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Une fois n’est pas coutume, les Bamilékés viennent d’exprimer leur ral le bol contre cette pratique discriminatoire visant à exclure les dignes fils des hautes fonctions administratives.

Le décret n°201/499 du 24 octobre 2017 portant nomination des responsables dans les services extérieurs du ministère de la communication, est l’acte qui a provoqué le courroux de la communauté Bamiléké. La pratique constate le LAAKAM est

« devenue emblématique de doctrine quasiment officielle de notre administration publique, laquelle consiste à exclure, à ignorer voire à proscrire les bamilékés des postes de responsabilités officielle »

souligne les auteurs de la lettre officielle adressée à Paul Biya, Président de la république du Cameroun datée du 31 octobre 2017.

La pratique dénoncé avec statistiques et preuves à l’appui par les portes paroles des communautés Bamilékés est de nature selon eux à

« mettre en péril l’ensemble des rapports politiques et sociaux, et fragilise durement le discours sur l’unité nationale ainsi hypothéqué ».

Par la voix de ses plénipotentiaires Sindjoun Pokam et Shanda Tomne, le peuple Bamiléké, fait entendre sa voix dans le concert des revendications qui ont pignon sur rue en ce moment au Cameroun. Faisant allusion à la crise dans les régions anglophones du pays, ils soulignent dans la lettre portant référence 00111/MBA que

« les discriminations et les marginalisations invoquées à la source des mouvements d’humeur et de la révolte, ne soient pas éloignées de leurs propres soucis ».

Tout en réaffirmant leur attachement aux valeurs de paix, les chefs Bamiléké s’insurgent contre ce qu’ils qualifient de « discrimination subie par les Bamilékés dans les nominations et les promotions officielles ». vec force, LAAKAM souligne que

« toutes les composantes ethniques, régionalistes et religieuses de la nation aspirent à être dignement ; équitablement et effectivement représentées et en proportion honnête, à tous les niveaux de responsabilités des institutions étatiques et républicaines, ainsi que dans les démembrements déconcentrés à l’étranger, tant que le principe résulte de nomination ».

Devant cette pratique courante, les dignitaires invitent le président Paul Biya à ne plus encourager cette « grave injustice » selon les termes du paragraphe quatre de la lettre. Une fois encore les collaborateurs de la présidence sont cités comme les instigateurs de ces mesures discriminatoires envers certaines communautés nationales.

« LAKAM exhorte vivement votre excellence, à ne plus apposer sa signature sous des propositions de nomination qui consacrent l’apartheid »

écrivent les plénipotentiaires. La gestion de cette autre crise de confiance qui se lit serait un gage de préservation du climat de cohésion sociale si chère au peuple camerounais.

Téléchargez la lettre du LAAKAM au Président Paul Biya ici.

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