Idris Deby, Président du TCHAD
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Face à quelques médias occidentaux la semaine dernière, le président tchadien Idriss Deby a fait des déclarations qui ont surpris plus d’un. Parmi ces déclarations, il a affirmé qu’il pourrait retirer les forces armées tchadiennes des théâtres d’opération en Afrique si la communauté internationale ne vient en rescousse au pays, frappé de plein fouet par les effets de la crise économique.

Invité de l’émission internationale de TV5, RFI et le journal le Monde la semaine dernière, le président de la république du Tchad n’a pas fait dans la langue de bois. Très franc et direct à l’endroit de ses intervieweurs, Idriss Deby a fait des déclarations fracassantes qui ont surpris plus d’un. Lors de cette interview, le président n’a pas caché sa colère face à la communauté internationale.

D’entrée de jeu, il fait cette déclaration :

« Depuis l’intervention des troupes tchadiennes, au mali, Cameroun, Nigeria et au Niger, le Tchad na pas été soutenu sur le plan financier ».

Alors que le peuple et la communauté internationale croyait en le soutien de l’armée tchadienne dans toutes ses interventions en Afrique depuis quelques années, Idriss Deby leva ensuite le voile sur cet aspect délicat. Selon lui,

« Le Tchad à débourser sur ses propres ressources plus de trois cent milliards f CFA pour la lutte contre le terrorisme sans un soutient quelconque de l’extérieur, je suis absolument certain que les tchadiens sont déçus ».

Etant donné que le Tchad est l’un des pays ayant utilisé le plus de moyen matériel et humain à travers ces pays d’intervention, il est néanmoins déplorable de souligner que c’est le pays qui continue de payer le plus lourds tribut. Les cas de mort des militaires tchadien au Mali et autour du bassin du lac Tchad en sont une preuve assez éloquente. Le président Deby, poussa encore le bouchon plus haut en faisant cette déclaration surprenante :

« Si vous ne m’aidez pas à résoudre mes problèmes domestiques (…), payer les salaires des fonctionnaires, redresser l’économie et supporter l’effort de guerre(…), je serai obligé de retirer mes soldats du mali ». lance-t-il.

Alors que le pays traverse une grave crise financière, plusieurs grands projets engagés par le président de la république ont pris un point d’arrêt. Les mouvements sociaux s’intensifient de jours en jours, paralysant le fonctionnement des institutions du pays. Quelques soldats ayant servi sous la bannière des casques bleus de l’ONU avaient exprimé leurs mécontentements face au non payement de leurs primes en brûlant leurs bérets il y a quelques semaines. Preuve des nombreuses crises dont fait face le pays.

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