Jean Paul POUGALA
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Après la leçon n°49 intitulé « Et Si Dieu n’existait pas ? », j’ai reçu des milliers de correspondances comme il était prévisible, (vu l’état d’infantilisation de notre continent), faites surtout d’insultes et de menaces.

Mais aussi, des jeunes m’ont beaucoup félicité. D’autres ont posé des questions et vu leur trop grand nombre, je ne peux pas répondre individuellement à tout le monde. C’est pour cela que j’ai regroupé les questions en 20 grandes questions auxquelles je vais tenter de répondre aujourd’hui à 5 :

1- QUESTION : Si Dieu n’existe pas, qui nous a crée ? Qui a alors crée le monde ?

REPONSE :

Ce genre de question est la preuve-même de l’infantilisation de celui qui la pose comme question. C’est le genre de question propre aux enfants de 5 ans qui n’ont pas suffisamment d’éléments pour comprendre le monde. Un adulte devrait plutôt chercher non pas une réponse hors de son énoncé. Un adulte devrait plutôt prétendre que la bible, le coran et la torah qui sont les seuls trois textes religieux à faire une telle affirmation, puissent en apporter les preuves. Or contrairement à 99% de croyants, j’ai pris la peine de bien lire et relire les 3 textes de la première à la dernière page, j’ai pris la peine de les comparer pour bien comprendre leurs similitudes, les différences et les différents plagiats. Et nulle part, dans aucun de ces textes, je n’ai trouvé la moindre explication m’apportant la preuve de l’existence de dieu. La seule explication est donnée au Psaume 14 :1 et récite plus ou moins comme ça : « celui qui n’accepte pas que dieu existe est dépourvu d’intelligence ». C’est trop peu comme argument. Encore une fois, j’ai l’impression qu’on s’adresse à des gamins de 5 ans. Donc, je dois tellement m’effrayer du fait que si je n’accepte pas que dieu existe sans broncher, je risque de paraitre comme quelqu’un dépourvu d’intelligence. Vrrrrrr quelle frayeur !!!

L’absurdité de cette position est renforcée par les croyances des autres peuples de la terre, qui sont les 2/3 à pratiquer des religions qui ne reconnaissent pas un dieu créateur. On est donc en droit de s’interroger sur la lucidité et la maturité de jugement d’un dieu qui oublierait les 2/3 de l’humanité et enverrait des procurations à des sanguinaires et extrémistes exaltés aux autres 1/3 pour le représenter et parler et agir prétendument, en son nom. Un dieu si irresponsable et qui, selon moi, se trouve dans une erreur permanente de casting de ses soldats serait à craindre en plus d’être à plaindre.

2- As-tu les preuves que Dieu n’existe pas ?

REPONSE :

La logique exige que ce soit la personne qui fait une affirmation d’en apporter les preuves et non à celui qui n’a fait qu’écouter. C’est quand même culoté que des gens affirment que dieu existe, ils n’en apportent aucune preuve et c’est à moi de prouver le contraire de ce qu’ils ont affirmé. Il n’est malheureusement pas possible d’apporter la preuve de l’inexistence de quelque chose. Et ils le savent, c’est pour cela qu’ils s’y accrochent.

