NEWSLETTER

Français     English

Share this

Nous vous convions à une visite, celle du nouveau parc d’attractions naturelles de Ngaoundéré édifié dans la banlieue ouest de la métropole régionale de l’Adamaoua dénommé « Bois de Mardock ».

Le Bois de Mardock est donc le nouveau nom de baptême du premier parc de la ville de Ngaoundéré. Situé sur l’axe Ngaoundéré-Meiganga, cet espace aménagé est devenu l’emblème de la ville. Ce qui frappe tout visiteur qui pénètre dans les lieux, c’est son charme et sa nature exotique ; « c’est un endroit très paisible » tels sont les mots du percepteur des lieux. Moussa Yazid puisqu’il s’agit de lui nous explique

« Le Bois de Mardock est ouvert depuis le 4 juin 2015 sous l’égide du Délégué du gouvernement au près de la communauté urbaine de Ngaoundéré ».

La visite guidée nous est proposée par Bobbo, agent d’entretien « ici c’est le restaurant » dit-il en pointant du doigt un bâtiment moderne, décoré avec style, entouré de grilles d’escaliers et de toutes sortes de fleurs qui ornent les lieux. Poursuivant les explications, il précise :

« les plats servis ici sont très variés ; tout le Cameroun en cuisine s’y retrouve et les prix commencent à 1000F »

C’est quand même cher pour un camerounais moyen rétorquais-je.

Changement de décor, on se retrouve devant des étangs, des enclos et des cages barbelés et couverts de pailles ; c’est le zoo précise t-il. Il y’aura toute sortes d’animaux sauvages : des lions, des gorilles…

Le Bois de Mardock est un jardin public ouvert à la population. L’entrée est conditionnée à l’achat d’un ticket d’entrée qui coute 100F. Des centaines des personnes s’y rendent quotidiennement et les weekends, l’affluence est encore plus importante. Un visiteur et sa compagne qui préfèrent l’anonymat nous répondent

« nous fréquentons régulièrement le Bois de Mardock. Nous venons ici parce que c’est un endroit agréable et tranquille ».

Bras dessus bras dessous, le couple se promène en amoureux.

Lire aussi / Also read
Douala-Deido : Le géant de La Nouvelle Liberté

Un riverain, le nommé Krebai Jean, a assisté à la reconfiguration des lieux. Il s’exprime en ces termes « je vis ici depuis des années et j’ai été témoin des changements » ; avant d’ajouter

« il y’a 3ans de cela le site servait de champs de maïs et d’ignames. Voir que c’est devenu un des endroits les plus prisés me rends plein de fierté ».

Désormais, l’endroit est éclairé à base d’énergie solaire et le carrefour est très embelli

Le jardin lui-même est somptueux : de grands arbres à l’ombre généreuse, des ruelles dallées aux bancs publics merveilleusement posés, les différents sortes des fleurs comme ces jolies narcisses illuminent le parc. Rien d’étonnant alors que le chef d’œuvre de cette merveille, le premier magistrat de la ville, Hamadou Dawa, soit qualifié par certains de « délégué fleur »
Le Bois de Mardock n’est pas cependant totalement achevé, beaucoup d’autres œuvres sont soit en plein chantier soit en finition .C’est le cas de ce motel encore en chantier « les travaux avancent lentement mais surement » rassure Benoit Kandem, technicien qui supervise les travaux. Non loin de là, les travaux peinent sur le chantier de la salle de cinéma et de spectacle.

Quant aux travaux de construction de deux piscines, ils sont à l’arrêt et pour cause « les travaux ont été arrêtés suite à la mort de deux enfants qui se sont noyés dans ce lac, il est enchanté » raconte l’un des hommes, pelle à la main. Pour terminer notre visite guidée, nous nous rendons sur un site en terrassement qui abritera selon un responsable un parc de jeux pour enfant, un terrain de basketball et de volleyball

Cependant l’aménagement et l’exploitation du Bois de Mardock n’est pas sans critiques. Pour certains, « un parc c’est un besoin de riches alors que la ville a des besoins plus urgents en terme d’électrification, d’adduction d’eau et de route » et ailleurs, on s’interroge sur la destination des 6 milliards alloués par le Minduh à la communauté urbaine de Ngaoundéré pour l’embellissement de la ville. Autre grief, l’emplacement de ce site pose le problème de sa viabilité. En effet il situé à proximité de la zone industrielle de la Magzi, de l’aéroport de Ngaoundéré et de la voie de chemin de fer. Alors, on se pose la question de savoir s’il est judicieux d’aménager un tel parc à coté de toutes ces nuisances sonores, olfactives et risques d’accidents?

Lire aussi / Also read
Crise anglophone: Les abus vivement dénoncés

Quoiqu’il en soit, les amateurs eux ne boudent pas leur plaisir de s’y rendre et de flâner parmi ces ruelles dallées. Bonne visite ! ! !

Share this

Réactions

Veuillez saisir votre contribution !
Veuillez saisir votre nom ici

8 × 1 =