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Gare voyageur de Ngaoundéré
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La gare Camrail de Ngaoundéré a aujourd’hui fier allure. Tout visiteur qui débarque est frappé par sa mutation, à côté des nouvelles boutiques qui se dressent majestueusement font face des bancs publics posés au milieu d’espace verts soigneusement entretenus.

La boue, les inondations et l’insalubrité qui jadis régnaient en maître ne sont plus que des lointains souvenirs. Ce coup d’éclat contraste malheureusement avec la pagaille de l’autre côté de la barrière. Au milieu des broussailles lorgnes des résidus pétroliers qui finissent dans la rivière Soum-Soum.

La première constatation qui s’impose lorsqu’on se retrouve à l’arrière plan de cette immense bâtisse, ce sont les herbes qui ont avalés le chemin de fer et l’huile de moteur qui jonchent les milieux des rails. Les voies d’évacuation d’eau sont utilisées pour rependre de la matière liquide dans la rivière Soum-Soum.

« Au total c’est cinq (05) voies de canalisation d’eau que Camrail utilise pour déverser la matière liquide provenant de son garage dans ce cours d’eau et ceci sans que personne ne s’en souci» dénonce papa Justin riverain.

Ce dernier qui s’offusque de la dégradation environnementale qui perdure se dit décidé à faire bouger les choses.

La pollution des eaux de la rivière Soum-Soum à laquelle se livre Camrail a des conséquences dramatiques pour la faune, la flore et l’activité agricole. Habiba qui habite le quartier Djalingo se dit excédée par cette catastrophe qui se dessine.

« Avant c’était une vallée rizicole on semait et récoltait toute sorte de céréale et de légumes. Les eaux étaient riches en poissons. C’était la belle époque. Du jour au lendemain toute cette richesse s’est envolé ».

Même sonnette d’alarme du côté des leaders du quartier. Le Djaouro Aboubakar insiste sur le danger qui plane sur la santé des riverains.

« il y’a des enfants qui se baignent dans ces eaux »

déclare l’autorité traditionnelle.

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Du côté des responsables de la société c’est la sourde oreille. Aux locaux d’hygiène et salubrité logés dans un container qui ressemble plus aux services d’archives qu’à un bureau, le chef de l’unité n’a pas voulu s’exprimer prétextant l’avale préalable de ses supérieurs Bessengué.

Il est vrai qu’au regard des défaillances qui ne cessent de s’accumuler pour l’unique compagnie ferroviaire du Cameroun, la protection de l’environnement est loin de figurer sur la liste de ses priorités. Il demeure que le rôle des services administratifs de l’Etat en charge de réguler ce type d’activité reste attendu. La question environnementale doit donc attendre.

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