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Les débordements survenues, les casses et morts de Bamenda, nous rappelles que de ce pays, beaucoup ont peu de fierté, qu’il conviendrait d’analyser en profondeur.

Pour qui connait le Cameroun, sait que le peuple s’exaspère à force d’attendre le bout du tunnel promis par Paul Biya. Le devoir d’histoire nous indiquent que de nombreux citoyens on sacrifiés leurs vies pour des causes aujourd’hui bafouées par des administrateurs véreux. Notre réalité nous enseigne au quotidien que l’égoïsme est enraciné dans nos mentalité et attitudes. “Combien de générations ont-elles été sacrifiées dans les crises et épreuves du Cameroun ?” Une nation ça se construit et une fierté ça se nourrit par le partage de la richesse publique. La situation de Bamenda nous interpelle à être vraiment patriote et non “ventriote”.

Lorsque dans un pays, un citoyen, et de sur quoi une personne active, ne peux manger à sa faim, se soigner, disposer d’électricité, boire de l’eau potable, se mouvoir aisément faute de route, avoir droit à une bonne éducation faute d’enseignants ou d’infrastructures adéquates, jouir d’une justice équitable parce que pauvre ou vulnérable… ne pensez pas que cette dernière aura la même fierté du Cameroun que vous & moi. Une chose à faire au pays et les citoyens l’attendent depuis des décennies, c’est d’arrêter de tuer des rêves, sacrifier des générations et stopper des ambitions de ceux qui vivent honnêtement, pour que le peuple soit véritablement reconnaissant envers la patrie. Remercions Dieu chaque jour de n’avoir pas connu la misère que certains compatriotes endurent; et à leur place, très honnêtement, nous ne serions pas si heureux d’être camerounais.

Revoyons les statistiques des morts dans la traversée pour l’Europe, elles justifient à suffisance la volonté d’aspirer à un meilleur devenir ailleurs de ces candidats à l’immigration tout risque. En 2008 cela avait toujours commencé comme une revendication, les plus camerounais on banalisé la grogne populaire et profité plus que les autres par la suite. L’Extrême-nord aujourd’hui sur les braises aurait pu être évité lorsque l’opinion décriait la précarité sociale des jeunes. En ce temps, des illuminés criaient au scandale pour préserver leurs postes et privilèges, entretenant ainsi la misère des populations dont plusieurs ont été enrôlés dans les rangs de terroristes…

Chers frères, soyons fraternellement camerounais et militons pour le développement collectif et non individuel. Ne jugeons pas comme si on méritait mieux que les autres notre citoyenneté, mais ouvrons nos cœurs pour apaiser les souffrances des compatriotes dans le besoin. C’est de la sorte qu’il sera possible de consolider le progrès du Cameroun. Fraternellement, recevez le salut citoyen !

by Rodrigue TAPEO

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