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Des études archéologiques attestent que le site sur lequel est construit le barrage Lom-Pangar aurait été habité par des hommes il y a environ 5 000 ans.Fouilles archéologiques avec les doctorants de l’UMR PALOC au Cameroun 2000-2010 (Richard Oslisly)

Des archéologues se veulent formels sur le fait que le site de Lom-Pangar renferme des vestiges remontant aux 9ème et 13ème siècles. Des éléments situés historiquement à l’Age de pierre. La compagnie en charge de la réalisation du pipeline Tchad-Cameroun, la Cameroon Oil Compagny découvrait déjà en 2013, que le site sur lequel est construit le barrage de Lom-Pangar gardait des traces de vie et d’activités humaines situées à environ 500 ans.

Des fouilles archéologiques réalisées sur le site dudit en 2014 (dans un communiqué signé conjointement par le Minac et Edc) ont permis de découvrir près de 40.000 artéfacts. Des céramiques, de scories, de pierres, des fragments de pipe et de charbon, de la poterie, etc., l’âge relatif de ces artéfacts irait de la préhistoire jusqu’aux années 1950. C’est dire que ces vestiges sont estimés à près de 6 000 ans avant Jésus-Christ. Des informations issues du ministère des Arts et de la Culture indiquent qu’un fourneau de fonte de fer presqu’intact est jusqu’ici considéré comme la plus importante de ces découvertes. Toutefois, on retrouve des formes de pierres rares dénommées «KWE» déjà rencontrées en République Centrafricaine et en République démocratique du Congo.

Ces fouilles se sont effectuées dans le cadre du programme de sauvetage archéologique mené sur le volet «préservation du patrimoine culturel du Projet hydroélectrique de Lom Pangar» et conformément à la loi n° 2013/003 du 18 avril 2013 régissant le patrimoine culturel au Cameroun, indiquait ledit communiqué conjoint Minac-Edc.

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L’opération de datation, en cours, de ces vestiges permettra d’enrichir la connaissance sur la civilisation camerounaiseet son développement en général. Des fouilles similaires sur d’autres chantiers, notamment concernant le port en eau profonde de Kribi sur une superficie de 160 hectares dans une région considérée très riche en archéologie, tout autant que les grands projets miniers et le chemin de fer de 450 à près 500 km entre Mbalam (Est) et Kribi libéreront d’autres secrets.

Arthur melli
hanoscultures.com

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