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C’est bien connue que l’activité physique et sportive prévient certaines maladies et véhicule des valeurs de tolérance, de fair-play, du culte de l’effort et de brassage culturel parmi les adeptes.

Le cours d’EPS (Éducation Physique et Sportive) a été institué par l’État Camerounais pour remplir ce dessein. À cet effet, il est enseigné et pratiqué au même titre que les autres disciplines scolaires, pour favoriser une éducation complète de l’élève et coller à un vieux principe qui dit qu’il faut « un corps sain dans un esprit sain ».

Il est des signes qui ne trompent pas. l’engouement dont font preuves les élèves pour le cours d’EPS n’a d’égal que la nouvelle surenchère de l’épreuve aux différents examens qui lui confère le coefficient deux (02). Ce qui en fait une discipline à part entière. Malheureusement sa pratique est un casse-tête pour les élèves.

Investigation

Dans aucun Lycée de la ville de Ngaoundéré il n’existe de vestiaire pour les commodités d’usage après le cours pour permettre la transition et reprendre le cours normal de la journée. Toute chose qui remet au goût du jour la question de l’hygiène après l’EPS.

« Le jour où l’on a EPS je prends des dispositions avant d’arriver à l’école. Je porte ma ténue de sport en dessous de la ténue d’école et après le sport du matin, on se nettoie à la douche où à un point d’eau »,

nous explique SOPKENG Alain élève en classe de 3ème Chinois au Lycée Classique et Moderne de Ngaoundéré.

« J’avoue que c’est gênant et inconfortable de se retrouver à plusieurs pour faire sa toilette après avoir fini le sport et se réhabiller. Mais à force de perpétuer cette action, on fini par s’y faire »,

renchérit OUMMMOUL YASMINE élève dans le même Lycée.

L’urgence d’avoir un cadre idoine pour la pratique saine de l’activité sportive en milieu scolaire se fait ressentir avec acuité. Pour Aboubakar Djika chef service de sport au Lycée Classique et Moderne de Ngaoundéré, des dispositions adéquates sont prévues pour mettre les jeunes en état :

« les infrastructures sont en bon état et les 6 enseignants de sport sont qualifiés. Pour ce qui est de l’hygiène, elle est d’abord personnelle et nous accordant 10min aux élèves pour se rafraîchir et se préparer au cours suivant. En outre des douches et couloirs sont aménagés et destinés à ce dessein »

Au collège Polyvalent de Ngaoundéré la situation n’est guère reluisante, quoiqu’en dit HAMATOUKOUR professeur d’EPS

« pour les commodités liés à la pratique de l’activité sportive, nous avons une salle de nettoyage, un forage et aucun élève ne s’est jamais plein bref nous gérons la situation ».

Preuve que le malaise est profond, à la délégation régionale des enseignements secondaires on préfère esquisser. Toutes nos tentatives d’entrer en contact avec les responsables ont butté sur les dérives bureaucratiques tant décriés.

L’attention portée à la pratique du cours de l’éducation physique et sportive par les responsables des Lycées et Collèges de la ville de Ngaoundéré est loin d’être à la hauteur de la tâche. L’éducation est un tout, mais si l’on privilégie soigneusement un aspect et délaisse l’autre facette pour le cas d’espèce, on court fatalement le risque de perdre le gouvernail.

VIENT DE PARAÎTRE...


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