Pour bien comprendre pourquoi il est impossible de prouver l’inexistence de quelque chose, voici un exemple : si je quitte ma forêt africaine et vais raconter à un esquimau de la Norvège que l’éléphant existe, c’est à moi de lui donner les preuves ou en lui montrant les photos, ou en lui montrant une vidéo de l’éléphant, ou alors en lui indiquant l’endroit précis où j’ai vu l’éléphant et lui laisser le soin d’aller le vérifier lui-même avant de nier ou confirmer son existence. Avec ceux qui affirment que dieu existe, nous nous trouvons dans ce même cas de figure où je dis à un Esquimau que l’éléphant existe, et puis comme seule preuve de son existence, je l’embrouille en lui posant la question : pourquoi alors il y a des arbres élevés ? Et tenez-vous bien, comme c’est une question complètement hors-sujet, imaginez que je continue mon délire et l’utilise pour lui prouver de l’existence de l’éléphant, en ces termes : c’est bien parce qu’il existe un animal qui est capable d’aller brouter les herbes au dessus des arbres que je te jure que l’éléphant existe. Et lorsque l’esquimau me prend pour un fou et me demande l’endroit précis où j’ai vu l’éléphant, plutôt que de lui dire d’aller au parc de Waza au Cameroun, je renchéris en lui présentant d’autres africains qui vont tous jurer qu’ils ont vu l’éléphant et je prétends que cela devrait suffire pour convaincre l’esquimau. Et lorsque ce dernier prend le risque de me dire qu’il ne croit pas à ce que je lui raconte, je lui demande de prouver que l’éléphant n’existe pas. C’est une revendication dénuée de tout fondement logique et démontre tout simplement le degré d’infantilisation de celui qui l’émet. Et ceci, pour deux raisons :

  • Celui qui affirme l’existence d’une chose, est le seul qui a la clé pour apporter les réponses aux doutes : fournir les preuves irréfutables ou se taire. Demander à celui qui nie l’existence de cette chose d’en fournir les preuves, c’est lui demander de fouiller chaque centimètre de tout l’univers pour prouver que cette chose n’existe pas, ce qui est impossible et démontre l’arnaque de celui qui l’a prétendu. Pour que je prouve que l’éléphant existe, je dois amener l’esquimau à l’endroit où je l’ai aperçu. Demander à l’esquimau de me prouver que l’éléphant n’existe pas, c’est l’amener à me promener dans chaque angle des 204 pays des terres émergées en commençant bien sûr par les pays nordiques où même 50 vies ne suffiront pas à parcourir centimètre après centimètre.
  • Sur deux plans : mathématique et philosophique, il est impossible de démontrer la non-existence de quelque chose qui n’existe pas. Car multiplier, diviser, n’importe quelle hypothèse de recherche et de raisonnement au néant aura toujours le même résultat : zéro. Et si je dois passer par des stratagèmes pour y arriver, c’est-à-dire si je dois soustraire ou additionner une variable quelconque au néant, je vais me retrouver avec cette variable initiale. Dans la pratique, si je file à l’esquimau un tuyau de là où se trouve l’éléphant pour réduire sa peine et qu’il aille tout droit en Afrique pour me dire : en voici un, il n’a toujours pas prouvé que l’éléphant n’existe pas, mais le contraire, puisqu’il vient de nous montrer un éléphant. Il vient ainsi de démontrer qu’on peut apporter les preuves de l’existence de quelque chose et non de sa non-existence, parce que c’est impossible.
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En conclusion, c’est à ceux qui affirment que dieu existe d’en apporter les preuves et non à moi. Parce qu’il incombe toujours à celui qui fait une affirmation d’en apporter les preuves. Et non l’inverse. S’il dit que cela dépasse notre entendement, c’est qu’il est en train de nous insulter, ou tout au moins, insulter notre intelligence. C’est pour cela qu’il est inutile et même très gentil d’affirmer que dieu n’existe pas. Cette seule affirmation est faire le jeu de ceux qui affirment le contraire. La chose juste à faire serait de dire tout simplement que ceux qui affirment que dieu existe n’ont jamais apporté les preuves de leurs affirmations. Ils s’en dédouanent même et ont le courage de défier plutôt ceux qui attendent leurs preuves que ce soient eux à prouver le contraire, lorsque ce n’est pas pour prendre pour témoignage tout l’univers.

