Communauté urbaine de Garoua
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Une lettre ouverte vient d’être adressée au chef de l’Etat du Cameorun, Paul Biya, par le collectif de la population du quartier Djamboutou-Douroure pour dénoncer les actes de la communauté urbaine de Garoua.

Si on remonte le temps, depuis la  date du 08 Mai 2016 dernier, la communauté urbaine de Garoua à entrepris des casses des habitations au quartier Djamboutou-Douroure. Ainsi, plusieurs terrains ont été confisqués par ces derniers.

Une descente musclé sans consentement qui à laisser des familles sans abris jusqu’à ce jour 16 mois après le « hold-up » foncier. À Garoua 1er, la population du quartier dit Djamboutou-Douroure n’a pas digérer ces mauvaises actions de la  communauté urbaine de Garoua. Un regroupement de 150 familles sinistrées par la CUG s’est ainsi mis sur pied. Vu l’acte posé par la communauté urbaine de Garoua sans dédommagement des familles.

Dans une lettre ouverte au président de la république, les 150 familles sollicitent l’intervention du chef de l’Etat :

« Nous, victimes et menacés des casses abusives en date du 08 Mai 2016 au quartier Djamboutou constitués de cent cinquante familles, avons l’honneur de venir solliciter votre intervention pour ces désastres dont aucune proposition n’a été faite depuis pratiquement seize mois. Père de la nation camerounaise, la parcelle en question est un espace d’environ douze hectares dont une partie de 2000 m2 est occupée par la Cameroon Baptiste Convention et le reste par des particuliers venant de tous les quatre coins de notre territoire national, majoritairement des jeunes fonctionnaires ayant mis en valeur leur rappel, leur premier salaire, les prêts d’investissement contractés dans les établissements financiers et bien d’autres économies pour pouvoir sécuriser leur famille et mieux préparer leur avenir », peut-on lire dans un extrait de la lettre ouverte envoyé au chef de l’Etat Paul Biya.


Téléchargez la lettre ouverte

Selon les indiscrétions, il s’agirait d’une machine mise sur pied par le délégué auprès de la communauté urbaine El Hadj Bouba afin d’arracher les terrains de force. Des espaces qui d’après les informations collectées, auraient été revendus aux particuliers. S’agirait-il donc là d’une opération d’enrichissement personnel illicite ? Plusieurs personnes rencontrées qualifient cet acte d’inhumain.

« J’avais pris mon rappel d’enseignant de lycée de 7.000.000 FCFA, j’ai acheté le terrain à 1.500.000FCFA ou associé avec mon épouse on à construit un boukarou clôturé de trois chambres salon. Mais hélas, moi et ma petite famille on est en larme. Sans abris, c’est dur ! Maintenant je loue une maison dans un autre quartier à 50 000 FCFA jusqu’à quand ? Je souffre ! Monsieur le Président aidez-nous s’il vous plait ! » s’alarme Danwe Marcel, une des victimes.

Rapprochés des autorités traditionnelles, administratives, communales et la communauté urbaine nul n’a osé se prononcer sur le sujet.

« Ils ont occupé illicitement les terrains, on ignore chez qui ils ont versé de  l’argent » s’acharne un personnel de la communauté urbaine.

Même scénario à la délégation régionale des domaines et cadastres « c’est un règlement de compte apprend t-on ». Pour l’instant, ce sont des familles traumatisés, frustrés, sans abris qui  attendent que justice soit faite avec l’intervention du chef de l’Etat.

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