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Fin du Ramadan : les prostituées reprennent du service après un mois de “trêve”

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Elles avaient disparues des écrans radars depuis presque un mois de Ramadan. Depuis la fin de la semaine dernière, les prostituées de la ville de N’djaména ont recommencées à refaire surface.

Disparues des terrains habituels où l’on les voyait chaque tombées de la nuit, les travailleuses du sexe ont refait surface et pris d’assaut leurs terrains de prédilection pour renouer avec leur activité principale depuis la fin de ce week-end. Aux constats de cette longue absence ou trêve, l’on a entendu ou lu nulle part un mot d’ordre de grève ni un communique officiel comme le font plusieurs syndicats de travailleur en ces temps de crise économique et de conjoncture au pays. Selon certains habitués des coins, l’observation du mois saint et béni du ramadan serait à la cause de la cessation ou baisse drastique de cette activité dans la ville. Donc ramadan oblige !

De cette explication liée au ramadan, l’on se demande qui de l’offre ou de la demande aurait dont déserter des lieux pour que cela attire l’attention du public et du reporter. Les deux, nous a répondu une gérante de bar situé au quartier chagoua. Un autre client dans ce même bar nous apprendra que c’est plutôt la demande qui aurait baissée ou disparu, par ce que : quel que soit la demande, l’offre pouvait toujours être disponible en ces temps difficiles.

Au lieu-dit “Mokolo” situé en face de la nouvelle ambassade des Etats-Unis d’Amérique, tout autour du mur du parc d’attraction pour enfants de Chagoua, le plus souvent parsemée monde à la tombées de la nuit, les murs de cet espace ont affichés grise mine et sont restés presque vide pendant plus de trois semaines.

Selon les propos d’un vigile travaillant dans une auberge de la place, rencontré il y a quelques jours et qui a requis l’anonymat :

« C’est trop sec depuis le début du ramadan. On passe souvent deux jours sans enregistrer un client. Comme vous le voyez devant le portail là, c’est comme ça presque tous les jours, pas de client. L’activité des gérants et d’autres employés est à l’arrêt », nous explique-t-il.

La prostitution étant illégale au Tchad, c’est au chat et à la souris que ces travailleuses du sexe jouent tous les soirs. Toutes solidaires entre-elles il n’est pas étonnant de voir une d’entre elle jouer au guetteuses et signaler toutes apparition inopinée d’une voiture de police.

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Honoré Barka Essigue
Barka Essigué Honoré est un passionné de la communication ayant participé à plusieurs formations et enquête en journalisme. Depuis 5 ans il prête ses plumes aux radios et presses aussi bien du Cameroun que du Tchad. Honoré Barka est le correspondant officiel de Chateau News au Tchad et à l’Extrême-Nord du Cameroun.

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