La vraie réponse nous vient du mouvement dénommé « positivisme logique » issu de ce qu’on a appelé le « cercle de Vienne » que nous verrons plus en détails dans une prochaine leçon et qui dit que tout ce qui ne peut pas être prouvé ne mérite même pas qu’on en discute. Ce cercle réunissant dans les années 20 les intellectuels divers de Viennes en Autriche dont un certain Einstein. C’était des mathématiciens, des philosophes, des sociologues partageant les mêmes idées de base pour faire avancer l’humanité en se servant de la science. Ils publient en 1929 leur manifeste intitulé : « La conception scientifique du monde » dans lequel ils disent clairement qu’il n’existe pas de compromis entre la science et la croyance. Pour eux, les connaissances ne peuvent être qu’analytiques et synthétiques à priori, c’est-à-dire vérifiable par l’expérience ou par la sensation. La connaissance doit résulter des énoncés descriptifs, alors que les croyances se contentent des énoncés prescriptifs. Ainsi, le croyant cherche les causes des évènements : s’il pleut c’est que dieu l’a voulu, si un proche est mort, c’est que dieu l’a rappelé auprès de lui ou que c’est le voisin méchant qui l’a forcément tué dans la sorcellerie etc.

Le scientifique au contraire cherche à étudier les faits pour en établir les règles afin de les prévenir. Ce sont deux conceptions du monde qui ne se croisent pas. L’existence ou la non existence de dieu s’inscrit dans cette logique où chaque peuple du monde a développé ses propres croyances que la science considère comme du délire. Mais lorsqu’on compare plusieurs délires, je puis affirmer que la religion africaine est de loin plus évoluée que les religions créationnistes, parce qu’elle est de loin plus proche de la science, puisque ne se reposant pas sur un hypothétique homme fort créateur de l’univers, mais en posant tous ses doutes sur les personnes qui ont contribué à façonner notre être avant nous et qui ne sont plus de ce monde. La science peut contester leur pouvoir ou non sur nous, mais ne conteste nullement qu’ils aient existé ou non. Puisque dans la spiritualité africaine, chacun a pour divinité son propre mort.

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C’est le début même de la liberté individuel, c’est l’essence des droits des humains à délirer même s’ils le veulent par rapport à leurs divinités sans prescriptions, sans injonctions, sans interdits et surtout, sans violence de qui que ce soit comme on le constate, hélas presque au quotidien avec les religions créationnistes. (1)

3- POURQUOI DITES-VOUS QUE DIEU N’EXISTE PAS DANS LA SPIRITUALITÉ AFRICAINE ALORS QU’IL Y A LE MOT DIEU DANS NOS LANGUES AFRICAINES ?

Le fait d’avoir le mot “ordinateur” dans la langue française ne veut pas dire que les Gaulois utilisaient des ordinateurs. Le fait d’avoir les mots « message électronique » signifie-t-il qu’il y a cent ans les français s’expédiaient des emails ? Est-ce que le fait de désigner l’Européen dans les langues africaines signifie qu’ils ont toujours habité en Afrique ?

La vérité est que l’occupation coloniale procédait toujours en deux étapes : d’abord les missionnaires qui venaient devant et à peine arrivés ils traduisaient la bible dans les langues locales et c’est dans ces ouvrages qu’on a pour la première fois dans les langues africaines le mot dieu, pour désigner une entité suprême. Et ce n’est qu’après que le cousin débarquait pour installer le comptoir de commerce. Et le piège se refermait sur nos peuples ignares de ces pratiques de grand banditisme de type moyenâgeux en Europe.

La preuve la plus évidente du fait que la spiritualité africaine n’a jamais laissé le moindre espace à un hypothétique dieu créateur vient de l’absence totale d’une référence divine dans la spiritualité africaine. Dieu est absent, complètement ignoré dans les préceptes, dans les directives. Et même la notion de péché prouve qu’un africain pèche parce qu’il viole les règles des ancêtres et non d’un dieu, qui n’a fixé aucune règle. Et la punition encore une fois, provient de l’ancêtre et non d’une unicité divine quelconque.

Dans la spiritualité africaine, dieu ne parle pas, il ne conseille pas, il ne protège pas, il n’indique pas la route à suivre, il ne dit pas quoi ne pas faire. Il est absent. Il est inexistant.

À sa place, c’est le parent, le grand parent passé de vie à mort qui devient la divinité. C’est lui qui va protéger.

