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Le parlement béninois demande du temps pour plancher sur ce projet du chef de l’Etat.

Les députés béninois ont refusé d’étudier le projet de révision de la Constitution dans la précipitation. Pourtant, l’exécutif avait émis le vœu  que le texte soit examiné en procédure d’urgence. Le texte dont il est question prévoit notamment un mandat unique de six ans pour le chef de l’Etat (une annonce phare de la campagne de Patrice Talon lors de la présidentielle). Il est également question de la création d’une Cour des comptes et du financement public des partis. Certaines dispositions de ce texte évoquent aussi une forme d’immunité pour les ministres en fonction, de même que pour le président en fonction ou pas. Il est ainsi interdit toute détention provisoire et ou garde à vue pour ces personnalités-là.

La décision du parlement béninois atteste de la vitalité de la démocratie dans ce pays. En effet, qu’ils soient proches ou opposés au pouvoir, les députés préconisent la prudence. Sans être fondamentalement contre le principe de révision de la constitution, ils souhaitent avoir du temps pour étudier le texte. Bien plus, ils souhaitent préalablement consulter les Béninois. Le président Talon devra donc patienter avant de voir éventuellement aboutir son projet de toilettage de la Loi fondamentale béninoise. Toutefois, la réserve émise par les députés n’est pas la seule enregistrée.

En effet, les magistrats béninois réunis au sein de l’Union nationale des magistrats du Bénin (UNAMAB), réclament quant à eux, le retrait pur et simple du projet de révision de la constitution, au motif qu’il consacre l’affaiblissement du pouvoir judiciaire en le dépouillant de l’essentiel de ses prérogatives. Dans un communiqué, ils ont fait savoir en fin de semaine écoulée que, « le projet de loi portant révision de la constitution du 11 décembre 1990 consacre l’affaiblissement du pouvoir judiciaire en le dépouillant de l’essentiel de ses prérogatives, renforce l’impunité tout en portant atteinte à certains piliers de la démocratie, notamment les principes de l’égalité des citoyens devant la loi et de la laïcité de l’Etat ».

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Source : cameroun-tribune.cm

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