Thierry FREZIER
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Thierry FREZIER, un Français d’origine, travaillant au sud-est du Tchad qui a été enlevé le 23 mars dernier a été libéré en fin de week-end dernier au Soudan. Retour sur les coulisses du séjour de l’ex-otage français aux mains de ses ravisseurs.

Enlevé le 24 mars dernier dans la région de Sila au Sud-Est du Tchad, cet ex otage âgée de 60 ans, et travaillant dans le secteur minier a été libéré le 6 mai 2017 au Soudan par l’armée soudanaise en collaboration avec la force multinationale Tchad- Soudan. De retour à N’djaména la capitale Tchadienne, l’ex otage a été accueilli par le ministre de la sécurité publique et de l’immigration du Tchad, Ahmat Bachir.  Dans une allocution à la presse à l’aéroport Hassan Djamous de la ville de N’djaména, le ministre a expliqué les tractations ayant menées à la libération de cet otage.

Pour le ministre :

« Monsieur Thierry Frezier a été enlevé par des malfrats, je dirais même des terroristes. Il a été très vite emmené au soudan. Entretemps, nos forces de défense et de sécurité, quand ils ont été alerté, nous avons usé de nos droits de poursuites jusqu’à un certain nombre kilomètre, après les forces de défense et de sécurité soudanaise et la force mixte Tchado-soudanaise ont pris le relais. Depuis lors, tous nos services de sécurité de part et d’autre collaboraient matin et soir jusqu’à ce que les malfrats aient été brusqués dans une bourgade vers Koutoum.  Monsieur Thierry FREZIER a été libéré sain et sauve et quatre de ses ravisseurs ont été pris par les forces de défense de la république sœur du Soudan ».

D’après les propos de l’ex otage qui semblait en bonne forme, son séjour aux mains de ses ravisseurs a été ponctué de plusieurs mouvements :

« on est resté stationné deux jours sous une toile de tente de nomade et après on a fait que se déplacer. J’ai dû perdre douze kilos, mais ça c’est  dû aux activités nocturnes donc la marche, les chameaux, la moto, et ça on perd du poids. Mais sinon J’ai très bien été nourri ».

« Les mobiles de cet enlèvement pourraient s’expliquer par l’envi des ‘’dollars’’ des ravisseurs »

a indiqué le français désormais libre. Pour lui,

« c’est difficile de savoir exactement ce qu’ils voulaient, il y a beaucoup de gens qui voulaient me récupérer, eux ce n’était pas leur intention, eux, ce qui leur intéressait c’était de l’argent ».

Le ministre de la sécurité publique et de l’immigration du Tchad, Ahmat Bachir a rassuré les partenaires du Tchad de la mise en place d’un dispositif de sécurité de taille pour protéger tout le monde et de lutter efficacement contre ce types de malfaiteurs. Le français a regagné la France avec pour vœux de revenir encore aux Tchad un jour poursuivre ses activités.

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