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C’est pour moi une façon d’interpeller ces personnes que Olivier Roland nomme « les rebelles intelligents» dans son livre intitulé : ‘’Tout le monde n’a pas eu la chance de rater ses études’’.

Certains pensent (encore que l’école du blanc continue de renforcer cela) que le seul moyen de réussir est de faire de longues études, obtenir des diplômes et chercher du métro-boulot dans les multinationales afin d’être définitivement à l’abri des besoins de l’homme. C’est vrai et même bien pour certains qui y croient et ne peuvent pas quitter les sentiers battus. D’autres ne s’en sortant pas à cette école du blanc à cause de leur faible quotient intellectuel et ne pouvant mémoriser les résumés, ont choisi d’abandonner cette école pour se concentrer à exercer des métiers pour lesquels ils ont été initiés par leurs parents, d’autres encore ont choisi de faire le petit commerce. Le sort quotidien est la bouffée de rires et de moqueries qu’ils subissent à l’endroit de leurs camarades qui les traitent de stupides du fait de leur échec scolaire ; contrairement aux majors qui ont de grandes notes en Mathématiques, physique, etc. Ne sont-ils pas majors en restitution de connaissance ou en récitation ? Je ne vous demande pas de percevoir comme moi. Mais je me pose souvent la question de savoir pourquoi les plus grands intellectuels ne sont donc pas les plus grands fortunés du monde alors qu’ils ont obtenus les plus grands diplômes à l’école avec de bonnes notes en Maths et je ne sais plus encore?

Comptons par millier ces entrepreneurs qui ont quitté l’université pour se jeter dans les affaires (les cas les plus patents sont ceux de Bill Gates qui n’a fait que deux années d’étude de droit à l’université et a abandonné pour fonder sa première entreprise spécialisée dans la micro informatique à l’époque, Mark Zukenberg de Facebook (où rêvent travailler tous les ingénieurs de la HAVARD), Steve Jobs de APPLE dont le père adoptif aurait vendu toute sa fortune pour ne réussir qu’à lui payer deux années d’études universitaires à la Stanford, rappelons que ce père s’est fait des moqueries au premier moment par le couple d’avocats qui avait jugé qu’il n’était pas possible de s’entendre avec un illettré et a refusé d’adopter mon pauvre Steve de l’époque, etc .) Vous me direz que le contexte n’est pas le même, c’est pourquoi je préfère rester en Afrique. Dans le classement des fortunés de l’Afrique francophone publié par le FORBES en 2016, BABA Dan pullo vient en tête avec une fortune estimé à 940 millions de dollars. Tout comme ses homologues NOUCHONGOUIN, KADJI DE FOSSO, Sylvestre NGOUNTCHINGHE, pour ne citer que ceux là. Ils sont nombreux qui n’ont pas fait le collège comme le cas de notre BABA Dan Pullo. C’est donc dire qu’il ya une autre possibilité d’atteindre le succès sans forcement avoir fait des études secondaires et plus loin même universitaires.

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Ces hommes sont qualifiés d’entrepreneurs ou d’hommes d’affaires et ont réalisé leur rêve. Et je pense que devenir entrepreneur c’est d’avoir choisi de réaliser son propre rêve et non celui des autres, c’est aussi croire au développement de l’Afrique et particulièrement du Cameroun, c’est encore le meilleur moyen d’atteindre sa liberté financière. Comment donc réussir dans l’entreprenariat sans faire des études universitaires ? Je partage ici 7 leçons qui peuvent vous permettre de vous lancer et réussir en entreprenariat; Que vous soyez employé ou en situation d’inactivité, ce n’est que votre décision qui compte:

Leçon 1 : Il faut observer les problèmes de votre environnement.

Il faut être curieux d’observer les problèmes récurrents de votre environnement et tenter de les résoudre. Il est vrai qu’on peut manquer la compétence technique mais il est nécessaire de s’associer à un spécialiste et avoir l’esprit du partage. Aussi compétent qu’on puisse l’être, on ne peut rien construire de très grand en étant seul.

