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C’est le montant équivalent à la perte annuelle de la filière tannerie depuis environ 19 ans dans le grand-nord. Dans la région du Nord, plus de 2000 personnes s’adonnent à l’activité de la filière tannerie et peausserie. L’exportation illégale asphyxie les différentes unités de transformation de la peau. Ce qui entraîne une perte financière dans ces industries spécialisées dans la modernisation de la peau.

L’avenir de ces entreprises étant menacé, les responsables ont opté fermer les portes. Pire, l’Etat répond aux abonnés absents.

« Des personnalités préfèrent commander des produits fabriqués en Chine, qui ne sont souvent pas de bonne qualité, alors même que les produits de meilleure qualité peuvent être fabriqués sur place. Nous en avions largement les moyens. Pire, pendant que nous sommes dépourvus du soutien des pouvoirs publics, nos concurrents Marocains, Nigérians, Kenyans et éthiopiens bénéficient du soutien de leur état. Dans ces conditions, nous ne pouvons pas mesurer notre potentialité à eux »,

déplore Mohamadou Bamanga, responsable d’une tannerie à Garoua.

Avec l’indisponibilité sur le marché des matières premières que sont les peaux. La filière tannerie du Nord a du mal à décoller pour une quête de la modernisation. Certaines tanneries qui furent construites par les autorités sont sans une évaluation économique sérieuse et objective. Malgré de nombreuses difficultés enregistrées, la filière tannerie dans sa forme traditionnelle fait preuve de résistance. Les artisans utilisent des matériaux rudimentaires qui impactent sérieusement sur les commandes.

Si à l’Extrême-nord, l’insécurité et le manque d’eau sont pointés du doigt la situation demeure inquiétante. Que ce soit Notacam, Tatcam, Padey woila, Samara Ouro tous ont des regards rivés vers le gouvernement en attente d’une éventuelle aide. Pour l’instant, c’est la fuite vers l’extérieur pour explorer de nouveaux marchés est perceptible.

«  Je collecte les peaux pour les vendre à Bafoussam, Bamenda, au Nigeria. Les clients les achètent souvent pour la consommation et d’autres pour la transformation en cuir destiné à la fabrication des chaussures. Mais c’est au Nigeria et Niger que nous vendons la plus de peaux collectées dans la région »

explique Oumarou Boubary, un collecteur de peau de bœufs depuis 20 ans à Garoua.

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L’absence des usines de transformation de peaux et le manque d’initiative locale de mise en valeur de cette matière première industrielle est manque à gagner pour l’economie de la région du Nord.

«  C’est regrettable, on voit des tonnes de peaux achetées et chargées dans des camions prennent la direction d’autres marchés »

explique M. Souley Goni, un cadre de la délégation régionale de l’elevage, des pêches et des industries animales du Nord.

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