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Le hashtag #bringbackourinternet alimente le mouvement de contestation lancé par les activistes de divers endroits du monde pour le rétablissement d’Internet dans le Nord-ouest et le sud-ouest sur les réseaux sociaux. 

Depuis quelques jours, les revendications contre la suspension d’internet dans la zone anglophone se fait retentissante sur la toile. «Bring back our internet» un mot d’ordre qui mobilise de plus en plus les internautes révoltes contre la répression numérique du régime en place contre les populations du Nord-ouest et du Sud-ouest. Une formule reprise par de millier d’activiste solidaire des populations de cette partie du pays, comme pour dire au gouvernement de «rétablir la connexion».

Engagement

Les réseaux  sociaux  Twitter, Facebook, Whatsapp, … ont fortement contribuer à dénoncer la situation dans la partie anglophone du Cameroun.  Des activistes reconnus de la toile ont d’ailleurs exprimer leur solidarité au populations anglophones. Edward Snowden, le 25 janvier postait un tweet depuis la Russie où il s’est exilé sur son compte. «Il s’agit de l’avenir de la répression. Si nous ne luttons pas là-bas [au Cameroun], cela va arriver ici», soutenait-il. Cette publication a été reprise plus de 4500 fois sur les différents réseaux sociaux.

Le 27 janvier 2017, Coco, une activiste camerounaise très engagée sur le sujet (de par ses nombreuses publications) postait ce tweet : «le gouvernement camerounais n’a rien à cacher, alors pourquoi le bloquer Internet? «Quand l’injustice devient loi, la résistance devient un devoir». Elle va même quelques fois jusqu’à soutenir que «trop c’est trop !».

Instruction du Président

Le black-out dans ces régions date du 17 janvier 2017. Les habitants de Bamenda et ses environs sont privés des services liés à internet. Quelques jours auparavant, Minette Libom Li Likeng, ministre des Postes et Télécommunications s’exprimait sur la question «Il se trouve que des esprits malveillants profitent de ces plateformes pour propager des messages faux et de nature à créer une psychose, à menacer les populations. Alors le gouvernement, sur instruction du Président de la République, a pensé qu’il était temps de sensibiliser», avait-elle indiqué le 13 janvier 2017. Une sensibilisation qui s’est finalement concrétisée dans cette partie du pays par la coupure.

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Solidarité tout azimut

La vague de contestation a connue de nombreux soutiens dans les rangs du peuple camerounais. Selon certains membres des groupes actifs sur la question dévoilent leur intentions. «Il ne s’agit pas de donner des ordres à qui que ce soit mais de lancer un appel aux concernés. Nous sommes certes d’expression française et vivant loin de ces régions mais nous sommes de tout cœur avec eux et nous voulons qu’ils aient accès à internet comme tout le monde» dit un camerounais solidaire. Une solidarité devenue internationale. Omolola Adele-Oso qui postait sur son compte twitter «l’accès à l’Internet haut débit est un droit de l’homme. La désorganisation intentionnelle du Cameroun par l’Internet des citoyens est une violation». Même appel au rétablissement dans leur droit d’internet des populations anglophone pour l’’entreprise sociale nigériane “Paradigm Initiative”, qui travaille sur l’inclusion numérique et les droits numériques en Afrique.

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