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La façon dont nous percevons le monde, notre environnement, la façon dont nous interprétons les événements qui se déroulent autour de nous, traduisent de l’état dans lequel se trouve notre cerveau.

Voici une liste non exhaustive des maladies qui affectent le cerveau de l’Homme :

LA PARÉIDOLIE

Sorte d’illusion d’optique qui consiste à associer un stimulus visuel informe et ambigu à un élément clair et identifiable, souvent une forme humaine ou animale.
Les personnes atteintes de cette maladie ont tendance à voir des formes humaines ou animales partout.

LA SCHIZOPHRÉNIE

Maladie du cerveau qui affecte la pensée, les sentiments et les émotions, tout comme les perceptions et les comportements des personnes qui en sont atteintes. Toutes ces fonctions ne sont cependant pas perturbées au même moment et dans la même mesure.
Le terme « schizophrénie » a été proposé pour la première fois, en 1911, par Eugen Bleuler, un psychiatre zurichois qui contestait le terme de « démence précoce » de Emil Kraepelin utilisé jusqu’alors.

LE SYNDROME DE CAPGRAS

Trouble psychiatrique dans lequel le patient, tout en étant parfaitement capable d’identifier la physionomie des visages, affirme envers et contre tout que les personnes de son entourage ont été remplacées par des sosies qui leur ressemblent parfaitement.
Ce syndrome délirant a été décrit par le psychiatre Joseph Capgras en 1923

L’ÉPILEPSIE DU LOBE TEMPORAL

Les syndromes épileptiques du lobe temporal comportent des crises partielles simples ou complexes qui commencent dans le lobe temporal. Puisque le lobe temporal a trait aux émotions et à la mémoire, ces crises entraînent souvent des émotions comme la peur, la joie ou la colère ou des phénomènes de la mémoire comme une illusion de déjà vu (un sentiment d’avoir vu quelque chose auparavant, même si cela est nouveau) ou de jamais vu (un sentiment de n’avoir jamais vu un objet ou un endroit familier auparavant).

LE SYNDROME DE KORSAKOFF

Trouble neurologique d’origine multifactorielle dont une carence en thiamine (vitamine B1) au niveau du cerveau. Il se manifeste par des troubles neurologiques notamment de la cognition (oublis). Ce syndrome a été décrit par le neuropsychiatre russe Sergei Korsakoff à la fin du XIXe siècle.

LA PROSOPAGNOSIE

Trouble de la reconnaissance des visages. C’est une agnosie visuelle spécifique rendant difficile ou impossible l’identification ou la mémorisation des visages humains. Le prosopagnosique est généralement capable de reconnaître les personnes en recourant à certains subterfuges, comme l’identification visuelle par l’allure générale (démarche, taille, corpulence) ou à des détails comme un vêtement familier, la coiffure, une barbe, une tache de naissance ou des lunettes. Il peut aussi, bien entendu, reconnaître une personne à l’aide d’autres sens que la vue : à sa voix, à son odeur, à sa poignée de main, etc.
La première description de la prosopagnosie acquise a été rapportée par un neurologue allemand, Joachim Bodamer en 1947.

L’HÉMATOME SOUS-DURALE OU HÉMORAGIE MÉNINGÉE

Épanchement de sang dans les espaces méningés

LA CÉCITÉ AU CHANGEMENT OU CÉCITÉ COGNITIVE

Due au mode de fonctionnement du cerveau, qui implique que celui-ci fait non pas une représentation détaillée du monde, mais une représentation lacunaire faite d’observations partielles. Ainsi, la représentation du monde constamment construite par le cerveau ne s’applique à modéliser des éléments que s’ils sont, a priori, importants et intéressants pour le futur. Le cerveau ne peut alors pas remarquer un changement qui a eu lieu sur un élément qu’il considère sans importance, d’où le nom de « cécité au changement ».

LE SYNDROME DE STOKHOLM

Le syndrome de Stockholm désigne un phénomène psychologique observé chez des otages ayant vécu durant une période prolongée avec leurs geôliers et qui ont développé une sorte d’empathie, voire une sorte de sympathie ou de contagion émotionnelle vis-à-vis de ceux-ci, selon des mécanismes complexes d’identification et de survie.
Le terme « syndrome de Stockholm » a été créé par le psychiatre Nils Bejerot en 1973, mais le mécanisme était déjà bien connu et avait été décrit, entre autres, par des psychanalystes comme Sandor Ferenczi – qui parle d’« identification à l’agresseur » – comme modalité psychique d’adaptation à toutes sortes de situations traumatiques, ou par Janine Puget. Ce comportement paradoxal et apparemment incompréhensible, qu’on retrouve notamment chez les victimes de prises d’otages, a également été décrit et analysé en 1978 par le psychiatre américain Frank Ochberg, en relation avec un fait divers.