En conclusion, dans les villages africains, il n’existe même pas de légende sur un dieu créateur ou un dieu super-puissant, rien sur ce qu’il aurait pu réaliser, absolument rien sur le fait qu’il soit bon ou sévère. Parler de dieu dans la spiritualité africaine, c’est comme parler des dragons asiatiques aux pygmées de la forêt gabonaise. On a beau mentir et construire la dessus des histoires pour convaincre le maître asiatique que nous sommes proches d’eux, et le pygmée pourra bien donner le nom au dragon, mais dans sa tradition, il n’existe aucune trace de la fonction du dragon. De même, il n’existe aucune trace de la fonction de dieu dans la tradition africaine.

Pour revenir au mot lui-même, dans ma langue de l’Ouest du Cameroun, pour les chrétiens, il existe un mot qui a été inventé : SHEPO qui désigne le seigneur, c’est-à-dire Jésus et dieu est appelé Si. Mais à bien y regarder, on comprend vite la gymnastique des premiers missionnaires chrétiens lorsqu’on constate qu’avant l’arrivée des Européens, ce mot de SI désignait la terre, cette terre dans laquelle reposaient les ancêtres et donc, la terre sacrée, divine. Et c’est ainsi que les chefs religieux sont appelés KamSi pour les hommes ou ManiSi pour les femmes, c’est-à-dire l’autorité, la personnalité charismatique capable de maîtriser cette terre qui nous protège puisqu’elle a nos ancêtres et qui nous fait peur en même, puisque tôt ou tard, elle nous engloutira, nous-aussi. C’est de la philosophie au premier degré.

4- POURQUOI MALGRÉ CES ÉVIDENCES DES INTELLECTUELS AFRICAINS CONTINUENT D’INSINUER QUE LES AFRICAINS CROYAIENT EN DIEU ?

Parce qu’ils cherchent un prétexte pour cacher leur subalternité à la spiritualité du maître. Si vous taper les mots « spiritualité africaine » dans le moteur de recherche d’une grande librairie comme Amazon ou FNAC, vous serez surpris de constater que la quasi-totalité des livres écrits sur le sujets l’ont été par des prêtres, pasteurs et imams africains. Parce qu’ils doivent rendre compte à leurs employeurs situés en occident ou dans la péninsule arabique de leur capacité à détruire la spiritualité africaine et la remplacer par celle concurrente venue d’Europe ou de la péninsule arabique. Dans ces livres, ils rivalisent en ingéniosité pour faire des contorsions les plus incroyables pour inventer un Jésus africain, d’un Jésus noir, ou d’une bible qui prendrait ses sources en Afrique. Maigre consolation pour un peuple dont les intellectuels ne trouvent pas mieux pour son avenir que d’être à la remorque spirituelle et économique de son prédateur. La vérité est le manque d’ambition historique et d’honnêteté intellectuelle de ces africains qui, meurtris par la misère mentale et matérielle ont vendu leur âme au diable pour contribuer à abrutir leur propre peuple. D’autres sont tout simplement dans la recherche de la reconnaissance du maître. Pour cela, ils sont prêts à travailler même gratuitement pour détruire la spiritualité africaine et donner ainsi au maître le gage qu’ils sont de bons serviteurs et peut-être bénéficier de l’amitié du maître, ce qui pour eux serait un vrai trophée, ou tout simplement le bonheur de leur vie.

