Mayo Tsanaga : la vigilance pour contrer la psychose

Mozogo, chef lieu de l'arrondissement de Mayo Moskota est le théâtre des attaques kamikazes répétitives de la secte islamique Boko Haram.

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Les populations de Mozogo, commune située au Nord du département de Mayo Tsanaga ont été réveillées dans la nuit du 2 au 3 octobre par une violente détonation. Bilan un mort plus le kamikaze et des riverains dans le traumatisme.

Comme cela est de coutume dans cette partie du Cameroun empêtré dans une insécurité qui n’en fini plus c’est un attentat suicide qui est à l’origine de cette tragédie. Une fois de plus c’est par un attentat suicide, le mode opératoire le plus utilisé par le groupe terroriste Boko Haram que l’acte a été posé.

Le drame s’est survenu au petit matin aux alentours de 5h, heure à la quelle les fidèles musulmans s’apprêtaient à accomplir la prière de l’aube. C’est un fidèle se rendant à la mosquée, voyant un homme suspect adossé près d’un arbre, qui alerta la population. Malheureusement le temps que tout le monde sorte de la mosquée que l’insurgé se rendit compte d’avoir été découvert et actionna immédiatement sa charge tuant un fidèle. Nul n’était la vigilance et le sens de l’observation de ce riverain le bilan aurait été plus lourd. Le kamikaze aurait vraisemblablement l’intention de se faire exploser à l’intérieur de la mosquée pour faire plus de victimes.

L’attentat de Mozogo survient après une série d’incursion de la nébuleuse dans le département voisin de Mayo Sava qui s’est soldé par plusieurs rapt des jeunes filles et attentats Kamikaze. Dans les localités ou sévis les terroristes c’est l’insécurité permanente. Joint au téléphone Habiba une mère de famille habitant la localité de Moskota à environ 5 km de Mozogo nous relate l’inquiétude dans laquelle vivent les populations

« pendant la journée nous restons chez nous, mais la nuit venue nous fluions vers le centre urbain pour passer la nuit là-bas. En outre les champs de mil et de maïs augmentent le sentiment de psychose car servant de repère aux insurgés ».

Pour mettre un terme à ce type d’acte terroriste perpétré par ces commandos de la mort, la vigilance doit être de rigueur et le renseignement doit jouer son rôle à plein. Cette énième incursion qui a tout l’air du déjà vu soulève cependant plus de questions qu’il n’en résout. La montée de la violence augmente la même occasion la psychose au sein de la population qui ne sait à quel sens se vouer. Les villages sont-ils à l’abri des nouvelles attaques ? Les populations civiles premières cibles et premières victimes sont-elles mieux outillées pour faire face aux nouveaux modes opératoires des insurgés ?

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