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Ils sont plusieurs dizaines venues de l’Adamaoua et d’autres régions pour prendre part à cette assise scientifique pour la région château d’eau.

Du 12 au 16 juin 2017, les travaux ont réunis les représentants du Minsanté, les partenaires techniques et financiers et la société civile. L’objectif est d’élaborer les plans de développement sanitaire de district (PDSD) de tous les 09 districts de santé de l’Adamaoua. Tout est partie du constat selon lequel au Cameroun chaque année quatre à cinq mille femmes meurent en donnant la vie suite aux complications soit à la grosses, soit à l’accouchement.

Les causes les plus fréquents sont celle causé par l’accouchement non assisté par un personnel qualifié. Entre 2011 et 2014, le pourcentage d’accouplement assisté par un personnel qualifié au plan national est passé de 63,6% à 64,7% selon les enquêtes MICS 4 et 5. Dans les régions de l’extrême-Nord et du Nord ce taux est respectivement de 29% et de 35% alors qu’il est de 99% à Douala et 96% dans les régions de l’ouest et du Nord-Ouest. Le PDSD est un document qui opérationnalise la stratégie sectorielle de santé et son PNDS pour l’année 2016-2027. Cette stratégie doit être opérationnaliser par le plan de développement sanitaire de district de santé.

Le ministère de la santé assure le leadership et les autres partenaires vont accompagner le processus pour inverser le taux de mortalité observé aujourd’hui.

Il y’a un comité qui va être mis en place au niveau des districts de santé qui sera présidé par le préfet ou le sous-préfet selon le cas. Et dans ce comité on aura tous les acteurs et les ministères partenaire qui intervient dans la mise en œuvre des actions de santé pour implémenter le plan de développement sanitaire de district qui est un document qui opérationnalise la stratégie sectorielle de santé,

a déclaré docteur Matsezou Jacqueline coordinateur du secrétariat technique du comité de pilotage de la stratégie sectorielle de santé.

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Au niveau de district le plan permet de dire quelles sont les interventions qu’on va mettre en œuvre opérationnel du système de santé pour régler, pour faire face à ce problème que connait les populations de ce district. Le gros problème ici c’est le nombre très élevé de décès des femmes et des enfants. Le Cameroun agit aujourd’hui sur la santé de la mère et de l’enfant, parce que la situation reste préoccupante. Pour ce qui est des enfants, une amélioration est enregistré dans ce groupe cible mais malheureusement il y’a des endroits où ces dernières continue à beaucoup mourir notamment dans les régions de l’Adamaoua et celle l’Est camerounais.

Pour cela le gouvernement du Cameroun et ces partenaires ont élaborés un dossier d’atterrissement pour améliorer la santé des indicateurs de ce groupe cible que constitue la mère, le nouveau-né, l’enfant et l’adolescent.

Nous sommes là avec les membres du secrétariat de la stratégie sectorielle pour veiller à ce que les interventions qui vont permettre d’améliorer la santé de la mère, de l’enfant et de l’adolescent au niveau de district de santé soit efficacement pris en compte,

déclare docteur Martina Baye coordinateur national de programme de lutte contre la mortalité maternel et infantile juvénile.

Cependant le secteur de santé au Cameroun a enregistré de progrès ces dernières décennies notables malgré le fait que, certains indicateurs lies à la santé de la mère se sont dégradés. La mortalité maternelle est passée de 430 décès pour 100.000 naissances vivante en 1998 à 782 décès pour 100.000 naissances vivante en 2011. Par ailleurs, on relève une disparité géographique des indicateurs de santé et d’accès aux services de santé dans le pays, particulièrement entre les trois régions septentrional et le reste du pays.

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