la Paix 2012, pour dit-on la féliciter de ses 67 ans de paix et de démocratie, le comité Nobel falsifie l’histoire pour mettre une officialité plus honorable à l’Union Européenne. Il passe volontairement sous-silence l’implication de l’Europe dans les 99% des guerres en Afrique et ailleurs, le silence de l’Europe du génocide perpétré en Bosnie, de l’indifférence face à la dictature des généraux en Espagne et en Grèce, de l’extrême violence qui a porté à la division de l’ile de Chypre, des droits des citoyens européens confisqués par une poignées de financiers etc… Il fait semblant d’ignorer que, la vérité historique sur la paix en Europe dépend de 1945 à 1992, c’est-à-dire en 50 ans, presque uniquement aux 2 superpuissances, Les Etats-Unis d’Amérique et l’Union Soviétique qui s’étaient partagés cette Europe en deux parties et rien de ce qui s’est passé dans un seul de ces pays de significatif ne l’a été sans l’accord de l’un ou de l’autre. La guerre froide a ainsi enlevé à toute l’Europe sa capacité d’initiative et donc de faire la paix ou la guerre. Après cette époque, (c’est à dire de 1992 à aujourd’hui, 20 ans plus tard en 2012), en dehors de l’élargissement du regroupement des pays de l’ouest vers ceux de l’est, la seule initiative de grande envergure, a été la création de la monnaie européenne l’Euro, qui est en train de se transformer avec la crise économique et financière en déclencheur potentiel de la prochaine guerre généralisée sur le continent européen opposant les pays de l’Europe du Nord à ceux d’Europe du Sud accusés d’être des dépensiers par les premiers. Sur ce thème, la fracture idéologique entre le peuple allemand et le peuple grecque en est la parfaite illustration. Tout cela, les juges du Nobel ont fait semblant de ne pas voir et ont préféré leur propre version de vérité géopolitique européenne. Voilà un exemple de comment on peut contribuer à nier la réalité et inscrire dans les livres d’histoire, ce qu’on aurait voulu que ce soit et non la photographie des faits.

Pour mieux élucider ces propos, voici d’autres exemples de falsification de l’histoire que nous croyons connaître :

 

1- LE MENSONGE SUR L’INVENTION DU CINEMA

Quand et Qui a inventé le cinéma ?
Réponse : en 1895 par les frères Lumières , nous disent les livres d’histoire.

Mais pour découvrir le mensonge, il faut essayer de faire tourner légèrement le cerveau et poser une autre question que la prestidigitation du système nous a empêchés de voir de prime abord.

Et cette question c’est : quel a été le premier film de l’histoire des humains et quand l’a-t-il été réalisé ?

La réponse est : « Une scène au jardin de Roundhay » en 1888.

Alors on se rend bien compte qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Si on a inventé un appareil en 1895, comment peut-on nous expliquer que 7 ans auparavant il était déjà fonctionnel ? A moins que… Et si ce film ne l’était pas par les frère Lumières ? Bingo !

Lorsqu’on quitte l’évidence de croire que naturellement le premier film était l’œuvre des frères Lumières et on se pose une troisième question anodine, mais dérangeante : Qui est le réalisateur de ce film ? La réponse est tout aussi surprenante : Louis Aimé Augustin Le Prince né à Mets en France en Aout 1842.

Comment Le Prince pouvait-il réaliser un film en 1888 alors que le caméscope ne sera inventé qu’en 1895 ? C’est simple de comprendre : parce que c’est bien lui le vrai inventeur. Mais le tripatouillage de l’histoire a fait taire son nom. Le Prince était un photographe qui depuis son enfance avait eu la chance de fréquenter un certain Louis Daguerre, l’inventeur de la photographie (sur plaque de fer) qui lui enseigna tout de son métier, la photographie, mais surtout, la chimie. Il devint célèbre en imprimant des photos sur la poterie. Dès 1881, il invente sa première camera avec 60 lentilles pour enregistrer plusieurs images à la fois. Mais le film qui en sortait n’était pas stable, il sautait. Le Prince mettra 6 ans pour trouver la faille et comprendre que c’était dû à l’écartement non maitrisé des 60 lentilles. Il corrige son erreur et dépose son brevet dès 1887. Et réalise le fameux premier film l’année d’après, en 1888. Deux ans plus tard, en septembre 1890, il prend le train à Dijon pour se rendre à Paris où l’attend un grand investisseur pour exploiter son brevet. De ce train, le Prince ne descendra jamais. Il fut assassiné avant son arrivée à Paris et à ce jour, son corps n’a jamais été retrouvé. Si on avait retrouvé son corps, ses héritiers auraient bénéficié de l’invention de leur papa et personne d’autre n’aurait prétendu à quoi que ce soit. Mais comme son corps n’a jamais été retrouvé, tous ses brevets furent suspendus (en attendant le jour où il reviendrait). Et c’est comme cela que les frères Lumières purent prétendre à la paternité de l’invention du cinématographe et être célébré dans tous les livres d’histoire à la place du pauvre Le Prince, en déposant en février 1895 le brevet de leur appareil qui non seulement pouvait enregistrer l’image, mais pouvait aussi le projeter à l’écran, utilisant une pellicule perforée qu’un système de griffe permet de placer chaque image devant la fenêtre prévue pour la projection.

 

2- LE MENSONGE SUR LA REVOLUTION FRANCAISE

Les petits enfants français apprennent à l’école que la fête nationale française du 14 Juillet célèbre la prise de la Bastille en 1789, symbole de la Révolution Française. Ce qui est faux.

