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L’enrôlement des jeunes dans les groupes armés au Cameroun est le titre d’un projet de recherche-action conduit par le réseau service civil pour la paix au Cameroun.

Cet ouvrage de 75 pages se veut un instrument de lutte contre le recrutement des jeunes dans les groupes armés. Le Cameroun qui se trouve à la fois aux prises avec le groupe islamiste Boko Haram à l’Extrême-Nord et entrain de gérer la crise humanitaire et l’insécurité lié au conflit en République centrafricaine (RCA) est confronté à des menaces liées à l’insécurité.

« Si l’on savais que certains jeunes camerounais se faisaient déjà recruter par les gangs dans les grandes métropoles ou les bandes de coupeurs de route, l’enrôlement par des groupe de plus grande envergure comme Boko Haram semble être un fait nouveau, du moins sur le territoire camerounais. » peut-on lire sur la dernière de couverture.

Le but de cette étude réalisée dans régions du pays est de disposer d’« un outil contribuant à la lutte contre l’enrôlement des jeunes dans les groupes armés ». Le projet qui s’est étalé sur une année (Octobre 2014 – Octobre 2015) s’appuie sur une enquête réalisée auprès des jeunes dont la moyenne d’âge est de 23 ans. Cette littérature scientifique qui traite du mal de façon profond a été réalisée sous la direction de la Dynamque mondiale des jeunes, en collaboration avec Friedrich Ebert Stiftung, Service civil pour la Paix, Brot fuer die Welt, AJP CEDES Foumban, Saare Tabitha et Développement Sans Frontière.

Divisé en cinq parties le livre révèle que l’argent est le moyen le plus évoqué comme appât pour attire les jeunes vers ces groupes radicaux. L’enrôlement par des pratiques mystiques ou la sorcellerie n’est pas en reste. 13% des seulement des jeunes interviewés pensent que la religion est un facteur d’enrôlement. Les jeunes pointent du doigt le déficit démocratique et la mauvaise gouvernance comme cause de ce phénomène grandissant à l’échelle mondial. Les jeunes démontrent aussi « une confiance en l’armé » même si cette confiance s’apparente plus à un cri de cœur face à l’agresseur qu’à une confiance aveugle.

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Outre sa riche dimension en diagnostic l’ouvrage « L’enrôlement des jeunes dans les groupes armés au Cameroun » propose des pistes de solution au fléau. « La justice, l’intégration sociale et la mise en place d’un système plus juste » sont quelque une des propositions. Pour atteindre ce but les acteurs pensent qu’il faut de toute urgence « prendre le désarroi de la jeunesse et agir en conséquence afin que d’autres groupes ne puissent séduire les jeunes Camerounais dans le futur ».

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