reseau dynamique citoyenne, code electoral
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Dans la perspective des élections de 2018, le réseau Dynamique Citoyenne a mobilisé durant trois jours les acteurs politiques autour de l’examination du Code Électoral à Maroua.

Selon les analystes, dans la région de l’Extrême-nord, les populations en âge de vote n’ont pas encore d’engouement à s’inscrire sur les listes électorales. Le taux d’inscription bas jusqu’à lors enregistré témoigne à suffisance l’ampleur de la situation. Face à ce manque d’intérêt commun pour les élections, le réseau national Dynamique Citoyenne a initié un échange sur le code électoral en vigueur au Cameroun. Les organisations de la société civile et certains partis politiques d’opposition ont pris part aux travaux pour apporter des amendements et orientations sur les articles qui selon les parties prenantes posent problèmes.

Il ressort des assises que 19 articles doivent être revus afin de donner plus de chance aux candidats lors des élections. Il s’agit par exemple des dispositions portant sur la limitation des mandats des parlementaires, du président de la république, la mise sur pieds des élections avec une liste unique comme cela se passe dans d’autres pays, le cumul des postes par les autorités traditionnelles, notamment les laminés, entre autres défaillances ciblées.

TITRES / HEADLINES

Gouvernance électorale

Pour le point focal du réseau Dynamique citoyenne à l’Extrême-nord, Abdoulkadiri

« L’un des objectifs majeurs visé est la gouvernance électorale. À cet effet, nous avons travaillé avec les populations allant dans le sens des inscriptions sur les listes électorales. Le manque d’engouement des populations vient du fait que le système même est récusé. Et nous avons entrepris le mécanisme de révision de ce code dans toute la région en prenant en compte les remarques des partis politiques, des leaders d’opinions entre autres ».

Ainsi, La finalité étant de proposer un code alternatif aux décideurs, tel que les députés et les sénateurs afin qu’on puisse proposer aux populations pour qu’ils s’intéressent aux choses électives tout en étant conscient des résultats qui en ressortiront des urnes.

Contexte juridique

Dr. Abdoul Nasser, juriste situe le contexte :

« le domaine électoral qui touche toute personne en tant que citoyen d’un État. Il faut donc interroger le texte juridique camerounais, qui nous permet d’intervenir soit en tant qu’électeur ou en tant que candidat. Il faudrait tenir compte de la réalité sociologique de notre pays. Un travail de fond a été mené qui consistait à faire l’analyse profonde du code actuel, par ce que aucun texte n’est parfait. Tout est destiné à être amélioré avec le temps. Après analyse on a constaté qu’il y a des très beaux articles qui ne sont pas discutables par toutes les parties prenantes, mais aussi il y a des articles qui posent quelques problèmes, comparativement à d’autres pays par rapport à notre situation actuelle ».

Les représentants des partis politiques et les représentants des organisations des sociétés civiles ont considéré l’initiative louable que les dirigeants puissent concrétisés pour les échéances électorales à venir.

Détermination et engagement

« Nous avions abattu un bon travail, ce qui va rester difficile c’est l’application de nos décisions. Vous savez tous que ce qui se passe au Cameroun est déplorable. Il faut que cela change. Si on pouvait respecter nos principes cela encouragerait non seulement les populations a s’inscrire sur les listes électorales, mais aussi plusieurs à aller voter le candidat voulu. A l’Extrême-nord les partis de l’opposition sont prêts pour faire face au Rpdc en 2018 »,

explique Godwin Tafu, leader du parti Sdf à Maroua.

Les dés des élections 2018 sont ainsi lancés dans cette partie septentrionale du pays.

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