Ici aussi, la propagande politique a eu raison de la vérité historique et des petits arrangements ont été faits pour offrir au peuple français une histoire plus profonde et pleine d’éthique et l’idéale de la société, bâtie sur la prise de conscience de ses citoyens. Cherchons à voir plus clair sur ce qui s’est réellement passé. Pour y arriver, nous devons procéder comme d’habitude par grade, en nous mettons au niveau de l’intelligence d’un enfant de 10 ans. Ce qui conduit inévitablement à nous poser une question très simple : depuis quand la date du 14 Juillet est-elle la fête nationale française ? Si c’est depuis 1789, on peut donc déduire que oui, l’histoire racontée est proche de la vérité. Mais la réponse à cette question n’est nullement celle qu’on pouvait s’y attendre. En effet, ce n’est qu’en 1880 que les Républicains ont adopté le 14 Juillet comme jour de fête nationale. Deuxième question très simple : avant 1880 quel jour servait de fête nationale ? Réponse : durant tout le 19ème siècle en France, cette même fête était célébrée le 15 Août. Mais pourquoi donc ce mensonge ? Que cache-t-il d’autre ?

Les mêmes livres d’histoire enseignent aux enfants français que la prise de la Bastille était faite par le peuple qui y est allé libérer les “victimes du despotisme”, injustement détenus ; et le début du pouvoir qui passe au peuple. Tout cela est faux, bien entendu. Pour le savoir, demandons-nous quel était le vrai nombre de ce fameux peuple emprisonné à la Bastille que la masse populaire aurait libéré ? La réponse est : 7 personnes, dont 4 faussaires qui avaient fabriqué la fausse monnaie pour truander les banquiers de Paris, 1 aristocrate pour le délit de perversion sexuelle et 2 fous. Tous furent libérés, mais les 4 faussaires furent re-emprisonnés dès le lendemain, le 15 Juillet 1789, les 2 fous transférés dans un asile.

Pour revenir à la question : que cache ces manipulations des faits historiques ? c’est que la prétendue révolution française du peuple qui prend le pouvoir était un simple coup d’état opéré par un bourgeois et Maire de Paris, alors appelé « prévôt des marchands », un certain Jacques de Flesselles. Le 14 Juillet ce qui intéresse Flesselles et sa milice (et non le peuple), ce sont les Invalides où sont stockés les armes. C’est lorsqu’à la troisième tentative, lui et ses émeutiers réussissent à prendre les Invalides qu’ils se rendent compte qu’ils ont les fusils, oui mais sans les balles et sans la poudre qui sont tenus un peu plus loin, à la Bastille. Et c’est ce qui va les conduire à la Bastille, pour prendre les munitions pour les armes à peine récupérées aux Invalides.

La révolution française est-elle le début de la liberté ? Faux ! Quelques exemples : le droit des personnes : abolition du servage dans le domaine royal en 1779, abolition de la torture en 1781, abolition du péage pour juifs d’Alsace en 1784, fin de la persécution contre les protestants dès 1787, l’instauration d’un impôt direct égalitaire et d’une assemblée provinciale du peuple pour contrôler les impôts que payent les citoyens. C’est cette dernière réforme qui touche aux intérêts des puissants (noblesse, députés, bourgeois) qui sera fatale au roi Louis XVI, lorsqu’il ira jusqu’à vouloir passer par les Etats Généraux en 1789 pour faire passer cette dernière réforme. Et le coup d’état sera maquillé en Révolution Populaire et le pouvoir des castes de rentiers sera maintenu jusqu’aujourd’hui.

Tout le maquillage de l’histoire, avait donc pour intérêt de faire passer en « volonté populaire », un coup d’état qui ne réussit pas complètement, puisque le roi restera à sa place et organisera même la première fête nationale du 14 juillet 1790, marquant le premier anniversaire des émeutes de 1789. L’épilogue et la suite de cette histoire sera que ses auteurs vont passer au plan B et accuser le roi Louis XVI de haute trahison et le guillotiner (couper sa tête) le 21 janvier 1793, ce roi avec qui ils avaient célébré trois ans auparavant, le 14 Juillet 1790, le premier anniversaire de la fête dite de la Fédération, de la réconciliation. Voilà pourquoi, ces putschistes dénommés « Républicains » vont préférer une autre date, celle du 15 Août comme jour de la fête nationale, pour faire oublier la fourberie et la violence de leurs actes en cette date pour s’accaparer le pouvoir. Et ceci durera jusqu’en 1880.

Lire aussi : Géostratégie Africaine. Entretien avec Jean-Paul Pougala (Partie 1)

3- LE MENSONGE SUR LA POLITIQUE EXTERIEURE AMERICAINE

L’histoire enseignée aux petits américains dans les écoles dit que les USA sont entrés en guerre contre le Vietnam du Nord, parce qu’en Août 1964, deux de leurs sous-marins qui étaient entrés par erreur dans les eaux territoriales vietnamiennes avaient été détruits avec tous les marines morts à l’intérieur. Et que deux jours plus tard, comme on est en démocratie, le président Johnson avait fait la requête et obtenu du Sénat américain l’autorisation pour lancer sa grande campagne de bombardements du Nord-Vietnam. Toute cette histoire est vraie en apparence. Puisque lorsqu’on va consulter les documents déclassifiés de l’administration Johnson, on a la surprise de constater tout simplement que le président a menti. Il n’y a jamais eu le moindre affrontement en mer avec les militaires Vietnamiens. Qu’importe, le président a voulu sa guerre et il l’a obtenue. Pourquoi donc les historiens ne corrigent pas et disent clairement que les américains ont mené une lâche attaque contre un pays qui n’avait rien fait pour menacer les marines américains ? Parce qu’il ne faut pas mettre en question la perception que le monde entier a de la démocratie américaine. Surtout, il ne faut pas faire passer l’idée selon laquelle, à la fin, le Congrès ou le Sénat est une inutilité, puisqu’en dernier ressort, c’est la décision du président qui prime surtout quand la majorité des membres de la chambre des représentants est de son même parti politique.

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Pour commémorer les 3 ans de l’intervention américaine en Irak, Howard Zinn publie une tribune dans la revue américaine “The Progressive” intitulée : 150 ans de mensonge dans la politique étrangère des USA dans laquelle il écrit : “Si nous ignorons l’histoire, alors nous sommes de la viande toute prête pour les politiciens, les intellectuels et les journalistes qui fournissent les couteaux à découper”.