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Par ailleurs, ce sont des gens à tel point abrutis eux-mêmes et complexés qu’ils sont inscrits dans une logique hiérarchique des divinités au sommet de laquelle il y aurait le monothéisme et au plus bas de l’échelle, le panthéisme. Dans cette configuration, ils croient en parfaite bonne foi de rendre un bon service à la spiritualité africaine en lui fabriquant sur mesure un monothéisme de façade, afin de lui éviter le qualificatif de panthéisme primitif. Ce qu’ils ne savent pas, malgré souvent leur niveau élevé en diplômes, c’est qu’au monde, les 2/3 des religions pratiqués n’ont pas un dieu créateur, de l’Inde au Japon en passant par le Vietnam, le Cambodge, le Laos, la Chine et la Corée. Tous des pays eux aussi qui ont subi comme l’Afrique des périodes d’occupation coloniale des européenne avec là aussi des tentatives d’effacer les spiritualités locales. Qu’est-ce qui peut expliquer qu’ailleurs les intellectuels ont tenu bon, pour faire résister leur spiritualité et que seulement en Afrique, les intellectuels sont presque tous passés avec l’oppresseur ? La seule différence entre l’Afrique et ces pays à peine cités, c’est l’esclavage. Je suis convaincu que 4 siècles de déportation d’africain ont créé des lésions au niveau de notre cerveau surtout des gens qui ont dépassé 40 ans qui sont presque tous irrécupérable, à moins d’utiliser une vraie thérapie de choc pour sauver ces personnes qui font plus de dégâts autour d’eux en y mettant leurs enfants et qui demain y mettront aussi les leurs et le cycle ne peut s’arrêter qu’avec une vraie thérapie de choc et de masse pour que les gens redeviennent normaux. Car il est naïf de croire que Jésus ou Mahomet sont le problème, mais non. Ces deux figures ne sont que le thermomètre d’un peuple devenu presque fou, après trop de siècles d’humiliation. Comment expliquer sinon qu’en Afrique ce sont les intellectuels qui vont se bousculer pour se marier dans les rites du prédateur, pour enterrer les morts selon la spiritualité de l’oppresseur et à aucun moment, ils ne se posent la question de savoir si nous ne sommes pas un vrai poids mort pour l’humanité à nous limiter juste à copier même l’impensable de nos oppresseurs. Comment font-ils pour ne pas comprendre qu’ils seraient plus pris au sérieux s’ils avaient travaillé leurs coutumes, moderniser ce qui devait l’être au point de faire copier par les autres une bonne partie de ce que notre cerveau aura permis de créer pour compléter ce que nos ancêtres nous ont légué ?

5- QUESTION : Lorsque j´explique aussi a certain ce que représente les dangers des religions importées en Afrique en montrant vos textes, certains disent que vous dénudez trop et seulement le christianisme et pas beaucoup l´islam. Et que ça leur parait bizarre

REPONSE :

Comme vous lirez dans la leçon n° 50 partie 5/5 sur l’Afrique, aujourd’hui, il existe un seul patron qui utilise le créationnisme pour commander le monde, ce sont les USA qui commandent même l’islam en cherchant de transformer le Qatar en une sorte de Vatican musulman, afin de mieux contrôler toutes les populations qui se réclament de l’islam. C’est ce qui va justifier qu’en Egypte, en Tunisie et en Libye, les prétendus printemps arabes ont tous renversé les gouvernements qui prônaient la laïcité des institutions et la liberté religieuse, comme l’exigent les statuts de l’Union Africaine, pour porter au pouvoir des gouvernements religieux islamistes qui, pour le commun des mortels seraient anti-américains, alors que dans les faits, c’est depuis Washington que tout a été décidé. C’est pour cela que le président américain Obama a été pris de cours dans le renversement de son protégé, Morsi en Égypte et à l’heure où j’écris ces mots, il continue de d’exiger sa libération. A quoi cela sert-il de parler et reparler de l’islam, lorsqu’en dernière analyse on constate que tous ses lieutenants sont des protégés de Washington. Autant parler directement de ce qu’on apporte chez nous sans se voiler la face, le christianisme.

En plus, ça fait 10 ans qu’ils y a toutes les propagandes anti-islam tel que je n’ai même rien à ajouter ; pour le reste, je mets toutes les religions DÉISTES dans le même panier, quand je dis que dieu n’existe pas, ai-je besoin d’ajouter ensuite ISLAM?

Le retour au culte de nos ancêtres permettra de nous conscientiser et finalement accepter ce que nous sommes et partir ce que nous avons été capables de créer. Cet exercice n’est pas que religieux, mais c’est la base même pour renforcer notre sens patriotique et nous découvrir nous-mêmes.

Jean-Paul Pougala
Douala le 14/07/2013

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