devaluation Naira - Nigeria
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Depuis l’avènement de la dévaluation du Naira dans la région du Nord, les activités du recouvrement des recettes douanières connaissent une chute drastique. Dans les postes mobile de douane de Durbeye et Guider tout tourne au ralentit.

Les activités commerciales connaissent une baisse.

« Plusieurs difficultés entraînent des chutes drastiques des recettes douanières au niveau du poste mobile de douane de Durbeye. Nous avions en premier lieu la dévaluation du naira. Il y a le manque de culture de la taxe des impôts par certains opérateurs économiques. Avec notamment l’opération Halcomi certains opérateurs ont abandonné leur commerce. La prévision qui à été de 475.000.000FCFA pour le premier trimestre 2017 n’a pas été fructueux. Une recette de 196.000.000FCFA à été recouverte », souligne Tido Raymond, chef de service de la vérification et de la liquidation au poste mobile de la douane de Durbeye.

Au bureau mobile de Guider, on n’enregistre pas les mêmes difficultés.

« Au total on à le trafic de 1000 motos enregistrés par an. Le trafic des devises est perceptible notamment avec la circulation de l’argent liquide par certains opérateurs économiques ou des commerçants. Les produits prohibés sont les médicaments, nous avions comme autre produit de la contrebande le tramol, le sucre, le ciment Dangote », explique Mba Nto’o Joan, chef de brigade mobile de la douane à Guider.

À Gaschiga, ce poste mobile est exempt de difficulté malgré le contexte difficile actuel. On évalue 40 à 45 gros porteurs qui transitent du Cameroun vers le Tchad et du Cameroun vers le Nigeria. Avec une prévision de 470.000.000FCFA le montant de 427.000.750FCFA représente la réalisation. Soit un pourcentage de 91% soit le double de l’année 2016 avec un écart de 241.000.000FCFA. Avec son site pilote informatisée, Gaschiga se trouve en position avec le Nigeria.

« Les produits récurrents que nous enregistrons sont les produits prohibés, les plastiques non biodégradable, les sub-cycotroques, du sucre et du ciment », rapporte Mme Hadidja épouse Youssouffa, chef de poste de douane du bureau principal hors classe de Gaschiga.

Le contexte économique est ainsi loin d’être propice aux recettes dans tous les postes de douanes du Nord. Si certains se démarquent parce qu’ils ne sont pas atteints par la dévaluation du naira d’autres apportent des recettes considérables au trésor du Nord. Ainsi, seule la fin de la crise financière pourra sortir la région du Nord.

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