Le 12 septembre 2002, devant le Conseil de Sécurité de l’ONU le président américain M. George W. Bush présente son célèbre rapport d’accusation contre le président irakien, M. Saddam Hussein avec le titre qui lui allait bien : « Une décennie de mensonges et de défis » dans lequel il établit deux mensonges : Saddam a des liens étroits avec Al Qaeda et qu’il possède des Armes de Destruction Massive. Les 1400 inspecteurs américains dénommés : Survey Group, dirigés par le général Dayton, qui fouilleront tout le territoire iraquien à la recherche de telles armes n’en trouveront même pas une trace, tout simplement parce qu’au moment où Bush présente son rapport aux Nations Unies, ses services de renseignement l’ont déjà informé que cette information n’est pas fondée. Mais qu’importe, l’histoire est aussi la reconstitution d’un raccourci qu’on a construit pour arriver à certains objectifs, très souvent mesquins. Ce qui a fait dire à la représentante californienne à la chambre des députés Mme Jane Harman dans une interview publiée sur le quotidien français Libération du 28 mai 2003 qu’il s’agissait de : « la plus grande manœuvre d’intoxication de tous les temps ». Cela a-t-il suffit pour que les historiens américains redorent le blason du président irakien mort, pendu par les pantins de Washington après un procès sommaire digne de la vraie barbarie démocratique sous l’égide des Etats-Unis d’Amérique ?

 

4- LES MENSONGES SUR LES VRAIS BELLIGERANTS DE LA GUERRE DU VIETNAM

Les livres d’histoires reportent que le petit Vietnam a battu le grand pays que sont les Etats-Unis d’Amérique. Faux. Il existe un fait que les historiens soit américains que vietnamiens ne reportent jamais, pour des raisons de géopolitique pour le premier et de fierté nationale pour le second, c’est qu’au Vietnam, les américains ne combattaient pas uniquement contre les vietnamiens, mais aussi et surtout, contre les chinois. Il faudra attendre 33 ans après l’engagement chinois au Vietnam pour qu’en 1996 le porte-parole du Ministère Chinois des Affaires étrangères pour la première fois confirme les faits et fournit même des chiffres selon lesquelles de 1965 à 1973, la Chine avait envoyé 320.000 soldats de l’Armée Populaire de Libération voler au secours de la protégée communiste, RDVN, République Démocratique du Viêt Nam, surtout dans trois taches principales : la défense aérienne, qui a permis d’abattre 2140 avions américains et 2300 hélicoptères, la logistique et le génie-militaire pour reconstruire en un temps record toutes les routes et surtout, les ponts détruits par l’aviation américaine. Mais la marine chinoise y était aussi présente avec ses dragueurs de mine pour nettoyer 201 km de côtes, aussitôt que les américains les couvraient de mines. Le porte-parole ce jour-là a même communiqué le nombre de morts et de blessés de l’armée chinoise, bien entendu exagérément corrigé à la baisse pour ne pas susciter en Chine même un remous. Selon ce porte-parole chinois, l’Empire du Milieu ne cessera l’envoi de soldats au Vietnam qu’après le départ des troupes américaines du Vietnam le 29 mars 1973.

2 ans avant ce retrait des 541.000 soldats américains du Vietnam, en 1971, les USA, tendent la main à Mao qui vient de décider d’ouvrir son pays vers l’extérieur. Le premier à en faire les frais sera Taiwan, le protégé des USA qui va dès ce 1971 quitter les Nations-Unies, remplacé par la République Populaire de Chine de Mao qui devient le 23 novembre 1971 membre, non seulement membre des Nations Unies, mais avec comme Bonus, un siège de membre permanent au Conseil de Sécurité. L’année d’après le Président Nixon se rendra en Chine où il rencontrera le président chinois Mao le 29 février 1972. Et un an après, les Etats-Unis vont officialiser leur défaite face aux troupes chinoises en secours de leur protégée, l’armée vietnamienne et quitter le Vietnam donc ce 29/3/1973 après y avoir englouti presque 150 milliards de dollars (près de 800 milliards de dollars à la valeur de 2012) et perdu 58.000 de ses jeunes soldats, mais aussi, fait ses 158.000 blessés, et tué selon les sources, de 1 à 4 millions de Vietnamiens, pour une cause qui à ce jour n’a toujours pas été révélée au peuple américain. C’est-à-dire que les Américains ont décimé près de 10% de la population vietnamienne pour un résultat nul. Exactement comme avec ses alliés plus de 30 ans plus tard en Irak, en Afghanistan, en Libye et en Syrie.

Mais pourquoi la Chine est-elle entrée en guerre contre les Américains ? Parce que le gros mensonge que 3 présidents américains : Kennedy, Johnson et Nixon avaient raconté sur la raison de leur entrée en guerre : empêcher que le communisme du Nord arrive au Sud du Vietnam, n’avait convaincu personne à Pékin. En effet, pour Pékin, la vraie raison de la guerre au Vietnam et qui ne figure pas à ce jour dans les livres d’histoire est que les américains voulaient encercler la Chine par leur présence militaire, après ses troupes stationnées au Japon et en Corée du Sud. Mais pourquoi ne pas l’avouer officiellement ? Parce que si la participation chinoise se terminait mal, elle aurait tout simplement nié d’avoir jamais mis les pieds au Vietnam.

Au Vietnam, la Chine a inauguré une nouvelle forme de guerre dite d’effacement. Le fait de cacher l’implication de la Chine dans la guerre au Vietnam privait les américains d’une information capitale sur l’effort financier de la guerre. En effet, tous les stratèges de Washington avaient parié sur l’étranglement économique des Vietnamiens, ce qui aurait contribué à les affaiblir et porté à leur échec. Ce qu’ils ignoraient, c’est que les Chinois avaient injecté dans cette guerre la bagatelle somme de 20 milliards dollars US. Cette précision sur le volet financier a aussi été apportée par le même porte-parole ce jour là.

