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À l’heure où la mécanisation de l’agriculture entend prendre son envol l’unité polyvalente de transformation des aliments de base de Ngaoundéré (UPT – AB) compte booster sa capacité de transformation des produits locaux.

Native de Mbé, Abe Marie a été formé à l’Institution Panafricain de Développement de Douala, puis à l’École Nationale des Sciences Agro-industrielles(ENSAI) de l’Université de Ngaoundéré et servi à l’IRAD. Directrice depuis 2012. Rencontré par chateaunews.com, la toute première directrice de la structure de formation des femmes dans la transformation des aliments locaux présente sa contribution au développement du savoir-faire des femmes dans le domaine agro-pastoral.

Vous êtes la toute première Directrice de l’unité polyvalente de transformation des aliments de base de Ngaoundéré, quel bilan dressez-vous après cinq (5) ans à la tête de cette structure ?

L’unité polyvalente de transformation des aliments de base communément appelé l’UPT est une structure technique de l’État financée par la Banque Africaine de Développement (BAD) mis en œuvre par le PARFAR en 2007 et rétrocédé au Ministère de la promotion de la femme et de la famille en 2010 pour son opérationnalisation. J’ai donc été affecté ici en 2012. Depuis qu’elle existe, l’UPT a permis de former trois mille(3000) femmes aux techniques de fumages de protéines animales ; la transformation des fruits en jus, en confiture et en sirop ; la transformation des tubercules (ignames, patates) en cossettes ; la transformation des céréales en farine instantané et la mise sur pied d’un verger de 50 hectares (50 ha). Nous sommes encore un jeune enfant en pleine croissance et nous faisons avec les moyens de bord.

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Une idée des missions dévolues à l’UPT ?

Le gouvernement camerounais avec le soutient des bailleurs de fonds s’est engager à tordre le cou au chômage par l’entremise de l’accroissement du nombre des structures d’appui, l’UPT est donc la matérialisation de cette intention. En tant que service technique nous sommes cantonnés au rôle d’assurer la formation de la population cible et la transformation des produits locaux de base. Nous sommes par ailleurs impliqué dans l’accompagnement et le suivi des personnes formées jusqu’à leurs installations. En un mot l’UPT est créée dans le but de renforcement de capacité de production et du développement des produits de base.

Au vue des résultats mitigés constatés sur le terrain, comment comptez-vous faire pour améliorer les performances du centre?

(Rire) je ne dirais pas les choses de la même façon. C’est vrai qu’actuellement nous sommes dans une sorte de trêve, le centre est un peu à l’arrêt. Mais nous sommes satisfaits des résultats et des acquis. Grace au dynamisme de l’unité, nous avons permis aujourd’hui à certaines femmes de s’autonomiser et de se prendre en charge. Et je vous convie d’effectuer le voyage sur Banyo pour voir par vous-même les merveilles de la coopérative de transformation des fruits. Croyez moi nous sommes conscient qu’il reste beaucoup à faire pour améliorer la qualité du travail effectué.

À voir l’état des équipements l’on imagine les difficultés de l’UPT, pouvez-vous les relever ?

Nous manquons de personnel qualifié, c’est le besoin le plus criard pour l’instant. Je suis à la fois la directrice et la formatrice. Sur les champs financiers les subventions que nous recevons de la part des pouvoirs publics nous permettes à peine de maintenir les équipements nous faisons face à un déficit budgétaire. Le plateau technique est à bout de souffle son renouvellement est plus qu’urgent. upt

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Parlons maintenant des stratégies pour relever les défis avenir.

L’Upt est une vitrine du Ministère de la promotion de la femme et de la famille dans la région de l’Adamaoua. En tant que telle nous avons l’ambition de faire de cette structure de formation une référence au-delà des frontières de l’Adamaoua. Nous avons l’ambition de créer une coopérative avec Conseil d’Administration dans le but d’optimiser et de maximiser l’impact de notre action sur le développement. Par ailleurs nous allons diversifiés nos partenaires pour obtenir des financements supplémentaires

Pour finir, vous semblez touché par la dépendance des jeunes aux substances nocives.

(Soupir). Je profite de votre tribune pour évoquer une question qui me tient à cœur. Je voudrai sensibiliser les jeunes sur les méfaits de la drogue. En tant que mère de famille je m’insurge contre les dégâts causés par ce cancer social. Nous voyons de nombreux jeunes de l’Adamaoua s’adonner à la consommation du tramadol (tramol) et autres produits existants. La dépendance à cette substance est un mal absolue qui détruit tout ce qu’elle touche.

Propos recueillis par Boubakary Moussa

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