Home Culture Musique Tchad : le Festival Nirida hip hop s’ouvre à l’international

Tchad : le Festival Nirida hip hop s’ouvre à l’international

Tchad : le Festival Nirida hip hop s’ouvre à l’international

La troisième édition du festival Nirida hip hop et des musiques urbaines de Ndjamena a rassemblé des grosses pointures du hip hop tchadien et connu la participation de quelques acteurs de la culture urbaine étrangère.

Nirida hip-hop que l’on peut traduire en arabe tchadien comme ‘’j’aime le hip hop’’ est l’un des plus grands et important festival des musiques urbaines au Tchad. Ce festival que tous les spécialistes et fans des musiques urbaines décrivent comme la plus complète en activités urbaines, a été ponctuée de plusieurs activités ayant trait à cette culture. Ce festival a débuté par une conférence de presse, ensuite une formation en écriture de rap, un défilé de mode de street wear, une conférence débat, une exposition-vente, pour finir en apothéose par un concert géant.

Plusieurs invités de marque ont pris part à ce festival. Des artistes musiciens aux peintres, stylistes, promoteurs culturels, en passant par des personnalités politiques, des opérateurs économiques, des mélomanes etc., brefs, le monde culturel y était présent. Le fait marquant de cette édition a été l’ouverture à l’internationale de ce festival. Le comité d’organisation a tenu à inviter quelques acteurs étrangers. Le Cameroun y était fortement représenté.

Parmi les invités internationaux, le public “ndjaménois” avait très applaudit et apprécié la présence de la marque de street-wear Camerounaise Wadjo. Pour son promoteur Desy Danga,

« ce festival a été d’un grand apport pour moi. A mon avis, c’est un haut lieu d’expression de la culture urbaine tchadienne. Il démontre combien de fois la jeunesse tchadienne est créative et entreprenante. Je vois de l’avenir en ce festival, même s’il va falloir régler certains petits détails. Je suis fier de représenter un pays, une diversité. Vivement que le plein succès soit au rendez-vous à la prochaine édition ».

Malgré la forte participation du public et des artistes, et le déroulement de toutes les activités inscrit au programme, des difficultés n’ont pas manqués quant aux préparatifs de cet évènement. Le manque de sponsor et de financement a constitué un grand frein à l’organisation de ce festival. La crise financière que traverse le Tchad a également été un véritable caillou dans la chaussure à ce festival. Pour Preston Ndinga, initiateur du festival :

« l’absence des partenaires financiers a beaucoup impacté sur la réalisation de ce festival. Par ce que vous savez ? Un évènement comme celui-ci a besoin d’une communication préalable et pendante! Mobiliser des acteurs pour cet évènement nécessite beaucoup de moyens. Et sachant que nous n’en avons pas, ça n’a pas été facile de mobiliser tout le monde et de faire en sorte que ce festival soit à 100%. Mais, le succès que nous tirons de cet évènement, c’est que, nous sommes partis de rien, avec zéro franc dans les caisses du festival et nous avons pu le réaliser sur les quatre dates comme prévu, pour moi c’est réjouissant ! ».

Le promoteur du festival et son équipe entendent changer de stratégies et expérimenter de nouvelles perspectives afin de faire de ce festival une véritable référence. Débuté le 18 mai dernier, c’est ce dimanche 22 mai dans la nuit que les rideaux de cette troisième édition sont tombés. Vivement la prochaine édition !

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