Ainsi va l’histoire qui passée sous le moule de la géopolitique n’est après le lessivage qu’une succession de mensonges bien élaborés pour amuser les naïfs amants des films de Holywood avec autant de Rambo que de Terminator qui font triompher la grande Amérique quoiqu’il arrive. Malheureusement, ce n’est que dans les films que désormais le plus fort pourra être certain de déclencher une guerre contre le plus faible et gagner à coup sûr. Le désordre d’après Kadhafi en Libye, avec l’assassinat de l’ambassadeur américain Stevens est là pour nous le prouver. L’Irak et l’Afghanistan sont autant d’exemples qui prouvent que les mensonges de l’histoire portent nécessairement à la méconnaissance de la réalité et donc, au risque de répéter les mêmes erreurs pour en récolter les mêmes résultats catastrophiques.

 

5- MENSONGE PAR OMISSION

En avril 1944, quelques semaines avant le débarquement des troupes anglo-américaines sur les côtes Normandes dénommée « Opération Overlord », il fut décidé de lancer une autre opération *, celle là dénommée « Opération Tiger » dont le but était de servir d’exercices sur des plages britanniques semblables à celle françaises choisies pour le débarquement à venir, pour tester les hommes et les appareils. Un bataillon entier se trompa de destination et se dirigea vers les côtes françaises où les attendaient les soldats allemands. Pris de paniques, la plupart des soldats de ce régiment se jetèrent à l’eau, alors qu’ils ne savaient ni nager, ni même comment utiliser le gilet de sauvetage. Ajouté à ce cafouillage la malchance qui fait qu’au mois d’Afrique l’eau de la Manche est glaciale et qu’aucune être humain même muni d’un gilet de sauvetage ne peut survivre plus de quelques heures, on arrive au bilan effroyable de 639 morts noyés. Ce fiasco qui reste l’un des plus retentissants de l’histoire des exercices militaires, curieusement ne figure dans aucun livre d’histoire, parce que tout a été fait pour que cette stupide tragédie soit oubliée. Ses auteurs y sont parvenus en faisant taire les rescapés, en nettoyant les archives militaires qui font que même l’exercice lui-même résulte de n’avoir jamais eu lieu. Il a fallu attendre le courage des journalistes qui en on tiré un documentaire diffusé à partir de 20 heures 40’ du 4 Mai 2006 par la chaine culturelle germano-française ARTE.
La question la plus intéressante est certainement celle de savoir pourquoi cet acharnement à nettoyer les traces des événements aussi tristes soient-ils, mais qui font partie de la deuxième guerre mondiale ? Pour répondre à cette question, il nous suffit de nous poser une autre question, celle de savoir qui était ce cancre qui commandait cette funeste opération ? Et la réponse à elle seule suffit pour comprendre les raisons d’une telle omission de l’histoire. A guider ce fiasco était celui que les livres d’histoire nous présentent comme le héros de la deuxième guerre mondiale, le Général Dwight D. Eisenhower. La réponse est toute trouvée : il ne fallait pas entacher la réputation du Général sur le chemin qui allait le porter à la Maison Blanche. Pire, c’est une fois devenu président que les historiens vont montrer plus d’indulgence et de complaisance vis à vis du président américain et tout simplement décider de mettre une croix sur cette épisode aussi important de la seconde guerre mondiale, mais de nature à atténuer la stature héroïque qu’on veut attribuer Eisenhower.

Voilà comment souvent le simple silence de l’histoire peut se transformer en falsification, comme le prix à payer pour orienter les événements dans un sens ou dans l’autre en fonction des objectifs et des intérêts qu’on veut atteindre, avec bien entendu, la complicité des historiens.

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6- MENSONGE PAR ANTICIPATION

Il arrive aussi que l’histoire soit falsifiée encore avant d’être écrite. L’exemple le plus flagrant nous arrive des élections présidentielles américaines du 6 Novembre 2012 avec la réélection de Barack Obama. Lorsqu’à 23 :12 le tweet de Obama avec la photo embrassant son épouse et remerciant les électeurs met fin à une soirée folle de décompte et redécompte des voix dans l’OIO et la Floride, il contredit ce que l’histoire avait prévu pour la soirée. En effet, on aurait dû annoncer la victoire de son rival Mitt Romney comme le président élu, c’est en effet ce que l’intéressé fera lui-même le lendemain en publiant sur son site un résultat complètement hilarant d’avoir, lui gagné les élections et même de donner le calendrier de la composition de son nouveau gouvernement. Beaucoup ont conclu qu’il était devenu fou, fou d’avoir attendu 2 heures pour reconnaitre sa défaite ce soir-là, fou pour avoir fait un seul discours, en 1012 mots, celui du gagnant comme il l’avait annoncé lui-même le matin du 6/11/2012 dans l’avion le ramenant vers son quartier général de Boston. Fou pour avoir annoncé le soir de sa défaite que son épouse aurait été une très bonne First Lady.

Tout remonte à la fin du premier débat télévisé entre les deux candidats. Tous les médias donnent gagnant le chalenger. Mais ce qu’on ne sait pas qu’à partir de ce moment va entrer en jeu une des plus grandes techniques de manipulation de l’information devant porter à faire dire aux électeurs ce que certains lobbys financiers veulent. Des sondages vont fuser de gauche à droite et tous ou presque vont donner des écarts de point à Mitt Romney. Rien n’y fera et mêmes les deux débats suivants remportés par le président américain ne va rien changer à la profusion de nouveaux sondages qu’on va généreusement utiliser pour inonder les médias. Les 3 sondages les plus cité »s jusqu’à la date de l’émission seront : Gallup, Rasmussen et AP (Associated Press). Gallup ira jusqu’à donner à Mitt Romney 3 à 5 points d’avance sur Obama que ce soit sur le plan national qu’en Floride et dans l’Oio. Tout cela n’étant évidemment que tu bluff.