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LA MALADIE DE PARKINSON

Maladie dégénérative qui résulte de la mort lente et progressive de neurones du cerveau. Comme la zone du cerveau atteinte par la maladie joue un rôle important dans le contrôle de nos mouvements, les personnes atteintes font peu à peu des gestes rigides, saccadés et incontrôlables.
Décrite par James Parkinson en 1817, c’est une maladie neurologique chronique dégénérative (perte progressive des neurones) affectant le système nerveux central responsable de troubles essentiellement moteurs d’évolution progressive.

LA MALADIE D’ALZHEIMER

Maladie neurodégénérative (perte progressive de neurones) incurable du tissu cérébral qui entraîne la perte progressive et irréversible des fonctions mentales et notamment de la mémoire. C’est la cause la plus fréquente de démence chez l’être humain. Elle fut initialement décrite par le médecin allemand Alois Alzheimer en 1906.

LES TOC – TROUBLES OBSSESSIONNELS COMPULSIFS

Reconnu comme étant un trouble de l’anxiété. Le TOC se caractérise par des obsessions, des compulsions ou les deux. Les obsessions sont des pensées ou des images intrusives qui surgissent à répétition et qui sont difficiles à chasser de l’esprit. Les obsessions sont dérangeantes, parfois effroyables ou désagréables. Elles peuvent générer beaucoup de détresse, de peur, de malaises ou de dégoût.

LE COMPLEXE D’OEDIPE

Théorisé par Sigmund Freud dans sa première topique, il est défini comme le désir inconscient d’entretenir un rapport sexuel avec le parent du sexe opposé (inceste) et celui d’éliminer le parent rival du même sexe (parricide). Ainsi, le fait qu’un garçon, de façon inconsciente, soit amoureux de sa mère et désire tuer son père répond à l’impératif du complexe d’Œdipe.

LE SYNDROME DE KLÜVER ET BUCY

Découvert expérimentalement dans les années 1930 par le psychologue Heinrich Klüver (en) et le neurochirurgien Paul Bucy de l’Université de Chicago. Des lésions bilatérales de l’amygdale ont permis de comprendre l’importance de celle-ci dans la gestion des émotions. Les symptômes tels que la cécité psychique (mauvaise reconnaissance des objets), les troubles de la mémoire, les tendances à explorer les objets avec la bouche et l’hypersexualité ne sont pas spécifiquement dues à l’ablation de l’amygdale ; par contre les troubles émotionnels et la diminution considérable de la peur sont des effets de celle-ci.

LE SYNDROME DU SAVANT

Également appelé savantisme, n’est pas un diagnostic médicalement reconnu, mais le psychiatre américain Darold Treffert le définit comme une maladie rare dans laquelle les personnes avec des troubles du développement (y compris l’autisme) ont un ou plusieurs domaines de compétence, de capacité ou d’excellence qui sont en contraste avec les limitations d’ensemble de l’individu.
Treffert dit que la maladie peut être génétique, mais qu’elle peut également être acquise.

LE TROUBLE DU SPECTRE AUTISTIQUE

Troubles neurologiques qui affectent principalement les relations sociales et la communication chez l’enfant. Ces troubles se manifestent aussi par l’apparition de comportements atypiques (inhabituels) et le développement d’intérêts restreints chez le jeune ou l’adulte qui en est atteint.

PANDAS – LE SYNDROME DE PANDA

Le PANDAS (Paediatric Autoimmune Disorders Associated with Streptococcus infections) se traduit par des mouvements impulsifs, répétés et incontrôlés de la part du patient

L’ANALGÉSIE CONGÉNITALE

L’insensibilité congénitale à la douleur, décrite pour la première fois par George Van Ness Dearborn en 1932, est une maladie rare et très grave, le plus souvent de cause génétique. Elle se caractérise par la perte du sens de la douleur sous toutes ses formes et sur tout le corps, avec conservation des autres sensations tactiles.

LE SYNDROME DE WILLIAMS

Association d’un retard mental, d’une cardiopathie congénitale, d’un faciès et d’un comportement caractéristiques de l’individu affecté. Il existe également des anomalies diverses du tissu conjonctif, et il y a possible hypercalcémie.

