Alpha Condé
Crédit photo : Conakrytime.com
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Dix ans après le tristement célèbre discours de Dakar prononcé par Nicolas Sarkozy, le président Guinéen Alpha Condé a défendu le continent devant la jeunesse panafricaine réunie à Ndjamena.

L’Afrique aura du mal à oublier cette phrase choc prononcée lors de la première visite officielle au Sénégal de l’ancien président français Nicolas Sarkozy Il y a ans. Lors du forum panafricain de la jeunesse tenu du 29 au 30 juin dernier dans la capitale tchadienne. Le président de la république de Guinée par ailleurs président en exercice de l’union africaine Alpha Conde comme dans ses habitudes n’as pas perdu de son verbe et a prononcé un discours fleuve devant plus de 200 jeunes venus des cinquante-quatre pays que compte l’Afrique.

Il est à rappeler que lors de cette visite au pays de Léopold Sedar Senghor et de Cheick Anta Diop, l’ancien chef de l’Etat français prononçait devant un parterre de personnalité africaine et d’Étudiant un discours qui restera tristement célèbre. Il affirmait à l’époque que

«le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire ».

Cette phrase choc qui continue de révolter les intellectuels et élites africains est loin d’être oubliée. Dans un discours digne d’un cours magistral, le professeur Alpha Conde a d’entrée de jeu exhorté les jeunes nombreux en face de lui de s’approprier de l’histoire de l’Afrique.

Selon lui,

« la jeunesse de l’Afrique doit s’approprier de l’histoire de l’Afrique. La jeunesse ne connait pas assez l’histoire de l’histoire de l’Afrique. Un peuple ne peut avancer s’il n’a pas la fierté de son passé ».

Très acclamé dans ce propos par l’assistance, le président guinéen aborda par la suite la patate chaude en balançant de façon indirecte ceci :

« il y a même un chef d’Etat qui est allé dire que l’Afrique n’a pas d’histoire. Qu’on est sans histoire ! Mais au moyen âge, Tombouctou avait plus de livre que la bibliothèque nationale de France ».

Rappelant au passage les grandes figures ayant marqué l’histoire de l’Afrique, à l’instar de Ibn Kaldoum, Patrice Lumunba, etc., et les grandes conquêtes de l’histoire de l’Afrique, le président guinéen a fini par rassurer les jeunes d’Afrique, et tirer l’attention de ses paires chefs d’Etat africain de leurs comportements et interpeller ensuite à une prise de conscience.

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Il dira par la suite

« si vous ne maitrisez pas l’histoire de l’Afrique, on va vous faire croire que l’Afrique n’a pas d’histoire. Alors apprenez l’histoire de l’Afrique »

avant de renchérir enfin,

« mettons fin à l’afro pessimisme. Changeons de vocabulaire. N’acceptons plus les vocabulaires qui nous sont imposé par des sociologues occidentaux, qui en réalité ne connaissent pas nos réalités. L’Afrique doit s’approprier son vocabulaire, sa démocratie, ses droits de l’homme, sa bonne gouvernance. Car nous ne voulons pas d’impunité ».

Ce discours du président en exercice de l’union africaine, très applaudis et apprécié par les participants restera comme un appelle à une prise de conscience selon quelques participants et surtout un nouveau départ pour la jeunesse africaine à la conquête de son histoire riche et divers.

Et surtout à ceux qui considère l’Afrique sans histoire, que leurs conception est largement erronée. Car comme le déclare très souvent le Journaliste Franco- camerounais, Alain Foka « nul n’a le droit d’effacer une page de l’histoire d’un peuple, car un peuple sans histoire est un monde sans âme ».

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