Crédit Photo : lemonde.fr
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La sensibilisation de la population sur l’importance de conserver la faune et la flore veut pousser les braconniers à changer de métier.

Après les évènements malheureux au Parc national de Bouba Njidda qui a vu le massacre de plusieurs éléphants , l’union internationale de la conservation de la nature (UICN), bureau projet multiplie les stratégies pour éradiquer définitivement le braconnage dans le septentrion et au bassin du lac Tchad. La nécessité d’éradiquer cette activité qui met en péril la vie des espèces protégées s’est imposée.

Tout part d’un constat, la prolifération de l’insécurité dans les parcs, des bandits lourdement armés commettent des exactions à tout moment. L’UICN placée au devant de la scène pour éradiquer les problèmes auxquels la faune et la flore sont victimes, grâce à leurs expertises sur le terrain, elle est à pied d’œuvre pour attirer l’attention de la population qui depuis quelques temps fait la pression. C’est le cas du parc de Waza, la population riveraine s’évertuait à consommer du poisson dans les mares d’eaux situées dans des zones interdites. La nécessité de sécuriser et développer cette aire s’est imposée, c’est alors que l’UICN a opté de procéder par un rapprochement entre populations et conservateurs afin d’expliquer le bien fondé de conserver cette aire protégée. Considéré comme des actes contraires à la législation, des mesures sont prises par l’organisme pour trouver des solutions aux besoins de la population. Pour éviter elles consomment les poissons du parc,; l’union internationale de la conservation de la nature a financé la création d’étang de pisciculture pour les riverains du parc de Waza.

Dans l’Extrême-Nord, six communes ayant des localités riveraines des parcs ont bénéficié de ce financement en fonction de leurs besoins. Il s’agit de Mora, Pette, Waza, Zina, Maga, Logone-birni. Au total plus de 100 groupements qui ont été financés. Les appuis octroyés dans les différentes localités vont susciter une prise de conscience. Dans les cantons de Kossa et Magdeme ; 50 braconniers vont rendre leurs armes de chasse. Avec l’implication des leaders et chefs traditionnels, des bergers sont chassés des villages. Parmi les activités de l’UICN, la sensibilisation figure en bonne place mais demeure une difficulté puisque la population n’adhère pas au bien fondé du projet de l’UICN. Ces sensibilisations qui vont porter des fruits avec la prise de conscience des braconniers.

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Avec le défi de faire adhérer la population au message porté par l’organisme, la coordonatrice du projet UICN, Mme Aicha Moussa pense que tout est possible. C’est ainsi qu’avec l’implication des médias de proximité dans le processus de sensibilisation ; les journalistes et animateurs sont renforcés dans leurs capacités sur la législation faunique. Ils sont dotés des moyens pour lutter contre le braconnage dans la partie septentrionale.

« Le rôle de l’UICN est d’attirer l’attention du gouvernement camerounais. En perspective, nous comptons mettre sur pied une radio environnementale pour accentuer la sensibilisation. Des stratégies sur la conservation des espèces telles que les éléphants seront mises sur pied pour éviter éventuellement un autre triste massacre comme celui de Bouba Djidda »

souligne la coordonatrice du projet. Celle-ci, est toute déterminée à éradiquer définitivement le braconnage. L’espoir est permis !

 

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