reggae tchad
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La musique Reggae fait de plus en plus d’adepte dans la capitale tchadienne. Après Kingston, Londres, Abidjan, faudra aussi désormais compter Ndjamena la capitale tchadienne parmi les capitales mondiales de la communauté rastafari et du Reggae au monde.

La preuve a été avéré une fois de plus lors de la célébration de l’anniversaire de la mort du plus célèbre des reggaemen ; le Jamaïcain Bob Marley il y’a quelques semaines. La salle de l’Institut Français du Tchad (IFT) qui a servi de cadre à cette célébration a drainé du beau monde et amoureux du reggae qui ont repris à tue-tête les tubes cultes de ce grand combattant des inégalités et des causes noires.

Dans les rues de la capitale, Pas facile de faire quelques mètres sans croiser un rastaman ou des jeunes avec des drealooks à la Jamaïcaine. Le nombre de reaggamen n’a cessé d’augmenter ces dernières années. Les stations radios et discothèques de la capitale sont devenus les véritables vecteurs de cette musique et ils la diffusent à longueur de journée sur leurs antennes. Désormais cette sonorité s’invite à presque tous les albums des artistes tchadiens, afin de satisfaire les mélomanes de plus en plus exigeants. Dans les rues de la capitale, les graffitis à l’effigie de Bob Marley s’observent partout. Que ce soit sur les murs des centres culturels, des établissements scolaires, les cabines et salons de coiffure, les tenues vestimentaires ou certains édifices et gadgets, l’esprit de Marley traine partout.

musique reggae

Le Reggae occupe toujours une place de choix dans le microcosme musical tchadien. D’Achille Baldal, le plus célèbre et ancien des reaggemen tchadien, en passant Guevara, au plus récent titre “Uduruni“ de l’artiste gospel Koumnobey Christian, le public va croissant. Presque tous les artistes l’ont compris. Dans le Gospel comme la Musique Traditionnelle, pas un album sans cette recette Jamaïcaine. Cette musique revendicative et qui dénonce trouve tout son sens au sein de cette population qui a connu tant d’évènement négatifs dans son histoire à l’instar de leurs frères déportés de l’autre côté de l’océan. De la dictature en passant par les inégalités sociales et autres marginalisations, la corruption, les violences, etc., la musique reggae ne manque pas de thème à aborder au pays de ToumaÏ.

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