J’ai souvent tenté de conseiller mes nouveaux bacheliers de passer un an au quartier après leur baccalauréat pour identifier les besoins récurrents dans leur entourage afin d’opérer le meilleur choix de leur spécialité ou du métier, s’ils veulent continuer à l’université. Cette option pour ma part, devrait favoriser leur insertion s’ils optent d’aller à l’université pour apprendre un métier et revenir satisfaire les besoins qu’ils ont identifié.

Leçon 2 : Soyez curieux d’apprendre de nouvelles choses

L’entrepreneuriat impose la pluridisciplinarité, et pour le faire il faut être un fin autodidacte, il faut toujours décider de faire quelque chose de plus qu’avant et apprendre à se concentrer sur ce que l’on a à faire. Saisissez l’occasion de prendre part aux conférences et séminaires pour vous édifier.

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Leçon 3 : Entretenez le goût du risque

Êtes-vous prêts à vider vos derniers 100 000 (cent mille) francs pour investir dans un business qui foire totalement comme SOSHIRO Honda, répéter la même expérience plusieurs fois en apprenant de vos erreurs ? C’est ce que j’appelle le goût du risque. Ceux qui risquent gros gagnent gros. Mandela affirmait soit je gagne soit j’apprends. Aucune étude au monde ne va permettre d’éviter tous les risques. Etre un entrepreneur c’est aussi accepter de prendre le risque d’encaisser le maximum de coups que vous donne le parcours entrepreneurial sans s’imaginer le poids de ces coups, tomber KO, se relever, résister et s’auto motiver pour repartir avec la capacité d’esquiver et d’en donner aussi les coups avec l’esprit de vainqueur ou de champion tout comme dans un combat de boxe.

Leçon 4 : Investissez-vous à fond

Que l’on ne vous trompe pas, les enseignements universitaires peuvent faire croire que la réussite en entreprenariat est un parcours facile selon la démarche classique : Etude de faisabilité, montage de Business Plan, Recherche de financement et puis démarrage de l’activité, Ca parait chouet comme réciter «mon papayer ». Pour atteindre le succès en entreprenariat, vous devez comprendre que vous avez intérêt à vous investir à fond et votre succès est proportionnel à votre degré d’investissement. Ce que je sais est que les vrais entrepreneurs sont insatiables et se battent tous les jours pour atteindre ou se maintenir au sommet, n’est ce pas ? Vous devez donc piocher, creuser, fouiller et ne rien laisser sans que la main ne passe et repasse. Les grands succès se taillent sur le chemin du roc. Vous ferez couler abondamment la sueur, ce de façon permanente et continue.

Leçon 5 : Apprenez à quitter les sentiers battus ou vous éloignez progressivement de votre zone de confort habituelle

Ne misez pas surtout sur votre niveau d’étude, votre formation ou vos diplômes.
La vie entrepreneuriale ignore tout cela avec ingratitude, elle réserve beaucoup de surprises. Vous devez apprendre à vous reconvertir et d’accepter le sort tel qu’il se présente à vous. Soyez prêt à vous adapter au changement, changez de temps en temps de stratégies ou d’approches, soyez flexible ; Lorsque ça ne passe pas par la porte comme vous l’aviez prévu, vous tentez de passer par la fenêtre. La vérité de l’entrepreneur c’est son quotidien. Vous devez apprendre de vous-même à travers vos difficultés pour comprendre tout cela.

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Leçon 6 : Choisissez vos compagnons

Vos compagnons ont une grande influence sur votre façon de penser, d’agir ou de vous comporter. Choisissez ceux dont les paroles vous font remonter de l’énergie ou ceux qui ont des pensées positives à votre endroit et de votre projet, esquivez au maximum les briseurs de rêves.

Leçon 7 : Domptez vos tentations

Beaucoup de soirées afterwork sont programmées les vendredis dans un bistrot ou un snack bar. Les dimanches aussi sont des jours de réunions surtout pour les bamilékés (tribus de l’ouest Cameroun). Les moments festifs sont incomptables dans notre pays, et c’est souvent l’occasion de consommer un peu d’alcool et vous êtes tentés de doubler les pots. Repensez votre discipline de vie pour capitaliser votre temps, ça paie en entreprenariat.

Gustave TCHOUAMO
CO Founder –Business Forum Academy
L’Entreprise au Capital Zéro

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