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Les sources officielles dressent déjà un bilan effroyable de la plus grave catastrophe ferroviaire dan l’histoire du Cameroun après le déraillement du train 152 de la Camrail ce Vendredi 21 Octobre 2016 et selon le ministre des Transports, les chiffres pourraient être revus à la hausse d’après l’état critique de certaines victimes.

55 morts et 575 blessés, d’après un “bilan provisoire” présenté ce 21 octobre en soirée par le Ministre des Transports, Edgar Alain Mebe Ngo’o, sur les antennes de la chaîne nationale.

Mais un bilan qui pourrait s’alourdir après le relèvement de wagons renversés dans les ravins et au vus des cas de blessés dans un état critiques.

La nouvelle a plongée de nombreuses familles dans la tristesse la plus absolue. Non seulement il s’agit là de morts tragiques par l’un des moyens de transport les plus sûrs mais aussi certains corps sont complètement méconnaissables.  Le déraillement du train de la Camrail, survenu vendredi en début de journée à Eséka, situé entre Douala et Yaoundé,

Bilan revu à la hausse

Selon certaines sources indiscrètes, les chiffres serraient très en dessous des victimes déjà dénombrés. Des médias dans évoque déjà une centaine de morts et près un millier de blessés. En plus les victimes des wagons renversés dans le ravin ont mis du temps à être secourues.

Les opérations de relèvement de ces wagons pourraient révéler d’autres personnes mortes ou encore en vie

déclarait déjà le ministre des Transports en soirée. Déjà des indiscrétions déclaraient le décès de deux blessés recensées de suites de leurs traumatismes. Faut-il le signaler, Eseka est une petite localité dont les infrastructures hospitalières ne peuvent faire face à ce type de catastrophe.

Mesures urgentes

Edgar Alain Mebe Ngo’o informe aussi qu’il a été prescrit à la Camrail – filiale du groupe français Bolloré Africa Logistics et concessionnaire des chemins de fer du Cameroun depuis 1999 – de mettre en œuvre un certain nombre de mesures “urgentes”.

Il s’agit notamment pour cette dernière de : procéder au relèvement des wagons qui se sont renversés dans les ravins “dès le soir du vendredi ”; envoyer un train pour transporter le maximum d’accidentés vers Yaoundé afin d’assurer leur prise en charge dans les hôpitaux de la capitale. Le ministre des Transports annonce également “l’ouverture d’une enquête judiciaire” pour élucider les conditions de survenue de cet accident.

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Cellule d’assistance psychosociale

Le déraillement a fait réagir plusieurs départements ministériels au rang duquel celui en charge de la santé des citoyens. Le ministre de la Santé publique, André Mama Fouda, recommande à des personnes ayant des proches qui se trouvaient à bord du train 152 de la Camrail de ne pas prendre la route pour Eséka; mais d’attendre les nouvelles qui seront données au fur et à mesure; ou l’arrivée des passagers à Yaoundé. Face à cette crise, une “cellule d’assistance psychosociale” a été mise en place pour “réconforter” les familles par le Minsanté.

La Camrail souligne qu’un numéro d’information, le (+237) 699 10 18 10,a été mis à disposition des usagers pour toute demande d’information.

Causes évidentes

Le déraillement de ce jour n’est pas le fruit du hasard et encore moins d’un excès de vitesse. De manière général, les rails sur le transcamerounais sont vétustes et hors normes. En plus le train de ce vendredi était spécialement surchargé de monde qui voulait éviter le blocus imposé par la coupure de l’axe lourd Douala-Yaoundé survenu plus tôt dans la nuit à une soixantaine de kilomètre de Boumnyebel. D’après les informations recueillies, le train avait été rallongé de huit wagons supplémentaires. De tels paramètres sur un tronçon réputé dangereux dans la zone du déraillement ne pouvaient qu’occasionner un désastre.  Tous les ingrédients étaient donc réunis et fallait juste que ce soit le jour de malheurs pour certains.

Paul Biya hors du Cameroun

Fidèle à ses habitudes, le président de la république Paul Biya est resté à l’étranger où il séjourne depuis quelques jours déjà.

Paul Biya, par la voix du ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary, demande également aux Camerounais de faire preuve de “solidarité” en ces jours douloureux.

Sous d’autres cieux, devant un tel désastre humain qui frappe sa population, le Président de la République serait retourné pour être proche des familles sinistrées. Cette désolidarisation décriée par bon nombre de concitoyens ne surprend plus personne au pays.  « Paul Biya, n’est jamais là quand on a besoin de lui ou que son peuple est frappé par un malheur. On en a l’habitude… » déplore un homme politique.

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