immeubles ngaoundéré
© ChateauNews - Boubakary Moussa
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Phénomène relativement récente, le boom des immeubles de grande hauteur a changé la physionomie de la métropole de l’Adamaoua.

On a encore à l’esprit l’image de Ngaoundéré d’il y’a deux (02) décennies, une ville aux concessions familiales entourées de mur d’argile plus connus sous la dénomination de saré, des maisons d’obus et des huttes Mboum étaient à la mode faisant la particularité du style local. Durant cette période les maisons en étages étaient presque interdites de construction par

« volonté de restreindre les inégalités sociales. L’interdiction de construire des maisons en étages avaient pour but le respect de l’intimité du voisin proche, il fallait éviter de mettre mal à l’aise ses voisins car les toilettes et les latrines étaient en plein air », affirme le prince Yerima Alfaki.

La ville de Ngaoundéré connait aujourd’hui une transformation urbaine sans précédent. Il n’est pas un quartier où un immeuble ne s’élève. Des immeubles d’au moins 4 niveaux poussent un peu partout. Finie l’époque où la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale faisait figure d’unique immeuble.

Il faut remonter encore plus loin pour mesurer le chemin parcouru :

« Cette frénésie de construction des bâtiments en étage exprime une très louable volonté de résorber l’occupation de l’espace, d’améliorer le cadre de vie et surtout se mettre au diapason des autres villes de même niveau» souligne le magistrat de la ville Hamadou Dawa.

Cette nouvelle facette de l’habitat est venue remodeler l’architecture locale en transformant la physionomie de la cité régionale. En dehors de l’hôtellerie et de bureaux, la plus part des immeubles construits sont destinés à la location d’appartements.

« Le but principal de cette effervescence est l’appropriation des nouveaux modes de construction en vue de migrer vers la modernité et la satisfaction du besoin du haut standing »,

explique Issoufa Abakar, entrepreneur.

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L’hirondelle ne faisant pas le printemps, il est de bon ton de déplorer certains aspects de cette urbanisation peu contrôlée. Entre le contraste des immeubles au milieu de faubourgs et l’anarchie de construction de ces mêmes immeubles, il y’a matière à réflexion. N’en déplaise aux partisans du profit et des projets immobiliers, certaines constructions font planer de réels signes d’inquiétudes. Au lieu dit marché Bantaï, un bâtiment érigé en plein cœur dudit marché bouillonnant représente une menace pour les riverains et risque de s’effondrer à tout moment.
Quelque soit la pertinence du diagnostic, force est de constater que la révolution des immeubles reste irréversible dans la cité capitale de la région du plateau. Aujourd’hui Ngaoundéré est une ville plus dynamique, plus ambitieuse, plus entreprenante, qui cherche à s’imposer comme une véritable plate forme urbaine de développement économique et social, pour les niveaux investisseurs.

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