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Le 7 Novembre, au lendemain des élections, le département de sciences politiques de l’Université américaine de Fordham a décidé d’y voir un peu plus clair et a tout simplement classé les 27 sondeurs américains selon leur capacité à deviner les résultats des élections, en comparant leurs prévisions et le résultat final. On peut être surpris de constater que les trois que nous avons à peine cités, sont aux dernières places, notamment Gallup et Rassmussen occupent la 24ème position sur 27 et AP la brillante dernière place de 27ème sur 27. La question qu’on peut se poser c’est : où ces sociétés de sondage sont particulièrement incompétente, médiocres et ont pu donner gagnant le perdant, ce qui pose des doutes vu la popularité et la crédibilité dont jouissent ces sondeurs. Ou alors, il ne s’est agi que d’une manipulation portant à communiquer des faux résultats de sondage donnant le perdant tantôt à égalité, tantôt gagnant. Oui, mais pourquoi un institut communiquerait –il un faux sondage dans un pays aussi important et pour une élection aussi primordiale que celles des présidentielles américaines ? Simple ! Les élections américaine ne se disputent véritablement que sur 13 états dit Swing-states, des états qui peuvent voter tantôt pour l’un, tantôt pour l’autre. Ce sont les états où se concentrent le plus grand nombre d’indécis. Et comme sociologiquement il est prouvé que les indécis ont tendance à suivre la vague, c’est-à-dire à voter comme la majorité, on comprend aisément pourquoi faire croire à cet électorat que Romney est gagnant, est une autre manière de lui dire de voter Romney. Et en même temps décourager certains des électeurs du président sortant de se déplacer pour voter, puisque de toutes les façons, c’est l’adversaire qui est donné gagnant. Cette thèse loin d’être farfelue est confortée par le fait que le seul sondage qui arrive premier de ce classement, c’est-à-dire qui a été le plus proche du résultat définitif des élections est la PPP c’est-à-dire le Public Polling Policy que le hasard veut qu’il soit proche du parti démocrate. Pourquoi diable un sondeur proche des démocrates donne les sondages plus proches du résultat, alors que les autres non ? Parce que pour la plupart, les propriétaires de ces instituts sont eux même cotés à la bourse où Obama a promis de faire du nettoyage et la plupart des journaux, radios et télévision, aussi appartiennent aux mêmes patrons. Le rapport de l’Université de Fordham constate que 18 des 29 sondeurs ont grossièrement surestimé les résultats de Mit Romney. Est-ce un pur hasard,
Comme si ça ne suffisait pas, le Gouverneur Républicain de la Floride avait changé la loi de l’état réduisant de 14 à 7 jours pour le vote anticipé, car ce sont les plus démunis qui ne pouvant pas perdre un jour entier de travail pour aller voter, en 14 jours, trouvaient toujours le temps d’aller voter, et ce, favorisant les Démocrates. Réduire le nombre de jours c’est augmenter les queues, donc décourager ces travailleurs à bas salaires pour qui une heure de perdue compte beaucoup sur la fiche hebdomadaire de salaire. C’est-à-dire, une tentative d’altérer les résultats définitifs. Voilà ce qui va expliquer pourquoi il faudra attendre le samedi 10/11/2012 pour savoir que Obama a gagné en Floride, c’est-à-dire 4 jours après les élections. Si les autres swing-states n’avaient pas déjà fait la différence rendant facultatifs les résultats de la Floride, nul doute que les 1000 avocats que Romney avait déchainé sur cet état auraient réussi à assigner la victoire à leur client. Pire, pour les élections partielle pour le siège en jeu de la chambre des représentants, il faudra attendre le mardi 20 Novembre, c’est-à-dire 2 semaines après les élections pour que le représentant républicain de Floride Allen West, un des héros les plus controversés du Tea Party, concède la victoire à son adversaire démocrate, Patrick Murphy, perdant ainsi son siège après un seul mandat à la Chambre des représentants.

Voilà comment la falsification de l’histoire peut ne pas attendre la fin de l’histoire elle-même avant de la falsifier, mais être changée en cours des évènements. SIlvio Berlusconi l’avait bien compris en 1994 lorsqu’il est devenu président du Conseil italien. Un journaliste de ses 3 chaines privées de télévision, faisait un faux sondage de type radiotrottoir où le micro était tendu dans la rue pour : « savoir ce que le peuple penserait si un entrepreneur de succès entrait en politique pour chasser les fainéants qui n’ont jamais rien réalisé de leur vie ». Et au montage était éliminé tous les témoignages de ceux qui étaient hostiles à lui, appelé le représentant de la mafia en politique. Résultat, quelques mois de campagne suffiront pour démentir les sondages qui donnaient tous le Parti Communiste gagnant et son chef de file, Occhetto ira même à la city de Londres pour rassurer les banquiers et le monde de la finance qu’il était un communiste, pas vraiment communiste. Tellement il sentait la victoire acquise. Mais, c’est le Berlusconi qui remportera la mise.

 

7- ET SI JESUS-CHRIST N’AVAIT JAMAIS EXISTE ?

Ce n’est pas moi qui l’affirme, mais c’est le Pape Benoit XVI lui-même qui le déclare dans son livre publié en Avril 2007 intitulé : « Jésus De Nazareth ». Il n’est point besoin de lire tout le livre pour découvrir cet aveu à peine voilé du Pape de Rome. C’est dès la préface qu’il annonce les couleurs et dit : “Jésus n’est pas un mythe, c’est un homme de chair et de sang, une présence entièrement réelle dans l’histoire”. On est en droit de se poser une question légitime : pourquoi le Pape sent-il le besoin de nous dire que Jésus n’est pas un mythe ? Pourquoi sent-il la nécessité d’insister que Jésus est une présence réelle dans l’histoire ? La réponse est toute simple, le pape habitué à parler seul sans réplique, sans contradictoire, met à nu sans se rendre compte, le véritable point de faiblesse de tout son édifice. A l’instar de l’enfant qui vous voit arriver à la maison et insiste de vous raconter que personne n’a touché au pot de miel alors que vous ne lui avez strictement rien demandé, et oubliant de fait que tout son visage dégouline de miel, le Pape se précipite dès la préface de son livre à nous convaincre que Jésus n’est pas un mythe. S’il le fait depuis la préface c’est qu’il est bien sûr que son histoire là ne tient plus debout. Sur le plan de la rigueur de la démarche intellectuelle et historique, sa déclaration dès la préface est une preuve qu’il n’a aucune preuve à fournir de ce Jésus dans l’histoire, en effet, il n’en donnera aucun, sinon, la place d’une telle affirmation devait se situer en conclusion du livre comme conclusion logique d’une démonstration à peine faite.

