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Voici une autre coûte tard victime des chasseurs de nuit à Dang. La malheureuse étudiante en Licence III, filière droit privé a été assassinée par un inconnu, conducteur de moto taxi qui la ramenait chez elle autour de minuit après une virée nocturne n’est pas isolé.

La scène s’est déroulé devant le portail de la mini cité, « Jet set », dont elle occupe une chambre sis derrière l’aumônerie catholique universitaire de Ngaoundéré. Selon les témoignages de certains de ses voisins qui ont été alertés par le gardien de ladite cité, son bourreau aurait tenté d’arracher son portefeuille. Suite à une résistance qu’elle a fait montre, ce dernier lui a asséné un coup de couteau sur la tête pour s’échapper pendant que les cris de la victime alertaient les voisins. Dans sa fuite, le malfaiteur a abandonné son engin sur place. Les voisins alertés n’ont rien pu faire pour sauver la pauvre étudiante qui baignait dans une mare de sang.

Beaucoup pointent du doigt le rythme de vie des étudiants qui dévie de plus en plus. La prolifération des Snack Bar, cabaret et pratiques obscures sont à l’origine de la flambée de cette criminalité.

« C’est le deuxième crime de cette seule année académique sans compter les centaines d’agressions des citoyens dans ce village universitaire. Dang fait vraiment déjà peur » s’inquiète un étudiant de première année de la Faculté des sciences économiques.

Il faut le dire que les étudiants ont de plus en plus la fâcheuse imprudence de marcher tard dans la nuit, devenant ainsi des proies faciles pour les agresseurs et violeurs. De plus l’aménagement urbain du village universitaire et l’éclairage public défaillant sont de nature à favoriser les actes d’agressions répétitives. Les constructions anarchiques rendent difficiles les interventions et le non-respect des consignes administratives en matière d’éclairage des devantures des cités accentuent cette situation à Dang.

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Le commissaire de police et ses éléments de la police ainsi que ceux de la gendarmerie de Dang sont immédiatement descendus sur les lieux pour s’enquérir de la situation. Le corps de la défunte est actuellement déposé à la morgue de l’hôpital régionale de Ngaoundéré. L’engin abandonné sur le lieu du crime et non immatriculé, a été récupéré par les éléments de la police de Dang pour servir aux investigations.

Cet assassinat vient une fois de plus remettre sur la table, le problème de l’insécurité dans la bourgade estudiantine de Dang, surtout en cette veille de la période du jeûne du mois de ramadan, où certains partisans de moindre effort ont fait du vol et de l’agression leur source de revenus. La division de la police judiciaire de l’Adamaoua s’est saisi du dossier, une enquête est en cours. A la brigade de gendarmerie de Dang, le commandant confie que la chasse à l’homme est déjà ouverte.

Dans la journée du 23 mai 2017, ses camarades de promotion de la Faculté des sciences juridiques et politiques (FSJP) sont descendus dans la cité de la victime pour apporter leur soutien moral à ses amis et voisins de chambre. Les autorités universitaires saisies sont aussi descendues sur le terrain pour réconforter les étudiants. En attendant que les parents de la victime qui résident à Yaoundé ne rejoignent Ngaoundéré, camarades et amis, sont dans l’émoi et la consternation. À quand le rétablissement de l’ordre sur le campus de Ngaoundéré.

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