Soleil canicule
NEWSLETTER

Français     English

Share this

Pas facile de vivre à N’djaména la capitale Tchadienne en ces temps de chaleur extrême. Les températures battent des records inédits et du coup des interrogations sur la santé des populations se posent.

C’est connu de tous les férules des bulletins météo dans le monde. N’djaména, la capitale tchadienne bat presque chaque jour les records de chaleur à travers la planète. En 2016, l’humanité a atteint des records de chaleur jamais battus depuis les débuts des relevés des températures. Rien ne peut le contredire, cette année 2017 enregistrera un nouveau record de tous les temps. Plus de quarante-trois degré Celsius (43°C) à l’ombre sur les thermomètres de la ville de N’djaména depuis bientôt deux mois.

Les causes de ces fortes canicules sont entre autre la situation géographique de la ville, située dans une zone Soudano-sahélienne et encore pire aux portes du désert sahélien.

L’urbanisation sans contrôle et l’accroissement rapide ont conduit à une déforestation sans précédente ayant balayés le micro climat qui y régnait jadis. Jusqu’à cette date les premières pluies tardent à tombées. Partout dans les ménages et les rues, les lamentations sont les mêmes : «  il fait très chaud ! » Malgré les astuces que les populations développent au quotidien pour atténuer la rigueur de la chaleur, leurs intelligences semblent se limiter face à la colère de la nature.

Pour Djibril, un habitant de la capitale depuis sa naissance, rencontré près du grand marché de la ville et transpirant à grosse goutte, il n’a jamais fait aussi chaud dans sa ville que cette année. Pour lui : « la chaleur de cette année me dépasse. Je bois plus de six litres d’eaux par jour. Le soleil n’a jamais été si chaud à N’djaména. On peut même cuir un aliment avec cette chaleur naturelle. La nuit, depuis trois mois, on dort à la belle étoile, bravant tous les risques. C’est vraiment dur ! ». En mi-journée chaque jour, presque toutes les activités se bloquent. Les populations prennent d’assaut les ombres des arbres de la ville. Se discutant au passage l’ombre avec les animaux domestiques.

Lire aussi / Also read
Cameroun : 13 malfrats et assassins aux arrêts à Ngaoundéré

Au sein des populations nantis disposant des moyens conséquent capable de s’offrir des ventilateurs ou climatiseurs, il est vrai que le phénomène ne se pose pas avec la même acuité par rapport aux couches à revenus faibles, mais tous sont touchés d’une manière ou d’une autre. Et du coup les problèmes de santé se multiplient chaque jour. Les médecins et les stations de radios de la ville ne ménagent pas leurs efforts quant à la sensibilisation et la diffusion des astuces pour rafraichir la vie face à cette canicule.

Mais comme la nature à généralement le dessus, le combat est souvent difficile. La bouffée de chaleur continue de faire des malheurs dans les villes et villages. Les prières sont en attendant tournées vers le Très haut pour que du ciel il abaisse la température. Le retour rapide de la saison des pluies est donc ardemment attendu et devra se fêté N’djamena.

Share this

Réactions

Veuillez saisir votre contribution !
Veuillez saisir votre nom ici

7 × 1 =