Sur le plan purement historique, le Pape dit une chose contraire à la vérité. Et il est conscient de son mensonge, et il va se corriger quelques lignes plus bas, parce qu’il sait qu’aucun des auteurs des évangiles n’était historien, mais de purs fanatiques qui voulaient faire passer leur vérité et non le récit de la réalité. Pire, ces auteurs ne sont pas les contemporains de l’homme Jésus dont ils semblent écrire la biographie au jour le jour avec tellement de détails. S’il faudra attendre 1455 pour que Gutenberg révolutionne l’imprimerie avec les polices mobiles en fer pour accélérer la diffusion de la bible, on est en droit de se demander sur quels documents 300 ans après, des écrivains ont pu écrire avec tant de certitude les prétendus discours attribués à un tel dénommé Jésus-Christ. A l’époque de internet, télévision, facebook, cinéma, tweeter, sms etc… où l’information est abondante et rapidement repérable, il ne nous est pas possible de dire toute la vérité sur des évènements sur la crise ivoirienne, chacun clamant qu’il a ga gné les élections, sur la guerre en Libye, notamment sur qui a tué le Guide Libyen, la paternité du crime faisant l’objet d’un ping-pong entre les insurgés et les services secrets français, ou même les évènements en cours en Syrie où toute information dépend bien évidemment de l’intérêt que chacun a dans la crise Syrienne, dépend quel côté on soutient. Et Benoît XVI conscient lui-même que le mensonge de Jésus était gros comme un éléphant, tente d’expliquer l’inexplicable avant de se convaincre et se raviser à dire la vérité, toute la vérité et rien que la vérité ; et c’est comme cela qu’il va ajouter de sa propre plume dans son livre :

Comme résultat naturel de ces tentatives, il ressort l’impression que nous savons très peu de choses fiables sur Jésus et que c’est la foi en sa divinité qui a façonné son image après coup.

Bingo ! Peut-on être plus clair ? Je ne crois pas. Il a tout dit. Cette phrase n’est pas celle d’un anticléricale de première heure, mais bien du Pape Benoit XVI, consignée dans cet ouvrage « Jésus de Nazareth ». En d’autres termes, c’est le chef de l’église catholique qui nous confirme que lui-même n’a aucune preuve historique de l’existence de Jésus et comment ne pas lui donner raison.

Par ailleurs, lorsque lit les auteurs de la biographie de Jésus dénommé « Nouveau Testament », on se rend compte très vite qu’ils ne se sont pas parlés, ils ne se sont pas concertés, chacun semble raconter une histoire contraire à l’autre. On se demande si le personnage est le même.

 

8- LE MENSONGE DERRIERE LA HAINE DE LA RUSSIE PAR L’OCCIDENT

Lorsqu’on pose la question : pourquoi cette phobie qu’ont les occidentaux contre la Russie ? La réponse est presque unanime : à cause de l’héritage de la menace que représentait ce pays durant la guerre froide. Ce qui est faux, bien évidemment. Nous sommes là devant un des cas les plus hallucinants de la falsification de l’histoire moderne. Une histoire écrite à l’Ouest de 30 millions de soviétiques ukrainiens tué par Staline dans les goulags. Une information complètement fausse, mais savamment entretenue depuis son auteur Hitler, jusqu’à nos jours.

Pour reconstruire ce grand mensonge de l’histoire, il faut lire le chef d’œuvre du dictateur allemand Adolf Hitler publié en 1925, intitulé Mein Kaft dans lequel il écrit que l’Ukraine doit devenir une région pour garantir l’épanouissement et l’espace vital de l’Allemagne. La propagande Nazie va s’en saisir pour marteler qu’il fallait libérer ce territoire des « êtres inférieurs » pour permettre à la race allemande de s’épanouir. Mais ce territoire est russe et communiste. Comment y parvenir ? C’est le début de la haine contre les russes. Pour y parvenir, Hitler va se servir de 3 personnes : Hearst, Conquest et Soljenitsyne.

Alors que pendant 60 ans l’histoire officielle en Occident avait toujours fait circuler une fausse version de l’image de Staline, il faudra attendre 9 ans après la chute du mur de Berlin pour que quelqu’un ait le courage de revisiter tout le mensonge de la centralité de l’histoire entre l’occident et la Russie. Le premier à remonter à Hitler et rapprocher les 3 hommes au service de la propagande de dénigrement de Staline et l’URSS, pour la conquête de l’Ukraine c’est Mario Sousa qui publie en avril 1998 le résultat d’un recherche intitulée : « Les Mensonges sur l’histoire de l’Union Soviétique », très dense et documentés dans Proletären, le journal du parti communiste suédois KPML.

Pour Mario Sousa, Hearst est l’ami américain de Hitler est le plus important de cette manipulation de l’histoire, en mettant en jeu sa richesse et son empire médiatique.

