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Les membres de la commission régionale du suivi du Budget d’Investissement Public (BIP) 2017 interpellent les exécutifs municipaux et élus des parlements à honorer aux séances du comité de suivi des projets participatifs pour lesquelles les communes sont bénéficiaires.

« Les maires de la région de l’Adamaoua attachent très peu d’intérêt aux sessions d’évaluation des investissements publics, ils brillent par leurs absences lors des travaux ». Cette déclaration de l’un des membres du comité de suivi du BIP dans la région du château d’eau fait suite à la constatation de leur absence aux travaux du comité régional du suivi de l’exécution physico-financière de l’investissement public dans l’Adamaoua. Les élus municipaux sont loin d’être seul dans ce boycottage collectif. Députés et sénateurs pourtant membres de dit comité sont également font également la sourde oreille.

Régression

Tous ont brillés par leur absence lors de la première session du comité régional de suivi du BIP. Alors qu’à la même période l’année dernière le taux d’exécution du BIP affichait 70% et plaçait l’Adamaoua à la première loge sur le plan national, le taux d’exécutions physico-sanitaires au 30 juin de cette année se situe autour de 36,96% très loin des attentes. A en croire le délégué régional du Minepat Adamaoua « nous battons de l’aile, beaucoup des projets accusent un retard dans leur exécution du fait du manque de maturation dans la conception et la réalisation des investissements » sont les raisons de cette rétrogradation. La session tenue du 24 au 25 juillet dans la salle des actes de la Communauté urbaine de Ngaoundéré a relevé les nombreux clivages auxquels fait face le BIP.

Crises

Le contexte national et International marqué par la chute brutal du pris de baril de pétrole et l’insécurité généralisé a un impact négatif sur l’économie nationale et rend difficile l’exécution telle que arrêté des projets. Les difficultés relevées lors de l’évaluation des projets à financement régionaux pointent un doigt accusateur sur le manque de coordination qui chapotent les projets ; le chevauchement des rôles et la non maitrise des procédures par toutes les parties prenants. Le choix des sites est un casse-tête, des ouvrages construits sur des terrains privés sont forcés de faire le rétropédalage.

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Gouvernance

La société civile présente, aux assises ne baisse pas la garde elle hausse le ton. Souleymanou Malam président de la plate-forme climat et développement durable  ne va pas par quatre chemin pour mettre le doigt là où ça fait mal « tous les problèmes soulevés par la commission ont trait à la gouvernance et au clientélisme et tant qu’on n’aura pas résolu ce problème épineux et bien c’est la danse Bafia ». Choses dénoncées par Yamteh Josep président de séance « au sortir de cette réunion il faut mettre tout en œuvre pour améliorer le taux d’exécution des investissements publique et limiter les égoïsmes et blocages techniques qui handicapent notre développement », conclu le président.

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