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LE TÉRATOME

Type de tumeur (tumeur germinale) formée par des cellules pluripotentes. Les tératomes sont des tumeurs complexes possédant certaines composantes cellulaires apparentées à l’activité normale de plus d’un feuillet embryonnaire. Ce type de tumeurs contient souvent des cellules bien différenciées qui produisent un ou des tissus mûrs mais à des endroits inappropriés et souvent différents des tissus environnants.

L’APYREXIE MAGNÉTIQUE

Apyrexie est dérivée du grec et signifie l’absence de feu, c’est-à-dire l’absence de fièvre.

LE TROUBLE DÉLIRANT

Le trouble délirant est un terme diagnostique dénotant un trouble mental psychotique qui est caractérisé par un ou plusieurs délires dénués de sens en l’absence de quelques autres psychopathologies significatives. Les délires non-dénués de sens sont basés sur de fausses idées, mais peuvent parfaitement être plausibles, par exemple un individu affirmant être sous surveillance policière.

LA PSYCHOSE

Terme générique psychiatrique désignant un trouble ou une condition anormale de l’esprit, évoquant le plus souvent une « perte de contact avec la réalité ». Les individus souffrant de psychose sont nommés des « psychotiques ».
La psychose qualifie les formes sévères d’un trouble psychiatrique durant lesquelles peuvent survenir délires, hallucinations, violences irrépressibles ou encore une perception distordue de la réalité.

L’ÉPILEPSIE PHOTOSENSIBLE

L’épilepsie, aussi appelée mal comitial, est une affection neurologique définie depuis 2005 par la ligue internationale contre l’épilepsie (ILAE) par une prédisposition cérébrale à générer des crises épileptiques dites « non provoquées », c’est-à-dire non expliquées par un facteur causal immédiat. Chez les personnes souffrant d’épilepsie, la survenue d’une crise est souvent due à un état de fatigue inhabituel, un manque de sommeil, ou un état anxieux.
Dans une minorité de cas dits « photosensibles », une stimulation lumineuse intermittente (par exemple, un stroboscope) peut être à l’origine des crises.
La photosensibilité décrit une sensibilité aux lumières clignotantes ou scintillantes, habituellement de forte intensité, ayant un profil pulsatile régulier. Ce type de lumières incommode bien des gens, mais il peut déclencher des crises chez les personnes faisant de l’épilepsie photosensible. Chez la majorité de ces personnes, l’électroencéphalogramme (EEG) montre des décharges cérébrales épileptiformes à la suite de l’exposition à des lumières clignotantes.

LA DISMORPHOPHOBIE

Crainte obsédante d’être laid ou malformé.

LA DFT : DÉMENCE FRONTO-TEMPORALE

Autrefois appelées « maladie de Pick », les Dégénérescences Fronto-Temporales (DFT) sont des maladies rares. Elles touchent le plus souvent des personnes jeunes, entre 45 et 65 ans, autant de femmes que d’hommes.
Elles sont dites « apparentées à la maladie d’Alzheimer » car ce sont des maladies neurologiques dues à la dégénérescence de cellules cérébrales. Ce ne sont donc pas des maladies psychiatriques.
Les DFT se caractérisent par la mort progressive des neurones dans les lobes frontaux (parties antérieures et latérales du cerveau). Ces régions sont particulièrement impliquées dans le raisonnement, l’élaboration d’idées abstraites et la planification. Elles interviennent également dans la modulation des émotions, l’initiative, le contrôle de soi, le comportement social, l’attention, mais aussi l’expression verbale.

LE TROUBLE BIPOLAIRE

Le trouble bipolaire, ou trouble maniaco-dépressif, est un diagnostic psychiatrique décrivant une catégorie de troubles de l’humeur définie par la fluctuation de l’humeur, oscillant entre des périodes d’élévation de l’humeur ou d’irritabilité (manie ou dans sa forme moins sévère d’hypomanie), des périodes de dépression et des périodes d’humeur normale (normothymie).
La cause n’est pas clairement déterminée. Elle associe à la fois des facteurs de vulnérabilité génétique et des facteurs environnementaux.

