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Nous sommes au carrefour « djarma », Moustapha est interpellé par la police. Lors du contrôle, toutes ses pièces sont conformes. L’agent de la police confisque ses papiers et lui demande son carnet de vaccination ; ce dernier est contraint de donner une somme d’argent afin de retrouver la liberté.

Non loin de là, à Domayo, Rachel une professionnelle du sexe du coin est interpellée, bien qu’ayant sa carte nationale identité elle passera une nuit blanche en cellule pour être libéré le lendemain.

Ce sont des mises en scène pareilles auxquelles l’on assiste à Maroua depuis la mise sur pied des mesures sécuritaires par le gouverneur Midjiyawa Bakari.

« Ce qui se passe autour de nos frontières, à l’intérieur de notre région est plus que le Boko haram »

cette phrase est celle d’Abdoulaye Maths, président des Mouvements pour la Défense des Droits de l’Homme et des Libertés (MDDHL).

Depuis l’effectivité des mesures sécuritaires, la ligue des droits de l’homme ne cesse de décrier le comportement des forces des maintiens de l’ordre et de sécurité. En longueur d’une journée, on enregistre une dizaine des victimes qui viennent dénoncer les exactions auxquelles ils sont victimes. Sur place un constat a été fait, toutes les plaintes sont rédigées contre « inconnu ». ils sont souvent dépouillés de leurs biens et leur bourreau serait les forces de défenses qui prennent pour prétexte l’appartenance des victimes aux membres de la secte Boko haram bien que nous détenons nos carte nationale d’identité étant encore valable.

« Puisque je suis commerçant, arrivé à un certain endroit, j’étais interpellé par les éléments du Bir. Ils m’ont demandé mes pièces, je leurs ai montré, ensuite ils m’ont encore demandé d’où est-ce que je sors, je leurs ai expliqué, mais après ces explications, ils m’ont bandé la face et m’ont fouillés les poches. Ils m’ont pris une somme d’un million de francs CFA qui était dans ma poche. Ensuite, il m’ont abandonné sur place ».

Psalmodie un homme d’affaire tout attristé. Ce sont des cas récurrents que nous traitons souligne le Abdoulaye Maths.

Toutefois, signalons que des enquêtes sont en cours afin de mettre aux arrêts les fautifs. Difficile de faire une distinction entre les honnêtes agents de sécurité et les malhonnêtes que seuls les hauts responsables sont appelés à les rappeler à l’ordre en cette période de fête de fin d’années à l’extrême-nord.

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