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Les revendications officielles ne sont pas encore évoquées mais les dénonciations des populations descendues dans les rues évoquent les injustices sociales.

La CAN Féminine du Cameroun n’est pas d’actualité à Bamenda. Depuis la matinée du lundi dernier, le chef-lieu de la région du Nord Ouest est en ébullition. Aucune communication officielle n’a été faite à propos. Tout est parti d’une protestation des instituteurs relative aux récents résultats du dernier recrutement organisé par le Ministère de la fonction publique camerounaise. Selon les protestataires qui ont envahis les artères de Bamenda, les « anglophones serait faiblement représentés sur la liste des retenus ». Une situation qui rappelle le début des émeutes de 2008 qualifiés par certains d’« émeute de la faim ». La revendication populaire a par la suite gagnée du terrain pour embrasser la multitude de préoccupations sociales voire de frustrations des populations.

Parmi les slogans brandis et propos des manifestants l’injuste revient régulièrement. « Nous voulons plus de place », « Nous voulons plus de considération », « Donnez-nous notre place », sont autant de propos relayer par les réseaux socio principal lien pour le moment avec la réalité sur le terrain. Nous fait-on savoir sur la toile, « les anglophones grève, furieux ils ne veulent plus des francophones chez eux ». Cette position ramènerait aux opinions des séparatistes qui depuis des années militent pour l’indépendance de Bamenda et son rattachement au Nigéria.

Descendu dans le fief des émeutiers ce mardi matin,  Ni John Fru Ndi leader du SDF aurait été violemment refoulé par la foule remonté contre son rapprochement avec Paul Biya. Les manifestants en colère l’on chassé quand il serait apparu pour solliciter l’accalmie. Depuis un certain temps, le chairman du principal parti d’opposition Cameroun est devenu impopulaire. Pendant que ce déroule ce scénario social, les avocats sont à couteau tiré avec le gouvernement. Rejetant la proposition de rencontre avec le Ministre de la justice prévu demain mercredi, les représentants des avocats revendiquent une assise avec le Premier Ministre.

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D’après les sources sur place, la poudrière de Bamenda serait véritablement sous les braises. L’armée serait déployée dans les principales artères de la ville pour ramener l’ordre. Mais la tension reste forte. Les rues de Bamenda demeurent quasi désertes cette après-midi et plusieurs activités paralysées. La position du gouvernement est attendue pour y voir plus clair dans cet autre soulèvement populaire à Bamenda.

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