William Randolph Hearst est un multimillionnaire américain, fils de Georges Hearst , sénateur américain, richissime propriétaire de mines et de plusieurs journaux de faits divers, dont le San Francisco Daily Examiner à la tête duquel il va nommer ès 1885 son fils, le prodige William, qui lorsqu’il devient ami de Hitler, il est en 1935, considéré comme l’homme le plus riche du monde, grâce à son empire des médias fait de 2 agences d’information, 12 stations radios 25 quotidiens et 24 hebdomadaires couvrant tout le territoire des USA, avec 13 millions de copies vendues chaque jour pour 40 millions de lecteurs, qui seront tous mis au service du fureur dans sa guerre psychologique contre l’Union Soviétique et son président. Son influence est telle qu’il réussira à retarder l’entrée en guerre des USA contre Hitler. Pire, il réussira surtout à faire en sorte que les USA ne s’allient pas à l’URSS pour lutter efficacement ensemble contre Hitler et écourter la durée de la guerre.

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Comment en est-on arrivé là ?

En 1934 Hearst fait un voyage en Allemagne où il rencontre Hitler qui lui expose ses idées sur la nécessité vitale pour l’Allemagne d’envahir l’Ukraine et d’en faire le grenier du pays. Lorsque Hearst rentre aux USA, ses 40 millions de lecteurs quotidiens de faits divers seront servis par une nouvelle littérature contre l’Union Soviétique. Et pour écrire les articles les plus abominables contre l’Union Soviétique, Hearst ne va pas passer par quatre chemin pour recruter un journaliste, il va tout simplement publier et régulièrement les articles que lui envoie Goering, le bras droit de Hitler. Tous les deux vont expérimenter une technique de manipulation et de diabolisation qui sera ensuite utilisée contre l’Afrique et ses dirigeants chaque fois qu’ils ne seront pas suffisamment dociles : il s’agissait de projeter dans l’imaginaire collectif de l’opinion publique américaine l’idée des dirigeants soviétiques, tous gangrénés par la corruption, et le peuple extrêmement pauvre à cause de ses dirigeants incapables. Les gros titres étaient fournis directement par la gestapo, la police secrète nazie. Le 18 février 1935, à la Une du Chicago American, il y al titre : 6 millions de morts de famine en URSS.

Lorsque Hearst meurt en 1951, grâce à son empire qui compte désormais 100 quotidiens et emploie 15.000 personnes, il a réussi à mettre les bases de la guerre froide basée sur la peur de l’Union Soviétique. C’est la CIA qui va récupérer son héritage et relancer de plus belle.

Lorsque Ronald Reagan arrive au pouvoir comme président des USA de 1981 en 1989, il a besoin de faire passer ses reformes ultralibérales, pour déréguler l’économie américaine et donc, créer plus de précarité, avec moins de la présence publique. Pour y parvenir sans susciter de remous de ses citoyens, il ira pécher dans la presse nazie de Hearst, la fable des morts de famine en Union soviétique. Cette fois-ci, il frappe plus fort que Hearst, et fait passer ses précédents 6 millions de morts à 15 millions de famine, en plus de 11 millions de morts de la torture socialiste, à travers 2 initiatives de manipulation, extraordinaires : l’université pour la crédibilité académique du mensonge et le cinéma pour cimenter et inscrire le mensonge dans le marbre de la pensée populaire comme vérité absolue. Il vient de Hollywood comme acteur et donc, il connait la force du cinéma. C’est ainsi qu’en 1984 c’est un professeur de la prestigieuse université américaine de Harvard de Boston qui va publier un livre du titre : « Human Life in Russia » (ou la vie humaine en Russie), deux ans après, en 1986 c’est un ancien membre des services secrets britanniques, devenu professeur d’histoire à l’université américaine de Stamford en Californie, un certain Robert Conquest qui va encaisser la somme de 80.000 dollars pour avoir mis sa signature sur un livre intitulé : « Harvest of Sorrow » ou la Moisson du Désespoir, qui sera interprété au cinéma la même année avec le titre « Harvest of Despair », ou bien la Moisson du Désespoir. La même année, Conquest est recompensée, puisqu’il est recruté par Ronald Reagan en personne pour écrire un texte pour préparer le peuple américain à une pseudo invasion russe. Ce texte sera intitulé : « Que faire quand les Russes arrivent – un manuel de survie ».

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Mais qui est ce professeur d’histoire dénommé Conquest ? Pour le savoir, il faut fait un saut en arrière de 10 ans pour lire dans le journal Britannique The Guardian du 27 Janvier 1978 qu’à l’IRD (Information Reseach department) des services secrets britanniques, il travaillait du département chargé de la désinformation sur l’ Union Soviétique, c’est-à-dire que son rôle était de fabriquer de fausses histoires croustillantes pour les politiciens et journalistes occidentaux pour dénigrer l’Union Soviétique. Dans ce même journal, The Guardian va plus loin et révèle qu’il y avait plus de 100 journalistes qui à travers leurs articles faisaient semblant d’avoir été sur le terrain de la prétendue terreur en Russie, mais qui au fond fabriquaient tous leurs articles à partir des fausses informations fournies par le bureau de Conquest. Et parmi ces journaux, The Guardian cite : Le Daily Mirror, The Times, le Financial Times, The Economist, le Daily Mail, The Express, The Guardian lui-même et bien d’autres encore.
Tout ce mensonge ne va pas laisser indifférent un homme, c’est un journaliste canadien du nom de Douglas Tottle qui écrira en 1987 un livre intitulé : « Fraud, Famine and Fascism » ou Mensonge, famine et fascisme. Et un sous-titre tout aussi évocateur : « la fable du génocide ukrainien d’Hitler à Harvard ». Dans ce livre, Tottle démonte point par point les mensonges qu’on a servie à la population américaine pour eau bénie. Il montre par exemple que les photos que Hearst avaient publiées à la Une de ses journaux et reprises par les professeurs universitaires étaient en réalité des photos provenant ou de la guerre civile russe de 1917 ou des morts américains de l’épidémie de la fièvre espagnole qui avait fait 20 millions de morts de 1918 à 1920 en Europe et aux USA.

