Santé eau - Health
NEWSLETTER

Français     English

Share this

«L’eau c’est la vie » a-t-on coutume de dire dans le langage populaire. Pour ce précieux liquide, les populations des zones arides parcourent des kilomètres pour le récolter. Cette aridité presque métaphorique s’est transportée dans nos villes où les robinets sont régulièrement secs.

L’eau étant une nécessité absolue, les populations se sont à qui mieux retournées vers les sources naturelles, les puits… Sentant l’opportunité de se faire de l’argent, une catégorie d’industriels, loin des ceux habituellement reconnus pour la vente d’eau minérale se sont jetés dans le secteur.

L’eau, surtout celle à boire, est produite par une quinzaine d’opérateurs et comporte les hautes gammes comme le « bas » de gamme. Elle se présente maintenant sous tous les formats : 20L, 10L, 5L, 1,5L, 1L, 0,5L, aux arômes de fruits ou pas. Le seul avantage semble être la chute des prix de l’eau minérale face à la concurrence, mais cela n’est bénéfique que pour une couche assez nantie pour se la procurer. De quoi plaindre le sort du bas peuple à qui l’on fourgue tout sans contrôle.

Approchés, les services compétents de la santé et du commerce disent ne pas avoir certaines marques d’eau dans leurs fichiers. Pourtant, la consommation d’eau eau de bonne qualité est un problème de santé publique. Alors, comment des opérateurs non reconnus et homologués par les services étatiques compétents en la matière peuvent-ils se retrouver dans un secteur aussi sensible.

Certains s’interrogent sur la vérification et certification effective de la qualité de l’eau vendue aux populations de nos villes. L’eau est emballée dans des contenants plastiques. Selon la réglementation en vigueur, la responsabilité sociale s’appliquant aux industriels utilisant les emballages plastiques s’applique à ces fabricants. Seulement, s’ils ne sont pas déjà répertoriés, il serait difficile que l’on puisse les poursuivre et exiger d’eux la participation à la propreté urbaine.

Lire aussi / Also read
Alain Wassouo : « Le seul instrument qui peut apporter une solution dynamique et durable à la crise anglophone et au conflit post électoral »

De plus la typhoïde, une maladie liée à la consommation de l’eau contaminée est devenue endémique au sein de la population, surtout défavorisée. Doit-on comprendre ou conclure qu’il y aurait un lien avec ses produits douteux. Il est plus que temps que chaque administration prenne sa responsabilité relativement à la qualité de l’eau vendu sur les marchés. S’attaquer à cette dérive constituerait une grande avancée dans la résolution des problèmes de santé publique.

Share this

Réactions

Veuillez saisir votre contribution !
Veuillez saisir votre nom ici

15 + = 17