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Les populations de Guider n’oublieront pas de si tôt cette journée de grosse frayeur. Suite au mouvement d’humeur enregistré dans les rangs des moto-taximans de Guider, l’autorité préfectorale a ordonné aux militaires de tirer sur les manifestants.

Ces derniers exprimaient leur rat-le-bol contre les bavures des forces de maintien de l’ordre suite au décès d’un camarade fauché par les policiers. Un moment de terreur digne des instants de guère qui a laissé des victimes sur le carreau le vendredi 16 juin dernier.

Selon une source sécuritaire, devant l’ampleur de la marche qui a pris les allures de grève, le préfet Njoya Zaharyo a demandé des renforts des soldats basés au camp de Mayo-Oulo issu de la 4e région militaire de Maroua. Les balles tirées par les mitrailleuses des militaires ont été sans pitié pour la foule, au niveau du pont qui est l’entrée principale de la ville de Guider. On dénombre trois morts et une centaine de blessés dont certains dans un état critique évacués à l’hôpital régional de Garoua. Parmi les décès enregistré, figurent deux moto-taximans et un malheureux enfant. Cet acte dont beaucoup ignorent les véritables motivations suscite des interrogations.

D’après des témoins joints au téléphone, le déclencheur de la situation serrait le recouvrement forcé des impôts sur la vente des vignettes automobiles et l’assurance. Devant la pression opéré par les autorités épaulées par les forces de l’ordre, les moto-taximans sont entrés en grève, dans la journée de mardi à Maroua et mercredi à Garoua. Les gouverneurs des régions du Nord et de l’Extrême-nord ont vite fait de calmer les tensions de ces travailleurs de motos au sang chaud, qui pouvaient provoquer une émeute. Solidaire au mouvement, ceux de Guider se sont aussi arrimés à leurs camarades. Seulement le préfet de Mayo-Louti Njoya Zakaryo a manqué de tact dans la gestion de la crise. Un acte taxé d’immature par bon nombre de collaborateurs.

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Plusieurs militaires et gendarmes ont avoué avoir contesté la décision du Prefet, qui n’aurait pas pris la peine de faire appel aux forces de sécurité locales pour intervenir. Il s’agit du quatrième incident terni ainsi l’image de l’autorité administrative auprès des populations. D’abord un enlèvement d’un grand commerçant à Guider centre libéré après quelques jours par ses ravisseurs qui ont pris fuites en l’abandonnant, dans le mayo-Oulo. Ensuite les moto-taximans ont saccagés le tchèque point de la gendarmerie du Mayo- Oulo, frontalière avec le Nigeria, soupçonné de centre de prédilection d’enrichissement illicite. Toujours au mois de mai, les policiers tirent la corde au passage d’un moto-taxi à un poste de contrôle, le conducteur trouve la mort surplace.

Les militaires on t’ils tiré à balles blanche ou réel sur les manifestants, qui marchaient sur le pont? L’enquête ouverte va faire la lumière sur cet incident d’une rare violence dans la ville de Guider. Quoi qu’il en soit le séjour de Njoya Zakaryo dans ce département s’annonce des plus tumultueux au cour des prochains jours.

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