LE TROUBLE DE LA PERSONNALITÉ BORDERLINE

Le Trouble de la Personnalité Limite (TPL) ou Trouble de la Personnalité Borderline (TPB) est un trouble de la personnalité caractérisé par une impulsivité majeure et une instabilité marquée des émotions, des relations interpersonnelles et de l’image de soi .
Le terme anglais borderline (« cas-limite » ou « état-limite ») est issu de l’expression utilisée par le psychiatre américain Charles Hamilton Hugues, en 1884, “the borderland of insanity”, et s’est ensuite appliqué aux hypothèses psychanalytiques dans lesquelles le terme désigne un type frontière entre « l’organisation névrotique » et « l’organisation psychotique ». D’après cette théorie, il reposerait sur l’angoisse de perte d’objet et se traduirait par une insécurité interne constante et des attitudes de mise à l’épreuve de l’entourage incessantes. Une de ses modalités défensives est le passage à l’acte (par l’auto-mutilation, des conduites addictives et tentatives de suicide, etc.) comme décharge de l’angoisse.

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LA CÉNESTHOPATHIE – LA CÉCITÉ AU MOUVEMENT

La cénesthopathie est une pathologie qui fausse la perception du patient et il est rare qu’elle soit douloureuse.
C’est une forme de trouble qui est souvent assimilé à de l’hypocondrie légère, mais sans être accompagnée de délire. Les cénesthopathes sont des sujets qui vivent avec un sentiment continu de malaises et la perception qu’ils ont de leurs corps ne correspond pas à la réalité. Les personnes atteintes de cénesthopathies ne ressentent pas seulement des sensations étranges dans leurs corps, mais vivent aussi, souvent, dans une angoisse perpétuelle, exprimée par des craintes et des comportements maniaques surtout en ce qui concerne l’hygiène.
En 1983, Joseph Zihl et ses collaborateurs ont publié à Munich un article consacré à une femme de 43 ans qui était devenue totalement incapable de percevoir les mouvements à la suite d’un accident vasculaire cérébral qui avait lésé les deux côtés de son cortex extrastrié impliqué dans la reconnaissance du mouvement.

L’ARITHMOMAGNIE

L’arithmomanie est une névrose pouvant être classée dans la catégorie des obsessions idéatives. Les sujets ont tendance à se poser d’incessants problèmes arithmétiques avant d’effectuer quoi que ce soit : il s’agit avant tout d’un rituel. Une personne souffrant d’arithmomanie peut, par exemple, se sentir obligée de compter, alors que la situation ne l’exige pas vraiment, la quantité de nombres premiers dans 3600 secondes, ou encore le nombre de kilomètres carrés nécessaires au stockage de l’humanité tout entière, avec une densité de trois hommes par mètre carré. Le sujet ne se sent rassuré que lorsqu’il a passé un certain temps sur le problème avant d’en changer (la recherche de la solution n’est pas nécessairement son objectif). Le célèbre mathématicien John Forbes Nash semblait présenter de tels troubles avant de sombrer dans la schizophrénie.

EHS : HYPERSENSIBILITÉ ÉLECTRO-MAGNÉTIQUE

Maladie dans laquelle une personne déclare souffrir de symptômes qui selon elle sont causés et aggravés par des champs ou des ondes électromagnétiques.

LE SYNDROME PSYCHOTIQUE DE FUGUE AIGUE

La fugue dissociative est un trouble psychiatrique rare caractérisé par une amnésie concernant l’identité personnelle. Cette fugue se manifeste à court terme (de quelques heures à plusieurs jours), mais peut durer pendant des mois, voire plus. La fugue dissociative s’accompagne d’une incapacité à se souvenir de son passé et l’adoption d’une nouvelle identité.

LE TROUBLE DE LA STATIQUE OCULAIRE

Le nystagmus est un trouble de la statique oculaire caractérisé par une succession rythmée, plus ou moins régulière, de mouvements conjugués de sens contraire qui sont involontaires et habituellement synchrones (Goddé-Jolly et Larmande 1973).

LA CINESTÉSIE VISIO-TACTILE

Certains synesthètes ressentent des perceptions tactiles tout à fait incongrues : qu’ils voient une personne en toucher une autre, l’effleurer, la frapper, et cette sensation leur parvient par l’impression d’être soi-même touché, effleuré, frappé. Cette forme peu commune constitue une base de réflexion insolite concernant l’empathie, capacité qui nous permet de nous mettre à la place d’autrui.

 

Chaque siècle de la vie humaine a connu sa vague de penseurs, de scientifiques, de chercheurs, de recherches, de progrès scientifiques, de crédules, d’affabulateurs, d’inventions, de découverte. C’est à chacun d’entre nous de chercher la connaissance, de se cultiver sans cesse, et ce à travers la LECTURE.

Et la Science ne cesse d’évoluer, …

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