Quel est l’écrivain Russe le plus plébiscité en occident ? C’est Alexandre Soljenitsyne, récompensé même par un prix Nobel de la littérature. Mais lorsqu’on sait que le Nobel attribué au camp ennemi comme celui de la Paix au chinois Liu Xiaobo en 2010, pour son livre « L’Archipel du goulag »

Soljenitsyne va gagner le prix Nobel de littérature 1970. Il doit remercier l’occident pour ce prix. En 1974, il renonce à la nationalité russe et émigre en Suisse, puis aux USA où dès l’année d’après, c’est-à-dire le 15 Juillet 1975 il doit parler au Congrès Américain, devinez de quoi ? Bien sûr pour dénigrer son pays. Soljenitsyne se trouvait un peu dans le même piège de plusieurs africains de la diaspora qui pour remercier les pays hôtes de les héberger, se mettent dans une posture permanente de réfugiés virtuels qui doivent dénigrer leur pays d’origine constamment pour avoir le « benestare » du pays hôte. Comme Liu Xiaobo qui soutenait Bush pour sa guerre en Irak, Soljenitsyne milite pour que les USA attaque encore le Vietnam, parce que pour lui, la défaite de la Nation américaine contre des communistes de Vietnam et tout simplement inacceptable. Surtout que, selon lui, il existerait des milliers de soldats américaines encore prisonniers au nord du Vietnam. Ce sont ses mensonges qui vont inspirer les films Rambo. Il regrette que le Portugal qui est un pays civilisé de l’Occident a pu donner l’indépendance à des pays incivilisés comme l’Angola et le Mozambique. Mais là où Soljenitsyne, va faire encore plus fort c’est le 20 mars 1976 lorsqu’à la chute du dictateur espagnole Franco il va en Espagne pour mettre les espagnoles en garde contre le socialisme qui risquait de remplacer le fascisme de Franco, à la transmission Directissimo et repris le lendemain 21 mars 1976 au journal télévisé de la télévision ABC, il déclare que le socialisme avait tué 110 millions de russes. Le mensonge de Hearst de 6 millions de morts était arrivé à 15 millions de Conquest et maintenant, il était devenu 110 avec le nouveau chouchou de l’occident Soljenitsyne, avec une inflation des mensonges contre son pays.

Voilà comment 3 personnages pour 3 raisons différentes ont pu contribuer à la falsification d’une histoire qui conditionne le présent des deux pays les plus armés au monde. Mais surtout, voilà comment un dictateur comme Hitler honnis par les livres d’histoire peut continuer de vanter la paternité d’un positionnement stratégique de l’occident qui lui voue une fidélité à sa politique en continuant à haïr l’ennemi qu’il s’était fabriqué pour les besoin de sa politique macabre.

 

9- QUELLES LECONS POUR L’AFRIQUE ?

On entend souvent des revendications comme il faudra d’abord enseigner aux Africains l’histoire de l’Afrique. Mais la question qu’il convient de se poser c’est : Quelle histoire de l’Afrique ? Le vrai problème est que la plupart des historiens africains ont été formés à la sauce occidentale, qui par définition leur a enseigné la version de l’histoire qui était compatible avec ses intérêts. Et comme pour la plupart ces intérêts sont incompatibles avec ceux africains, ces derniers sont tout simplement balayés d’un revers de main par les spécialistes de la manipulation et de la fabrique de l’histoire. Pour bien comprendre ce concept qui va sembler sans importance, prenez une compétition sportive entre deux pays, entre deux villes. Enregistrez les commentaires des journalistes sportifs qui décrivent la compétition. Lorsqu’à la fin du match, on compare ces commentaires, des journalistes des deux équipes, on a l’impression qu’il ne s’agit pas du même match, parce que ce qui est un exploit pour l’un, est un manquement pour l’autre, lorsqu’il y a un but qui suscite la joie dans un camp, le même but suscite l’amertume chez celui qui a subi. Ainsi va l’histoire. Il est impossible qu’un africain voit la même histoire qu’un Européen. Il est donc impossible qu’un africain désigne la violence des déportations de millions d’Africains par les Européens avec les mêmes mots, avec les mêmes adjectifs ou avec les mêmes substantifs comme LA TRAITE. De la même manière, les africains victimes de la violence de la période de l’occupation européenne ne peuvent pas désigner ce fait par le même mot des européens. Il suffit de voir les nombreux films réalisés surtout par les britanniques avec une certaine nostalgie pour comprendre que le mot colonisation est laudateur pour l’Européen qui avec cela, peut s’affranchir du viol du continent africain, puisqu’il se dédouane avec un mot qui signifie qu’il a mis en valeur des terres en friches, et n’appartenant à personne. De la même manière, des mots comme NEGRE, NEGROIDE, NEGRIER, NEGROPHOBES, NOIR etc… sont à bannir du vocabulaire d’un africain, car non seulement cela n’existe dans aucune langue africaine, mais en plus, l’européen qui l’a utilisé pour nous désigner ne le faisait pas pour nous faire plaisir.
Tous les fragments de l’histoire contemporaine africaine enseignée dans les écoles et universités en Afrique ont été construits avec la contribution financière de l’Europe ou de l’Unesco dont le siège parisien nous donne une indication assez précise de quel intérêt est privilégié. Il est donc naïf de parler d’une histoire contemporaine authentique africaine avec les financements européens. C’est le gage qu’aucune vérité troublante ne pourra être relatée.
Le pire c’est lorsque ces africains vont directement dans les universités occidentales boire leur dose de propagande historique mettant en scène la vision occidentale du monde, garantissant son image et ses intérêts. Comment peut-on ensuite être surpris que ces personnes une fois en fonction ignorent complètement l’urgence d’identifier au préalable les intérêts nationaux à défendre avant toute action ?

Quelle crédibilité dans l’écriture de l’histoire contemporaine africaine peut-on attendre des professeurs universitaires qui affichent à la porte de leur bureau à l’Université où ils enseignent, non seulement leur titre, mais surtout et en plus gros, le nom.

 

Jean-Paul Pougala

Leçon de Géostratégie Africaine n° 46 – Extraite du livre à venir intitulé : Pensée Critique” de Jean-Paul Pougala

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