NEWSLETTER

Français     English

Share this

Le notable au Lamidat de Ngaoundéré et acteur agropastoral fait savoir que l’élevage a beaucoup régressé ces dernières années dans la région du château d’eau du fait de la persistance du phénomène d’insécurité dans les principales zones de pâturage.

Cette troisième édition de la foire à bétail a été pour moi plus intéressante que l’année dernière. Les éleveurs sont venus avec des animaux exceptionnels et surtout le mouton à quatre cornes. Les prix ont également été plus importants cette fois et cela motive davantage les acteurs à aller de l’avant. Si je peux me permettre de noter, je donnerai la note de 18/20 à l’organisation et aux manifestations.

Seulement, il faut remarquer que « Djoda 2016 » se tient dans un contexte où l’activité pastorale traverse une sérieuse crise sécuritaire dans la région de l’Adamaoua. Beaucoup d’éleveurs sont découragés par les actes de vols, d’agression et d’enlèvement des malfrats qui sillonnent les campagnes.

La menace sécuritaire a freiné les ambitions de ceux qui voulaient investir dans le secteur au détriment du développement durable souhaité. Quand on sait que l’Adamaoua est la région pastorale par excellence au Cameroun, vous pouvez imaginer les pertes pour les éleveurs et l’impact sur l’économie locale et nationale.

Au vue des réalités dans les villages et les dégâts constatés dans les cheptels, je peux dire que l’activité de l’élevage a beaucoup régressé ces trois dernières années. Nous espérons que les pouvoirs publics vont vraiment écouter les plaintes des éleveurs qui n’ont que cela comme activité.

Share this

Réactions

Veuillez saisir votre contribution !
Veuillez saisir votre nom ici

1 + 1 =