maïs grillé
Crédit Photo : IEG
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Elles sont nombreuses les braiseuses de maïs frais dans la métropole régionale de l’Adamaoua. Qu’il soit bouilli ou grillé, le maïs est une denrée très appréciée.

De Bamyanga à la zone universitaire de Dang en passant par le Centre commercial, l’on peut apercevoir ces femmes et jeunes filles s’adonner à la vente du maïs grillé. Pendant la saison de pluie, le maïs est la spéculation la plus cultivé à Ngaoundéré. En ce début de la saison des récolte qui, les premier fruits des plantations sont disponibles sur les marchés.

Beaucoup de femmes et jeunes filles s’adonnent à l’activité pour lutter contre la pauvreté. Les vendeuses à travers l’activité espèrent ainsi joindre les deux bouts. Certaines familles envoient ont fait de ce petit commerce leur activité principale et les progénitures s’impliquent autant que possible à fructifier l’affaire. Bon nombre des jeunes filles dont la plupart des élèves voient en cela une source de revenus pour subvenir à leur besoins.

Le processus de vente commence dans les exploitations agricoles souvent situées dans les villages périphériques qui fournissent les consommateurs de la ville. Les vendeuses se rendent dans les champs pour se procurer le sac de maïs frais à raison de 8000 francs. Selon une vendeuse Bilkissou «chaque jours nous nous rendons au champ pour acheter le maïs et le sac contient environs 160 maïs, après la vente on obtient un bénéfice presqu’à 80% puisqu’on gagne 13000 à 14000 francs et ceci selon la qualité du maïs parce que les consommateurs demandent souvent la bonne qualité ou bien le bon maïs ». Un bénéfice conséquent qui dévoile les raisons du déplacement dans les champs.

D’autres sans trop de gymnastique vont simplement acheter en tas sur les étals des marchés de Ngaoundéré. Les tas de 3 à 4 épis de maïs frais sont souvent vendus à 200 francs l’unité. Il s’agit régulièrement des petits commerçants ou des consommateurs. « Le marché ne nous avantage pas puisque souvent ce sont le détaillants qui vendent. Dans les champs les agriculteurs vendent a bons prix le maïs » dévoile Maïrama qui vie de l’activité. Il faut noter que dans l’Adamaoua, le maïs peut être produit jusqu’à trois fois l’année sur les terres marécageuses.
A la vente du produit transformé, l’épi revient entre 100 et 150 francs l’unité selon la grosseur. Parfois le prix se négocier plus bas entre 50 et 75 F CFA selon la qualité. L’activité des braiseuses démarre généralement à partir de 13h et ceux jusqu’à 19h parfois pour finir leurs stocks. Pour celles qui vendent bouillis, cela commence régulièrement plus tôt dans les bureaux et les rues de la cité.

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Dans les trois régions septentrionales nombres des jeunes se lancent dans les activités parfois informelles à bas âge. Ces jeunes dont la tranche d’âge varie entre 15 et 25 ans gagnent à peine au dessus du smic. Comme souligne Aïssatou Diddi « C’est pénible parce que le maïs est tellement vendu par beaucoup des filles et ce n’est pas tout le monde qui achète. En plus j’ai des enfants à nourrir et d’autres charges qui pèsent sur moi, donc je suis obligée de multiplier les entrées » . Contrairement à ce que pourraient penser certains, l’activité bien que fortement pratiquée demeure à faible revenu.

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